ABOUYASSIR
07-12-2008, 13:04
magnifique ile de Tetiaroa, dans un village où tout le monde était heureux. Les arbres faisaient danser leurs
majestueuses feuilles. A l'aube, les cocotiers se penchaient avec grâce pour
saluer l'île entière, avec tous ses villageois. Les fleurs, parées de pétales
multicolores, aimaient se laisser caresser par le vent doux et frais. Au coucher du
soleil, les petits « fare » qui bordaient le rivage de l'île dégageaient de doux
reflets dorés sur l'eau limpide. Le lagon avait tous les bleus les plus fantastiques. Toutes sortes de trésors y habitaient : des coraux aux formes variées, des
poissons aux formes éclatantes qui adoraient jouer à cache-cache dans les
coraux, des étoiles de mer, des algues fluorescentes et de splendides coquillages
qui endormaient à la tombée de la nuit les habitants du récif, avec leurs chants
mélodieux. Vaihiti, la déesse de la mer, régnait sur tout cet univers. Elle était si
bonne que tous ses sujets aimaient lui rendre hommage. Ce qui attirait surtout
l'attention des habitants du village c'était les oiseaux qui chantaient et volaient
en toute liberté en déployant leur larges ailes. Il y en avait de toutes sortes et de
toutes espèces. C'était un véritable spectacle. On pouvait voir des noddis se
dandiner sur la plage, des sternes planer au-dessus de l'eau à la recherche de
nourriture, des fous s'éclabousser dans l'eau, de frégates gonfler leur poche
rouge pour attirer les femelles. C'était le paradis. On le voyait souvent danser sur
la plage en poussant des cris aigus. Philippe RAUST, un sympathique
ornithologue qui avait pour mission d'étudier les oiseaux, aimait se mélanger à
eux, les soigner : il était leur protecteur. Tous les jours il regagnait son
observatoire pour surveiller ses protégés avec ses jumelles. Vaitahi, un jeune
garçon du village, habitait tout près du rivage avec ses parents, dans un beau
petit « fare » en « niau ». Agé de dix ans, les cheveux noirs et courts, le teint bien
bronzé, il aimait se vêtir d'un petit « pareu » à fleurs. Ce qu'il aimait surtout
c'était d'aller faire de longues promenades le long des plages. Un jour, alors qu'il
marchait tranquillement, il vit le feuillage s'agiter en face de lui. Inquiet il essaya
malgré tout de garder son sang-froid. Soudain un magnifique oiseau surgit de la
cocoteraie. C'était un oiseau qu'il n'avait encore jamais vu : un oiseau aux
plumes fines et multicolores. Elles scintillaient encore plus que les étoiles et ses
yeux étaient bleu foncé. Vaitahi était émerveillé. L'oiseau se mit alors à danser
devant Vaitahi. Une danse tellement gracieuse que l'enfant fut charmé. L'oiseau
alla ensuite se poser sur l'épaule de Vaitahi et à partir de ce jour là, ils devinrent
de véritables amis, inséparables. Partout où allait Vaitahi, l'oiseau le suivait. On
les voyait souvent jouer dans le lagon, sauter, plonger, planer, taquiner les coquillages et les poissons. Au village tout le monde aimait l'oiseau.
C'est pour cela qu'on l'appela Manuhere. Mais un jour, une maladie
mystérieuse frappa l'oiseau. Il n'arriva plus à manger, à voler, il était de plus en
plus mal et bientôt il tomba dans un profond sommeil. Vaitahi essaya de le
soigner, mais Manuhere ne guérit pas. Très inquiet, il appela des habitants du
village qui partirent à toute vitesse lui préparer un médicament avec les feuilles
des arbres. On lui fit boire ce médicament, mais l'oiseau ne bougea pas. Pour le
ramener à la vie, les cocotiers et les oiseaux lui envoyaient du vent avec leurs
palmes et leurs ailes. Les fleurs lui faisaient respirer leurs doux parfums.
Mais l'oiseau ne bougeait toujours pas. Fou d'angoisse, Vaitahi, suivi des
habitants du lagon, alla demander secours à la déesse de lamer. Elle lui fit des
massages avec une huile spéciale, on le plongea dans un bain d'algues.
Mais l'oiseau ne revenait toujours pas à la vie. Philippe RAUST, suivi de ses
oiseaux, accourut avec sa sacoche. Il ausculta Manuhere, chercha dans son livre
d'oiseaux les causes de cet étrange mal, essaya de lui faire des massages
cardiaques. Mais aucun résultat. Alors, désespérés, voyant que rien ne pouvait
sauver Manuhere, tout le monde s'assit autour de l'oiseau,découragés, Vaitahi
se tenait près de lui, les yeux remplis de larmes. Et là, on entendit s'élever
jusqu'au cieux un chant merveilleux, rempli d'amour, c'étaient tous les amis de
notre pauvre oiseau qui lui envoyaient des paroles d'amitié, d'amour, d'espoir.
On chanta toute la nuit. Soudain, juste au moment où le soleil apparut à
l'horizon, on vit Manuhere commencer à remuer les ailes, ouvrir ses yeux et se
redresser lentement. « Sauvé! Manuhere est sauvé! » cria- t-on. C'était un vrai
miracle! Tout le monde se leva, voulut serrer l'oiseau dans ses bras. Vaitahi
sautait de joie. On dansa toute la journée pour fêter sa guérison miraculeuse.
Plus tard, quand on demanda à l'oiseau ce qui l'avait ramené à la vie, il expliqua
que c'était l'amour, l'amour qu'il avait ressenti tout autour de lui qui avait pénétré son coeur et qui l'avait réveillé.
Epilogue : A Tetiaroa, par l'amour, vous pouvez guérir quelqu'un que vous aimez.
majestueuses feuilles. A l'aube, les cocotiers se penchaient avec grâce pour
saluer l'île entière, avec tous ses villageois. Les fleurs, parées de pétales
multicolores, aimaient se laisser caresser par le vent doux et frais. Au coucher du
soleil, les petits « fare » qui bordaient le rivage de l'île dégageaient de doux
reflets dorés sur l'eau limpide. Le lagon avait tous les bleus les plus fantastiques. Toutes sortes de trésors y habitaient : des coraux aux formes variées, des
poissons aux formes éclatantes qui adoraient jouer à cache-cache dans les
coraux, des étoiles de mer, des algues fluorescentes et de splendides coquillages
qui endormaient à la tombée de la nuit les habitants du récif, avec leurs chants
mélodieux. Vaihiti, la déesse de la mer, régnait sur tout cet univers. Elle était si
bonne que tous ses sujets aimaient lui rendre hommage. Ce qui attirait surtout
l'attention des habitants du village c'était les oiseaux qui chantaient et volaient
en toute liberté en déployant leur larges ailes. Il y en avait de toutes sortes et de
toutes espèces. C'était un véritable spectacle. On pouvait voir des noddis se
dandiner sur la plage, des sternes planer au-dessus de l'eau à la recherche de
nourriture, des fous s'éclabousser dans l'eau, de frégates gonfler leur poche
rouge pour attirer les femelles. C'était le paradis. On le voyait souvent danser sur
la plage en poussant des cris aigus. Philippe RAUST, un sympathique
ornithologue qui avait pour mission d'étudier les oiseaux, aimait se mélanger à
eux, les soigner : il était leur protecteur. Tous les jours il regagnait son
observatoire pour surveiller ses protégés avec ses jumelles. Vaitahi, un jeune
garçon du village, habitait tout près du rivage avec ses parents, dans un beau
petit « fare » en « niau ». Agé de dix ans, les cheveux noirs et courts, le teint bien
bronzé, il aimait se vêtir d'un petit « pareu » à fleurs. Ce qu'il aimait surtout
c'était d'aller faire de longues promenades le long des plages. Un jour, alors qu'il
marchait tranquillement, il vit le feuillage s'agiter en face de lui. Inquiet il essaya
malgré tout de garder son sang-froid. Soudain un magnifique oiseau surgit de la
cocoteraie. C'était un oiseau qu'il n'avait encore jamais vu : un oiseau aux
plumes fines et multicolores. Elles scintillaient encore plus que les étoiles et ses
yeux étaient bleu foncé. Vaitahi était émerveillé. L'oiseau se mit alors à danser
devant Vaitahi. Une danse tellement gracieuse que l'enfant fut charmé. L'oiseau
alla ensuite se poser sur l'épaule de Vaitahi et à partir de ce jour là, ils devinrent
de véritables amis, inséparables. Partout où allait Vaitahi, l'oiseau le suivait. On
les voyait souvent jouer dans le lagon, sauter, plonger, planer, taquiner les coquillages et les poissons. Au village tout le monde aimait l'oiseau.
C'est pour cela qu'on l'appela Manuhere. Mais un jour, une maladie
mystérieuse frappa l'oiseau. Il n'arriva plus à manger, à voler, il était de plus en
plus mal et bientôt il tomba dans un profond sommeil. Vaitahi essaya de le
soigner, mais Manuhere ne guérit pas. Très inquiet, il appela des habitants du
village qui partirent à toute vitesse lui préparer un médicament avec les feuilles
des arbres. On lui fit boire ce médicament, mais l'oiseau ne bougea pas. Pour le
ramener à la vie, les cocotiers et les oiseaux lui envoyaient du vent avec leurs
palmes et leurs ailes. Les fleurs lui faisaient respirer leurs doux parfums.
Mais l'oiseau ne bougeait toujours pas. Fou d'angoisse, Vaitahi, suivi des
habitants du lagon, alla demander secours à la déesse de lamer. Elle lui fit des
massages avec une huile spéciale, on le plongea dans un bain d'algues.
Mais l'oiseau ne revenait toujours pas à la vie. Philippe RAUST, suivi de ses
oiseaux, accourut avec sa sacoche. Il ausculta Manuhere, chercha dans son livre
d'oiseaux les causes de cet étrange mal, essaya de lui faire des massages
cardiaques. Mais aucun résultat. Alors, désespérés, voyant que rien ne pouvait
sauver Manuhere, tout le monde s'assit autour de l'oiseau,découragés, Vaitahi
se tenait près de lui, les yeux remplis de larmes. Et là, on entendit s'élever
jusqu'au cieux un chant merveilleux, rempli d'amour, c'étaient tous les amis de
notre pauvre oiseau qui lui envoyaient des paroles d'amitié, d'amour, d'espoir.
On chanta toute la nuit. Soudain, juste au moment où le soleil apparut à
l'horizon, on vit Manuhere commencer à remuer les ailes, ouvrir ses yeux et se
redresser lentement. « Sauvé! Manuhere est sauvé! » cria- t-on. C'était un vrai
miracle! Tout le monde se leva, voulut serrer l'oiseau dans ses bras. Vaitahi
sautait de joie. On dansa toute la journée pour fêter sa guérison miraculeuse.
Plus tard, quand on demanda à l'oiseau ce qui l'avait ramené à la vie, il expliqua
que c'était l'amour, l'amour qu'il avait ressenti tout autour de lui qui avait pénétré son coeur et qui l'avait réveillé.
Epilogue : A Tetiaroa, par l'amour, vous pouvez guérir quelqu'un que vous aimez.