nasser
14-01-2020, 21:49
Eh ouïe ! Nous entendons avec nos oreilles mais aussi avec nos yeux
Par Héloïse Chapuis le 14.01.2020
https://www.sciencesetavenir.fr/assets/img/2020/01/14/cover-r4x3w1000-5e1d9c779e438-049-f0125650.jpg
En vibrant, les tympans transforment les perturbations de l'air en sons bien distincts. Mais une étude étonnante montre que les yeux, via la dilatation des pupilles, sont également impliqués dans l'audition.
"On touche avec les yeux !" C'est une mise en garde qu'entendent beaucoup de d'enfants curieux et maladroits. Ce rapprochement entre deux sens, le toucher et la vue, a de quoi laisser perplexe. Si cette perspective est complexe à concevoir, peut-être un autre binôme sensoriel aura-t-il plus de succès, comme la vue et l’ouïe ? Entendre avec les yeux : ce concept qui n’intrigue pas moins par son apparente impossibilité, a fait l’objet d’une publication dans le Journal of the Association for Research in Otolaryngology le 2 décembre 2019. Elle présente de déroutantes découvertes qui affichent une certaine compatibilité entre l’ouïe et la vue.
Une observation accidentelle
C’est en 1998 que des chercheurs de l’Université d’Oregon (Etats-Unis) ont remarqué que les yeux n’étaient pas insensibles aux ondes sonores. Dans le cadre d’un projet visant à explorer, au niveau fondamental, le traitement des sons par l’Effraie des clochers (Tyto alba), une chouette très répandue mondialement, les scientifiques espéraient découvrir de quoi améliorer les appareils auditifs des personnes sourdes et malentendantes.
Pourquoi la chouette ? Son système auditif présente une particularité propre à cet oiseau : les ouvertures des oreilles, placées de chaque côté de la tête, s'orientent dans des directions différentes. En effet, l’oreille gauche s'ouvre légèrement vers le bas, tandis que la droite est légèrement inclinée vers le haut, ce qui permet de recevoir des sons de multiples origines. Ce n’est cependant pas les oreilles, mais bien les yeux de l'animal qui ont surpris les chercheurs lors de l’étude. Les pupilles de ceux-ci se dilataient dès lors que les oiseaux entendaient un son soudain et inattendu.
Par Héloïse Chapuis le 14.01.2020
https://www.sciencesetavenir.fr/assets/img/2020/01/14/cover-r4x3w1000-5e1d9c779e438-049-f0125650.jpg
En vibrant, les tympans transforment les perturbations de l'air en sons bien distincts. Mais une étude étonnante montre que les yeux, via la dilatation des pupilles, sont également impliqués dans l'audition.
"On touche avec les yeux !" C'est une mise en garde qu'entendent beaucoup de d'enfants curieux et maladroits. Ce rapprochement entre deux sens, le toucher et la vue, a de quoi laisser perplexe. Si cette perspective est complexe à concevoir, peut-être un autre binôme sensoriel aura-t-il plus de succès, comme la vue et l’ouïe ? Entendre avec les yeux : ce concept qui n’intrigue pas moins par son apparente impossibilité, a fait l’objet d’une publication dans le Journal of the Association for Research in Otolaryngology le 2 décembre 2019. Elle présente de déroutantes découvertes qui affichent une certaine compatibilité entre l’ouïe et la vue.
Une observation accidentelle
C’est en 1998 que des chercheurs de l’Université d’Oregon (Etats-Unis) ont remarqué que les yeux n’étaient pas insensibles aux ondes sonores. Dans le cadre d’un projet visant à explorer, au niveau fondamental, le traitement des sons par l’Effraie des clochers (Tyto alba), une chouette très répandue mondialement, les scientifiques espéraient découvrir de quoi améliorer les appareils auditifs des personnes sourdes et malentendantes.
Pourquoi la chouette ? Son système auditif présente une particularité propre à cet oiseau : les ouvertures des oreilles, placées de chaque côté de la tête, s'orientent dans des directions différentes. En effet, l’oreille gauche s'ouvre légèrement vers le bas, tandis que la droite est légèrement inclinée vers le haut, ce qui permet de recevoir des sons de multiples origines. Ce n’est cependant pas les oreilles, mais bien les yeux de l'animal qui ont surpris les chercheurs lors de l’étude. Les pupilles de ceux-ci se dilataient dès lors que les oiseaux entendaient un son soudain et inattendu.