ÇáãÓÇÚÏ ÇáÔÎÕí ÇáÑÞãí

ãÔÇåÏÉ ÇáäÓÎÉ ßÇãáÉ : 2. créolité et metissage culturel


Azzeddine.I
03-07-2009, 11:22
Au lieu d’être désemparé
et perdre son identité par
cette paradoxale
confrontation, l’homme
antillais a vu les choses
autrement et s’est opérer
à minimiser ce qu’était le passé et à se
forger une identité culturelle"considérer

le passé uniquement comme une

prouesse civilisatrice,ou seulement
comme un crime prolongé, est une
erreur nous pouvons nous changer

en statues de sel… Nous sommes tous nés des événements,souvent douloureux , du passé. Nous sommes
ce que nous sommes parce qu’
ensemble nous avons fait la culture qui

nous unit : indienne, européenne, africaine et surtout métisse ; une culture

qui annonce la nature et les problèmes

du monde du vingt-et unième siècle"x


(Carlos FUENTES)


Le métissage, exploité jusqu’à donner

une langue créole, qui n’est que le

mariage de plusieurs langues, nullement l’expression de plusieurs

cultures, mais symbole d’une culture identitaire, qui chante l’universalité

au lieu d’un cloisonnement égocentrique à l’européenne. Les

Antillais ne prétendent pas être les inventeurs uniques de cette culture

universelle, ils invitent tout le monde à se débarrasser de son égocentrisme

et renoncer aux vielles machines

identitaires"x

les Antillais se sont décolonisés avec le modèle identitaire au nom duquel

l’Occident les a colonisés. Il est donc

indispensable d’inventer une autre
trace que la revendication identitaire.

Il faut que nous soyons les inventeurs de nous-mêmes. Cela concerne tout


le monde "x

(EdouardGLISSANT)
x
A suivre…x

zguiouar
03-07-2009, 15:45
Sujet très intéressent, on attend la suite.
Je tiens à souligner que la propagation d'une langue ou idiome repose sur deux principes. Le premier, c'est ce qu'on nomme en sociolinguistique l'esprit de clocher, et par lequel une communauté garde ses traditions et essaie de maintenir le fait linguistique loin de toute innovation; le deuxième, c'est l'intercourse qui oblige les hommes à communiquer entre eux par le biais du déplacement des populations, ce qui permet l'extension d'une langue et favorise ainsi l'innovation.