nasser
14-04-2017, 00:45
Avril 2017 https://i0.wp.com/trustmyscience.com/wp-content/uploads/2017/04/synapse-electronique-memristor-cerveau-intelligence-artificielle-IA.jpg?resize=750%2C400 Des scientifiques ont inventé une synapse artificielle capable de s’instruire de manière autonome
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Des scientifiques ont inventé une synapse artificielle capable de s’instruire de manière autonome
Julien Claudet 8 avril 2017 Technologie
image: https://i0.wp.com/trustmyscience.com/wp-content/uploads/2017/04/synapse-electronique-memristor-cerveau-intelligence-artificielle-IA.jpg?resize=750%2C400
synapse electronique memristor cerveau intelligence artificielle IA
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Des scientifiques du CNRS ont créé une synapse artificielle qui peut s’instruire de manière autonome. Le dispositif a également été modélisé, afin d’élaborer des circuits plus complexes par la suite.
Les progrès et les développements dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA) ont été en grande partie attribués à des technologies qui imitent le fonctionnement du cerveau humain : ce phénomène s’appelle le biomimétisme, qui s’inspire du fonctionnement de la biologie, et en l’occurrence ici du cerveau, pour concevoir des machines intelligentes. Dans le monde de la technologie de l’information, de tels systèmes d’IA sont appelés réseaux de neurones. Ces réseaux de neurones contiennent des algorithmes qui peuvent être formés, entre autres, dans le but d’imiter la manière dont le cerveau humain reconnaît la parole et les images. Toutefois, le fonctionnement d’un réseau de neurones artificiel consomme beaucoup d’énergie et n’est pas très rapide.
Mais à présent, des chercheurs du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) à l’Université de Bordeaux à Paris-Sud et d’Evry, ont développé une synapse artificielle capable de s’instruire par elle-même, appelée memristor, directement sur une puce électronique. Cela ouvre la voie à des systèmes intelligents qui nécessitent moins de temps et moins d’énergie pour apprendre, et ceux-ci peuvent de plus s’instruire de manière autonome.
https://i2.wp.com/trustmyscience.com/wp-content/uploads/2017/04/synapse-electronique-memristor-cerveau-intelligence-artificielle.jpg?w=470
Illustration de la synapse électronique : les particules représentent les électrons circulant à travers l’oxyde (par analogie avec les neurotransmetteurs dans les synapses biologiques). Le flux d’électrons dépend de la structure en domaines ferroélectriques de l’oxyde et celle-ci est contrôlée par des impulsions électriques. Crédits : Sören Boyn/Unité mixte de physique CNRS/Thales
Dans le cerveau, le processus d’apprentissage est lié à nos synapses, qui assurent la connexion entre les neurones : plus ces synapses sont stimulées et plus les connexions sont renforcées : ainsi, l’apprentissage est amélioré. Le memristor, un nanocomposant électronique, fonctionne de manière similaire : il est constitué d’une fine couche ferroélectrique (qui peut être polarisée spontanément), enfermée entre deux électrodes et dont la résistance peut être ajustée par le biais d’impulsions électriques similaires à celles des neurones.
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Julien Claudet 8 avril 2017 Technologie
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synapse electronique memristor cerveau intelligence artificielle IA
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Des scientifiques du CNRS ont créé une synapse artificielle qui peut s’instruire de manière autonome. Le dispositif a également été modélisé, afin d’élaborer des circuits plus complexes par la suite.
Les progrès et les développements dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA) ont été en grande partie attribués à des technologies qui imitent le fonctionnement du cerveau humain : ce phénomène s’appelle le biomimétisme, qui s’inspire du fonctionnement de la biologie, et en l’occurrence ici du cerveau, pour concevoir des machines intelligentes. Dans le monde de la technologie de l’information, de tels systèmes d’IA sont appelés réseaux de neurones. Ces réseaux de neurones contiennent des algorithmes qui peuvent être formés, entre autres, dans le but d’imiter la manière dont le cerveau humain reconnaît la parole et les images. Toutefois, le fonctionnement d’un réseau de neurones artificiel consomme beaucoup d’énergie et n’est pas très rapide.
Mais à présent, des chercheurs du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) à l’Université de Bordeaux à Paris-Sud et d’Evry, ont développé une synapse artificielle capable de s’instruire par elle-même, appelée memristor, directement sur une puce électronique. Cela ouvre la voie à des systèmes intelligents qui nécessitent moins de temps et moins d’énergie pour apprendre, et ceux-ci peuvent de plus s’instruire de manière autonome.
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Illustration de la synapse électronique : les particules représentent les électrons circulant à travers l’oxyde (par analogie avec les neurotransmetteurs dans les synapses biologiques). Le flux d’électrons dépend de la structure en domaines ferroélectriques de l’oxyde et celle-ci est contrôlée par des impulsions électriques. Crédits : Sören Boyn/Unité mixte de physique CNRS/Thales
Dans le cerveau, le processus d’apprentissage est lié à nos synapses, qui assurent la connexion entre les neurones : plus ces synapses sont stimulées et plus les connexions sont renforcées : ainsi, l’apprentissage est amélioré. Le memristor, un nanocomposant électronique, fonctionne de manière similaire : il est constitué d’une fine couche ferroélectrique (qui peut être polarisée spontanément), enfermée entre deux électrodes et dont la résistance peut être ajustée par le biais d’impulsions électriques similaires à celles des neurones.