nasser
29-01-2016, 17:37
http://referentiel.nouvelobs.com/file/14800116.jpg La naissance d'une tumeur cancéreuse observée pour la première fois Pour la première fois, des chercheurs ont pu observer la naissance d'une cellule tumorale et son évolution en cancer. Révélant ainsi un mécanisme génétique à l'œuvre.
CELLULE. Pour la première fois, des chercheurs ont observé en direct la naissance d'un cancer chez un animal depuis la première cellule affectée et ont ensuite pu suivre leur propagation. Des observations inédites qui pourraient aider à mieux comprendre le mélanome, un cancer agressif de la peau. Publiés jeudi 28 janvier 2016 dans la revue américaine Science, ces travaux sont aussi susceptibles d'ouvrir la voie à de nouveaux traitements qui ciblent la tumeur avant même qu'elle ne commence à se développer.
"Le grand mystère, c'est le fait de savoir pourquoi des cellules dans l'organisme ont déjà des mutations observées dans un cancer mais ne se comportent pas comme tel", relève le Dr Charles Kaufman, un chercheur au Laboratoire Zon à l'hôpital des enfants de Boston, principal auteur de cette étude. "Nous avons découvert que le cancer se déclenche après l'activation d'un cancérogène, ou la perte d'un suppresseur de tumeur, ce qui peut se produire quand une seule cellule revient à l'état de cellule souche", explique-t-il.
Les cellules souches à l'œuvre
Plusieurs gènes interviennent dans ce processus, qui pourraient être ciblés pour empêcher le cancer de commencer à se développer, estiment ces chercheurs. Pour cette étude, ils ont utilisé des poissons zèbres dont les embryons sont transparents, pour traquer la naissance d'un mélanome. Tous les poissons utilisés dans ces travaux avaient été manipulés génétiquement pour être porteurs d'une mutation cancéreuse humaine que l'on trouve dans la plupart des grains de beauté. Ils avaient également perdu le gène suppresseur de tumeur appelé p53. http://referentiel.nouvelobs.com/file/14799986.jpg
CELLULE. Pour la première fois, des chercheurs ont observé en direct la naissance d'un cancer chez un animal depuis la première cellule affectée et ont ensuite pu suivre leur propagation. Des observations inédites qui pourraient aider à mieux comprendre le mélanome, un cancer agressif de la peau. Publiés jeudi 28 janvier 2016 dans la revue américaine Science, ces travaux sont aussi susceptibles d'ouvrir la voie à de nouveaux traitements qui ciblent la tumeur avant même qu'elle ne commence à se développer.
"Le grand mystère, c'est le fait de savoir pourquoi des cellules dans l'organisme ont déjà des mutations observées dans un cancer mais ne se comportent pas comme tel", relève le Dr Charles Kaufman, un chercheur au Laboratoire Zon à l'hôpital des enfants de Boston, principal auteur de cette étude. "Nous avons découvert que le cancer se déclenche après l'activation d'un cancérogène, ou la perte d'un suppresseur de tumeur, ce qui peut se produire quand une seule cellule revient à l'état de cellule souche", explique-t-il.
Les cellules souches à l'œuvre
Plusieurs gènes interviennent dans ce processus, qui pourraient être ciblés pour empêcher le cancer de commencer à se développer, estiment ces chercheurs. Pour cette étude, ils ont utilisé des poissons zèbres dont les embryons sont transparents, pour traquer la naissance d'un mélanome. Tous les poissons utilisés dans ces travaux avaient été manipulés génétiquement pour être porteurs d'une mutation cancéreuse humaine que l'on trouve dans la plupart des grains de beauté. Ils avaient également perdu le gène suppresseur de tumeur appelé p53. http://referentiel.nouvelobs.com/file/14799986.jpg