nasser
22-02-2017, 22:02
https://www.sciencesetavenir.fr/assets/img/2017/02/22/cover-r4x3w1000-58ac4b7a976eb-visuel.png Le 22.02.2017 Dans ce système à 7 exoplanètes, au moins 3 pourraient abriter de l'eau liquide à leur surface La NASA a révélé la découverte par le télescope spatial Spitzer de 7 exoplanètes de masse comparable à la Terre, en orbite autour de l'étoile Trappist-1. Trois d'entre elles seraient dans la zone habitable de l'étoile.En mai 2016, le télescope belge TRAPPIST (pour "TRansiting Planets and PlanestIsimals Small Telescope") géré par l’Université de Liège et basé à l’Observatoire de La Silla au ***** dénichait une perle rare. Un système solaire relativement proche du nôtre (une quarantaine d'années-lumière) constitué d'une étoile naine ultra-froide (dont la température est inférieure à 2500K, soit 2200°C). Un type d'étoile habituellement délaissé dans le cadre de la recherche d'exoplanètes car très peu lumineux et donc peu visible.
La "méthode des transits" pour détecter des exoplanètes
L’observation (en infrarouge) de la lumière émise par cette étoile (baptisée Trappist-1) via des télescopes au sol avait permis de repérer des variations de luminosité caractéristiques du passage de plusieurs corps célestes entre l’étoile et l’observateur. Cette technique de détection appelée "méthode des transits", classique en astronomie, avait permis de révéler la présence de trois planètes (nommées b, c et d), toutes de taille comparable à celle de la Terre, orbitant tout près de cette minuscule étoile. Les deux premières tournent si près de l’étoile qu’elles en font le tour en respectivement 1,51 et 2,42 jours terrestres.
"Mais la dernière, l'exoplanète D, nous posait un problème. Nous n'arrivions pas à comprendre quel était son transit exact" raconte Martin Turbet, chercheur au Laboratoire de Météorologie Dynamique et doctorant à l'Université Pierre et Marie Curie, à Paris. Et pour cause, il ne s'agissait pas d'une seule exoplanète mais de cinq !". Une découverte d'importance autour de laquelle l'Agence spatiale américaine a soigneusement entretenu le suspense jusqu'à ce mercredi 22 février 2017https://www.sciencesetavenir.fr/assets/inline-img/2017/02/21/w453-80342-Capture%20d%E2%80%99e%CC%81cran%202017-02-21%20a%CC%80%2015.15.37.png.Le système planétaire autour de Trappist-1. Les tailles des objets sont à l'échelle, mais les distances sont réduites d'un facteur 10. La couleur de l'étoile est réaliste. La zone bleutée indique la région où la présence d'eau liquide est possible en surface des planètes. La zone en grisé indique la gamme possible de distances orbitales pour la planète. ©Franck Selsis, Laboratoire d'astrophysique de Bordeaux (CNRS/Université de Bordeaux).
Un système d'exoplanètes à 40 années-lumière de la Terre
La nouvelle de la découverte de système de planètes gravitant autour de Trappist-1, une minuscule étoile à peine plus grande que la planète Jupiter, était déjà une découverte majeure en mai 2016. Tout d'abord parce que les planètes en question sont rocheuses (un élément indispensable à l'émergence de la vie telle que nous la connaissons sur Terre), mais surtout parce que le plan de leur orbite est idéalement orienté pour permettre d'observer leur passage devant leur étoile (d'où la "méthode des transits" décrite précédemment). https://www.sciencesetavenir.fr/assets/inline-img/2017/02/22/w453-80389-Visuel%204.jpg Représentation des 7 exoplanètes gravitant autour de l'étoile Trappist-1. Credits: NASA/JPL-Caltech
Une configuration assez rare qui offre non seulement la possibilité de détecter ces exoplanètes mais aussi d'étudier la composition de leur éventuelle atmosphère. En effet, en comparant la lumière émise par l'étoile Trappist-1, et celle qui filtre à travers l'atmosphère de chaque exoplanète lorsqu'elle passe devant, les astronomes peuvent en déduire quelles radiations ont été bloquées et donc, quels éléments chimiques composent ce filtre naturel. "Et le fait que ces exoplanètes gravitent autour d'une étoile naine est un atout précieux ! précise le chercheur, co-signataire d'un article décrivant cette découverte dans le magazine Nature. En passant devant, les exoplanètes cachent une fraction importante de la lumière de l'étoile, ce qui permet d'observer un signal 100 fois meilleur que si Trappist-1 avait la taille de notre soleil" chiffre Martin Turbet. https://www.sciencesetavenir.fr/assets/inline-img/2017/02/21/w453-80346-Capture%20d%E2%80%99e%CC%81cran%202017-02-21%20a%CC%80%2016.30.40.png Cette image montre le Soleil et l’étoile naine extrêmement froide TRAPPIST-1 à l’échelle. Le diamètre de cette étoile peu lumineuse ne correspond qu’à seulement 11% du diamètre du Soleil et est bien plus rouge en couleur. ©ESO
Certes, ce système d'exoplanètes qui orbite autour de Trappist-1 n'est pas le plus proche de notre Terre. Il se trouve à 40 années-lumière de nous. Une distance 10 fois supérieure à celle qui nous sépare de Proxima b, la plus proche exoplanète identifiée à ce jour, gravitant à 4,24 années lumière de nous, autour de l'étoile Proxima du Centaure. "Mais l'orbite de Proxima b ne nous permet pas d'observer le passage de cette exoplanète devant son étoile. Il sera donc bien plus difficile de recueillir des informations sur la composition de son éventuelle atmosphère" poursuit Martin Turbet. En revanche bien qu'il soit un peu plus éloigné (mais pas tant que cela à l'échelle astronomique) le système planétaire autour de l'étoile Trappist-1 promet une véritable moisson de données en matière de planétologie comparée. C'est la raison pour laquelle, suite à son identification en mai 2016, l'étoile naine Trappist-1 a bénéficié de créneaux d'observation supplémentaires sur les télescopes spatiaux tels que Spitzer. Et ce sont ces nouvelles observations à l'aide d'instruments plus performants qui ont permis l'identification de ces cinq nouvelles exoplanètes que nous décrit Martin Turbet.
La "méthode des transits" pour détecter des exoplanètes
L’observation (en infrarouge) de la lumière émise par cette étoile (baptisée Trappist-1) via des télescopes au sol avait permis de repérer des variations de luminosité caractéristiques du passage de plusieurs corps célestes entre l’étoile et l’observateur. Cette technique de détection appelée "méthode des transits", classique en astronomie, avait permis de révéler la présence de trois planètes (nommées b, c et d), toutes de taille comparable à celle de la Terre, orbitant tout près de cette minuscule étoile. Les deux premières tournent si près de l’étoile qu’elles en font le tour en respectivement 1,51 et 2,42 jours terrestres.
"Mais la dernière, l'exoplanète D, nous posait un problème. Nous n'arrivions pas à comprendre quel était son transit exact" raconte Martin Turbet, chercheur au Laboratoire de Météorologie Dynamique et doctorant à l'Université Pierre et Marie Curie, à Paris. Et pour cause, il ne s'agissait pas d'une seule exoplanète mais de cinq !". Une découverte d'importance autour de laquelle l'Agence spatiale américaine a soigneusement entretenu le suspense jusqu'à ce mercredi 22 février 2017https://www.sciencesetavenir.fr/assets/inline-img/2017/02/21/w453-80342-Capture%20d%E2%80%99e%CC%81cran%202017-02-21%20a%CC%80%2015.15.37.png.Le système planétaire autour de Trappist-1. Les tailles des objets sont à l'échelle, mais les distances sont réduites d'un facteur 10. La couleur de l'étoile est réaliste. La zone bleutée indique la région où la présence d'eau liquide est possible en surface des planètes. La zone en grisé indique la gamme possible de distances orbitales pour la planète. ©Franck Selsis, Laboratoire d'astrophysique de Bordeaux (CNRS/Université de Bordeaux).
Un système d'exoplanètes à 40 années-lumière de la Terre
La nouvelle de la découverte de système de planètes gravitant autour de Trappist-1, une minuscule étoile à peine plus grande que la planète Jupiter, était déjà une découverte majeure en mai 2016. Tout d'abord parce que les planètes en question sont rocheuses (un élément indispensable à l'émergence de la vie telle que nous la connaissons sur Terre), mais surtout parce que le plan de leur orbite est idéalement orienté pour permettre d'observer leur passage devant leur étoile (d'où la "méthode des transits" décrite précédemment). https://www.sciencesetavenir.fr/assets/inline-img/2017/02/22/w453-80389-Visuel%204.jpg Représentation des 7 exoplanètes gravitant autour de l'étoile Trappist-1. Credits: NASA/JPL-Caltech
Une configuration assez rare qui offre non seulement la possibilité de détecter ces exoplanètes mais aussi d'étudier la composition de leur éventuelle atmosphère. En effet, en comparant la lumière émise par l'étoile Trappist-1, et celle qui filtre à travers l'atmosphère de chaque exoplanète lorsqu'elle passe devant, les astronomes peuvent en déduire quelles radiations ont été bloquées et donc, quels éléments chimiques composent ce filtre naturel. "Et le fait que ces exoplanètes gravitent autour d'une étoile naine est un atout précieux ! précise le chercheur, co-signataire d'un article décrivant cette découverte dans le magazine Nature. En passant devant, les exoplanètes cachent une fraction importante de la lumière de l'étoile, ce qui permet d'observer un signal 100 fois meilleur que si Trappist-1 avait la taille de notre soleil" chiffre Martin Turbet. https://www.sciencesetavenir.fr/assets/inline-img/2017/02/21/w453-80346-Capture%20d%E2%80%99e%CC%81cran%202017-02-21%20a%CC%80%2016.30.40.png Cette image montre le Soleil et l’étoile naine extrêmement froide TRAPPIST-1 à l’échelle. Le diamètre de cette étoile peu lumineuse ne correspond qu’à seulement 11% du diamètre du Soleil et est bien plus rouge en couleur. ©ESO
Certes, ce système d'exoplanètes qui orbite autour de Trappist-1 n'est pas le plus proche de notre Terre. Il se trouve à 40 années-lumière de nous. Une distance 10 fois supérieure à celle qui nous sépare de Proxima b, la plus proche exoplanète identifiée à ce jour, gravitant à 4,24 années lumière de nous, autour de l'étoile Proxima du Centaure. "Mais l'orbite de Proxima b ne nous permet pas d'observer le passage de cette exoplanète devant son étoile. Il sera donc bien plus difficile de recueillir des informations sur la composition de son éventuelle atmosphère" poursuit Martin Turbet. En revanche bien qu'il soit un peu plus éloigné (mais pas tant que cela à l'échelle astronomique) le système planétaire autour de l'étoile Trappist-1 promet une véritable moisson de données en matière de planétologie comparée. C'est la raison pour laquelle, suite à son identification en mai 2016, l'étoile naine Trappist-1 a bénéficié de créneaux d'observation supplémentaires sur les télescopes spatiaux tels que Spitzer. Et ce sont ces nouvelles observations à l'aide d'instruments plus performants qui ont permis l'identification de ces cinq nouvelles exoplanètes que nous décrit Martin Turbet.