almonadil203
26-11-2008, 16:36
[2008-08-19] Farzad Kamangar: condamné à mort à l’issue d’un procès de cinq minutes
Le 25 février 2008, le Tribunal révolutionnaire de Téhéran a condamné à mort Farzad Kamangar pour « mise en danger de la sécurité nationale » et « hostilité à Dieu » (moharebe). La peine capitale a été confirmée par la Cour suprême le 11 juillet.
http://www.ei-ie.org/image/0845.jpg
Un rassemblement s’est tenu le 1er août le long d’une route menant à Téhéran, afin d’appeler à sauver la vie de Farzad.
Âgé de 33 ans, Farzad a travaillé pendant 12 ans en tant qu’enseignant dans les zones rurales de Kamyaran, dans la province du Kurdistan iranien. Il appartenait également à la branche kurde du syndicat des enseignants, et était chargé de ses relations publiques jusqu’à ce que celui-ci soit dissous. Farzad Kamangar s’est également montré actif dans la défense des droits de la minorité kurde, des droits de l’homme et des droits des femmes.
Farzad a été arrêté en juillet 2006, peu après être arrivé à Téhéran pour suivre de près le traitement médical de son frère. Les autorités ont initialement diligenté une enquête en relation avec les deux personnes qu’il avait conduites en voiture à Téhéran. Depuis lors, il a été détenu dans différents établissements pénitentiaires: à Sanandaj, au Kurdistan, à Kermanshah, à la prison d’Évine à Téhéran, puis à la prison de Rajaishahr à Karaj. Il est actuellement détenu à la prison d’Évine.
Dans une lettre écrite en octobre 2007 alors qu’il était détenu à la prison de Sanandaj, Farzad a fait état de mauvais traitements et de graves tortures de la part des autorités pénitentiaires, et ce à différentes occasions au cours de sa détention et afin de lui faire avouer la véracité des accusations portées contre lui. Il a été maintenu plusieurs mois à l’isolement, et s’est vu refuser tout contact avec sa famille et son avocat. La police a également arrêté la petite amie de Farzad, ainsi que certains membres de sa famille.
Le 25 février 2008, le Tribunal révolutionnaire de Téhéran condamnait Farzad Kamangar à la peine de mort, en l’accusant de « mettre en danger la sécurité nationale ». Le procureur a prétendu que Farzad était membre du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Khalil Bahramian, l’avocat de Farzad, a déclaré: « rien, dans le dossier ni dans le casier judiciaire de M. Kamangar, ne démontre le moindre lien avec les accusations portées à son encontre ». Il décrit le procès comme n’ayant « pas duré plus de cinq minutes, le juge prononçant la sentence sans donner d’explications, puis quittant précipitamment la salle ». Selon M. Bahramian, ce procès à huis clos représentait une violation des exigences légales iraniennes, qui veulent que ce type d’affaires soient jugées en public, et en présence d’un jury.
L’avocat de Farzad a fait appel contre la peine capitale, au vu de l’absence totale de preuves. Selon lui, les poursuites du ministère public et la peine de mort qui a été prononcée sont les indices d’une « discrimination contre les Kurdes » dans le système judiciaire. Le 11 juillet 2008, la Cour suprême a confirmé la peine capitale prononcée à l’encontre de Farzad Kamangar. Il peut maintenant être exécuté d’un jour à l’autre.
Dans un ultime effort pour tenter de sauver la vie de Farzad, l’IE a lancé le 14 août un Appel d’action urgente. Vous aussi, vous pouvez en appeler à la justice pour Farzad, en nous aidant à envoyer un message en ligne à l’intention du Président Mahmoud Ahmadinejad. Nous vous prions de le faire dès aujourd’hui!
ãäÞÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜæá d’après son avocat, il pourrait être pendu mercredi 26 novembre 2008.
Le 25 février 2008, le Tribunal révolutionnaire de Téhéran a condamné à mort Farzad Kamangar pour « mise en danger de la sécurité nationale » et « hostilité à Dieu » (moharebe). La peine capitale a été confirmée par la Cour suprême le 11 juillet.
http://www.ei-ie.org/image/0845.jpg
Un rassemblement s’est tenu le 1er août le long d’une route menant à Téhéran, afin d’appeler à sauver la vie de Farzad.
Âgé de 33 ans, Farzad a travaillé pendant 12 ans en tant qu’enseignant dans les zones rurales de Kamyaran, dans la province du Kurdistan iranien. Il appartenait également à la branche kurde du syndicat des enseignants, et était chargé de ses relations publiques jusqu’à ce que celui-ci soit dissous. Farzad Kamangar s’est également montré actif dans la défense des droits de la minorité kurde, des droits de l’homme et des droits des femmes.
Farzad a été arrêté en juillet 2006, peu après être arrivé à Téhéran pour suivre de près le traitement médical de son frère. Les autorités ont initialement diligenté une enquête en relation avec les deux personnes qu’il avait conduites en voiture à Téhéran. Depuis lors, il a été détenu dans différents établissements pénitentiaires: à Sanandaj, au Kurdistan, à Kermanshah, à la prison d’Évine à Téhéran, puis à la prison de Rajaishahr à Karaj. Il est actuellement détenu à la prison d’Évine.
Dans une lettre écrite en octobre 2007 alors qu’il était détenu à la prison de Sanandaj, Farzad a fait état de mauvais traitements et de graves tortures de la part des autorités pénitentiaires, et ce à différentes occasions au cours de sa détention et afin de lui faire avouer la véracité des accusations portées contre lui. Il a été maintenu plusieurs mois à l’isolement, et s’est vu refuser tout contact avec sa famille et son avocat. La police a également arrêté la petite amie de Farzad, ainsi que certains membres de sa famille.
Le 25 février 2008, le Tribunal révolutionnaire de Téhéran condamnait Farzad Kamangar à la peine de mort, en l’accusant de « mettre en danger la sécurité nationale ». Le procureur a prétendu que Farzad était membre du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Khalil Bahramian, l’avocat de Farzad, a déclaré: « rien, dans le dossier ni dans le casier judiciaire de M. Kamangar, ne démontre le moindre lien avec les accusations portées à son encontre ». Il décrit le procès comme n’ayant « pas duré plus de cinq minutes, le juge prononçant la sentence sans donner d’explications, puis quittant précipitamment la salle ». Selon M. Bahramian, ce procès à huis clos représentait une violation des exigences légales iraniennes, qui veulent que ce type d’affaires soient jugées en public, et en présence d’un jury.
L’avocat de Farzad a fait appel contre la peine capitale, au vu de l’absence totale de preuves. Selon lui, les poursuites du ministère public et la peine de mort qui a été prononcée sont les indices d’une « discrimination contre les Kurdes » dans le système judiciaire. Le 11 juillet 2008, la Cour suprême a confirmé la peine capitale prononcée à l’encontre de Farzad Kamangar. Il peut maintenant être exécuté d’un jour à l’autre.
Dans un ultime effort pour tenter de sauver la vie de Farzad, l’IE a lancé le 14 août un Appel d’action urgente. Vous aussi, vous pouvez en appeler à la justice pour Farzad, en nous aidant à envoyer un message en ligne à l’intention du Président Mahmoud Ahmadinejad. Nous vous prions de le faire dès aujourd’hui!
ãäÞÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜæá d’après son avocat, il pourrait être pendu mercredi 26 novembre 2008.