nasser
28-07-2017, 14:32
http://trustmyscience.com/wp-content/uploads/2017/07/diabete-750x400.jpg?x36300 Un vaccin préventif contre le diabète de type 1 va être testé cliniquement dès 2018 !
Un prototype de vaccin (en cours d’élaboration depuis plusieurs décennies) qui pourrait empêcher le diabète de type 1 chez les enfants est prêt à être testé cliniquement dès 2018.
Il ne s’agit pas d’un remède, le vaccin n’éliminera donc pas complètement la maladie, mais les chercheurs s’attendent à ce qu’il puisse immuniser les patients en question contre un virus qui déclenche les systèmes de défense du corps (qui s’attaque alors lui-même), réduisant donc potentiellement le nombre de nouveaux cas de diabète.
Ce prototype de vaccin est le fruit de plus de deux décennies de travail, mené par l’Université de Tampere en Finlande, qui a déjà fourni des preuves reliant un type de virus appelé Coxsackie B à une réaction auto-immune, qui incite le corps à détruire les cellules du pancréas.
Le diabète de type 1 (à ne pas confondre avec le diabète de type 2, qui est le plus répandu et qui tend à affecter les individus plus tard dans la vie), est une forme de diabète sucré qui apparaît le plus souvent de manière brutale chez l’enfant ou chez le jeune adulte (et bien plus rarement chez les personnes plus âgées).
Le diabète de type 1 est caractérisé par une production insuffisante d’insuline et exige une administration quotidienne de cette dernière. Cette perte d’insuline est le résultat d’un tissu pancréatique (cellules bêta) détruit par le système immunitaire du corps, souvent au cours des premières années de vie.
Les scientifiques ne savent toujours pas pourquoi le corps identifie ces cellules bêta en tant que tissu étranger (et les attaque), mais ils pensent qu’il pourrait y avoir un lien génétique, qui génère des variations au coeur des marqueurs cellulaires humains, qui agissent comme de véritables « étiquettes d’identité » des cellules.
Il s’agit d’un processus complexe, et selon les scientifiques, il existe de nombreuses manières de le déclencher : un exemple établi par le virologue Heikki Hyöty de l’Université de Tampere, en Finlande, est une infection par un type d’Enterovirus. Les Enterovirus sont un genre de virus appartenant à la famille des Picornaviridae. Peut-être êtes-vous plus familiers avec les poliovirus, agents responsables de la poliomyélite (ces derniers appartiennent au genre Enterovirus). Les Enterovirus peuvent également causer des maladies de la main, de la bouche, la méningite et la myocardite.
Les scientifiques ont longtemps soupçonné un lien entre ce groupe de pathogènes et le diabète. En 2014, Hyöty et son équipe ont effectué plusieurs études sur des enfants finlandais atteints de diabète de type 1, afin de démontrer qu’au moins un des six virus des Coxsackie B était associé à la maladie.
Il faut savoir que les entérovirus sont très communs chez les nouveau-nés. Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (Centers for Disease Control and Prevention – CDC) ont constaté qu’environ un quart des 444 infections connues par des entérovirus aux États-Unis en 2007, avaient été causées par Coxsackie B1 (CVB1).
Julien Claudet 25 juillet 2017
Un prototype de vaccin (en cours d’élaboration depuis plusieurs décennies) qui pourrait empêcher le diabète de type 1 chez les enfants est prêt à être testé cliniquement dès 2018.
Il ne s’agit pas d’un remède, le vaccin n’éliminera donc pas complètement la maladie, mais les chercheurs s’attendent à ce qu’il puisse immuniser les patients en question contre un virus qui déclenche les systèmes de défense du corps (qui s’attaque alors lui-même), réduisant donc potentiellement le nombre de nouveaux cas de diabète.
Ce prototype de vaccin est le fruit de plus de deux décennies de travail, mené par l’Université de Tampere en Finlande, qui a déjà fourni des preuves reliant un type de virus appelé Coxsackie B à une réaction auto-immune, qui incite le corps à détruire les cellules du pancréas.
Le diabète de type 1 (à ne pas confondre avec le diabète de type 2, qui est le plus répandu et qui tend à affecter les individus plus tard dans la vie), est une forme de diabète sucré qui apparaît le plus souvent de manière brutale chez l’enfant ou chez le jeune adulte (et bien plus rarement chez les personnes plus âgées).
Le diabète de type 1 est caractérisé par une production insuffisante d’insuline et exige une administration quotidienne de cette dernière. Cette perte d’insuline est le résultat d’un tissu pancréatique (cellules bêta) détruit par le système immunitaire du corps, souvent au cours des premières années de vie.
Les scientifiques ne savent toujours pas pourquoi le corps identifie ces cellules bêta en tant que tissu étranger (et les attaque), mais ils pensent qu’il pourrait y avoir un lien génétique, qui génère des variations au coeur des marqueurs cellulaires humains, qui agissent comme de véritables « étiquettes d’identité » des cellules.
Il s’agit d’un processus complexe, et selon les scientifiques, il existe de nombreuses manières de le déclencher : un exemple établi par le virologue Heikki Hyöty de l’Université de Tampere, en Finlande, est une infection par un type d’Enterovirus. Les Enterovirus sont un genre de virus appartenant à la famille des Picornaviridae. Peut-être êtes-vous plus familiers avec les poliovirus, agents responsables de la poliomyélite (ces derniers appartiennent au genre Enterovirus). Les Enterovirus peuvent également causer des maladies de la main, de la bouche, la méningite et la myocardite.
Les scientifiques ont longtemps soupçonné un lien entre ce groupe de pathogènes et le diabète. En 2014, Hyöty et son équipe ont effectué plusieurs études sur des enfants finlandais atteints de diabète de type 1, afin de démontrer qu’au moins un des six virus des Coxsackie B était associé à la maladie.
Il faut savoir que les entérovirus sont très communs chez les nouveau-nés. Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (Centers for Disease Control and Prevention – CDC) ont constaté qu’environ un quart des 444 infections connues par des entérovirus aux États-Unis en 2007, avaient été causées par Coxsackie B1 (CVB1).
Julien Claudet 25 juillet 2017