ÇáãÓÇÚÏ ÇáÔÎÕí ÇáÑÞãí

ãÔÇåÏÉ ÇáäÓÎÉ ßÇãáÉ : une pièce de théâtre


ÚÇÔÞÉ ÇáÑíÇÖíÇÊ
13-02-2009, 19:17
Je vous demande une courte pièce de théâtre en français

Nouzha
13-02-2009, 22:29
Les trois oeufs de Totolitoto

Scene 1, Acte 1 (Préface)

GRIOT 1 : Il y avait une fois un petit Noir qui s’appelait Totolitoto. Il n’avait pour habit qu’une ceinture de peaux de bananes – parce que, dans son pays, il faisait si chaud qu’on n’avait pas besoin de veste – et un grand chapeau de feuilles de palmier que sa mère lui avait tressé.

GRIOT 2 : C’était un superbe chapeau, et Totolitoto en était si fier qu’il ne l’enlevait jamais.

GRIOT 1 : Même pas pour dormir ?

GRIOT 2 : Non, même pas pour dormir, mais il le poussait seulement, toc ! jusqu’au bout de son petit nez noir. Ah ! quel beau chapeau c’était là !

Scène 1, Acte 2

GRIOT 2 : La maman de Totolitoto lui dit un beau jour :

MAMAN T. : Totolitoto, je vais faire un gâteau. Va vite au village m’acheter trois œufs.

TOTOLITOTO : Bien, maman. (Il part en courant. La maman de T. sort aussi.)

GRIOT 1 : Et comme il était gourmand et qu’il se réjouissait de manger le gâteau, il s’en alla en courant pour être plus vite de retour.

Scène 2, Acte 1

GRIOT 1 : Arrivé au village, il trouva la marchande assise sous un parasol rouge. Il y avait devant elle trois grandes corbeilles pleines d’œufs : la première était pleine d’œufs d’oiseau-mouche, si petits qu’on les voyait à peine; la deuxième, pleine d’œufs de poule ; la troisième, pleine d’é-normes œufs d’autruche.

TOTOLITOTO : B’jour M’dame. (il touche son grand chapeau.) Je voudrais trois œufs.

MARCHANDE : Des petits, des moyens ou des gros ?

GRIOT 1 : Totolitoto se gratta le bout du nez. Sa mère n’avait pas dit de quelle taille elle les voulait. Il réfléchit :

T. : (A part, se parlant a lui-même, et se grattant le bout du nez)
Voyons si je prends trois petits œufs, j’aurai un tout petit gâteau.
Si je prends trois œufs moyens, je n’aurai qu’un gâteau moyen.
Tandis que si j’en prends trois gros…
(Se tournant vers la marchande) :
Trois gros, s’il vous plait, M’dame !

MARCHANDE : Très bien !

GRIOT 2 : Et elle lui donna trois œufs d’autruche énormes. (La marchande lui donne les 3 œufs.)

GRIOT 1 : Oh là là ! Qu’ils étaient gros ! Quel magnifique gâteau ils allaient faire ! Totolitoto s’en léchait déjà les babines.

T. : (Se léchant les babines en pensant au gâteau. Puis tout à coup s’écriant) Mais, comment vais-je faire pour les emporter ? Je n’ai pas de panier.

GRIOT 2 : C’était bien embarrassant. Enfin après avoir beaucoup réfléchi, il en mit un sous son grand chapeau, prit le deuxième dans ses mains, et le troisième…

GRIOT 1 : Que fit-il du troisième ?

GRIOT 2 : (Continuant son histoire) La troisième, ma foi ! il le poussa devant lui, très délicatement, du bout de son pied nu, en le faisant rouler sur l’herbe.

GRIOT 1 : Et après ?

GRIOT 2 : Au commencement, cela n’alla pas mal. Totolitoto était très ******* de son excellente idée et il chantonnait, le long du chemin, une petite chanson de son invention :

T. :
Les trois œufs de Totolitoto
Sont des œufs si gros, si gros, si gros
Que maman fera un gâteau
Plus grand que Totolitoto
Avec son grand chapeau.

GRIOT 2 : Et chaque fois qu’il disait « Totolitoto ! » il donnait à l’œuf un petit coup de pied qui le faisait rouler en avant.

GRIOT 1 : Mais voilà, que tout a coup, sans faire attention il donna un coup de pied si fort que PAF ! l’œuf sauta en l’air et PLOUF ! retomba sur une pierre et se cassa au beau milieu du chemin.

GRIOT 2 : Quel malheur affreux ! Un petit ruisseau jaune se mit a couler entre les pieds de Totolitoto qui avait envie de pleurer.

GRIOT 1 : Mais bravement, il se gratta le bout du nez, remonta sa ceinture en peau de bananes, et reprit sa route avec les deux œufs qui lui restaient (un dans son chapeau, l’autre dans ses deux mains) en chantant une deuxième petite chanson :

T. : (Se grattant le bout du nez, remontant sa ceinture en peau de bananes, et reprenant sa route avec les deux œufs restants)
Les deux œufs de Totolitoto
Sont des œufs si gros, si gros
Que maman fera un gâteau
Presque aussi grand que Totolitoto
Sans son chapeau.

Scène 3, Acte 1

GRIOT 1 : Il marchait ainsi depuis un moment quand il vit un petit singe qui le regardait venir au bord de la route.

PETIT SINGE : Bien le bonjour, Totolitoto. Est-ce que par hasard tu retournerais chez toi ?

T. : Oui, M’sieur. (touchant son chapeau pour saluer le singe)

PETIT SINGE : Est-ce que par hasard ce serait un œuf que tu tiens là ?

T. : Oui, M’sieur.

PETIT SINGE : Quel œuf magnifique ! Est-ce que par hasard tu me le prêterais une minute pour que je voie s’il est lourd ?

T. : Oh oui ! M’sieur

GRIOT 2 : Et Totolitoto de lâcher un peu l’œuf qui était très - très lourd a porter.

GRIOT 1 : Et il tendit l’œuf au petit singe qui le prit avec précaution.

PETIT SINGE : Et maintenant, est-que par hasard, tu ne sais pas comme je cours vite ?

GRIOT 2 : Et Frrrt ! le petit singe s’enfuit en courant, emportant l’œuf, si vite, si vite que Totolitoto n’avait pas eu le temps de crier :

T. : Au voleur ! Au vol…

GRIOT 2 : (continuant son histoire) …que déjà il ne voyait plus rien.

GRIOT 1 : Pauvre Totolitoto ! Il ne lui restait plus qu’un œuf, bien caché dans son chapeau.

GRIOT 2 : Il reprit sa route bravement en chantant une troisième petite chanson qu’il venait de composer :

T. : (Reprend la route, sanglotant un peu)
L’œuf de Totolitoto
Est un œuf si gros, -eau
Que maman fera un gâteau, -eau
Grand comme le chapeau,-eau
de Totolitoto, -eau

Scène 4, Acte 1

GRIOT 1 : C’est alors qu’il aperçut une autruche qui venait vers lui. Elle marchait lentement, tête baissée, et elle avait l’air extrêmement triste. Quand Totolitoto passa près d’elle, il vit une grosse larme qui coulait le long de son bec.

T. : B’jour (salue poliment en touchant son chapeau)

L’AUTRUCHE : Bonjour, Totolitoto (d’un ton lamentable). D’où viens-tu ?

T. : Du village où j’ai acheté des œufs.

L’AUTRUCHE : Des œufs ?! (crie l’autruche) Justement j’ai perdu mon œuf ! C’est cela qui me rend triste

GRIOT 2 : … continua-t-elle en s’essuyant l’œil du bout de son aile.

T. : Quel dommage !

L’AUTRUCHE : Et si ce n’est pas indiscret – pourrais-je savoir où sont ces œufs ?

T. : Le premier est au bord de la route, le deuxième dans les bras d’un petit singe, le troisième sous mon chapeau.

L’AUTRUCHE : Comme c’est bizarre !

GRIOT 1 : … dit pensivement l’autruche.

L’AUTRUCHE : Pourrais-tu me les montrer ?

T. : Il ne m’en reste plus qu’un…

GRIOT 2 : … expliqua Totolitoto. Et il souleva son chapeau pour lui montrer son dernier œuf.

GRIOT 1 : Mais des que l’autruche l’eut aperçu, elle le saisit et l’embrassa éperdument :

L’AUTRUCHE : Mon œuf ! Mon bel œuf ! Mon œuf chéri !

T. : Mais, ce n’est pas votre œuf, puisque je l’ai acheté au village et que je le rapporte à maman pour qu’elle fasse un gâteau grand comme mon chapeau.

GRIOT 1 : Et Totolitoto se remit à chanter :
L’œuf de Totolitoto
Est un œuf si gros, -eau
Que maman fera un gâteau, -eau
Grand comme le chapeau,-eau
de Totolitoto, -eau

L’AUTRUCHE : Si, c’est mon œuf ! (interrompant la chanson de T.) Je le reconnais, c’est bien lui ! Oh ! donne-le moi, Totolitoto, donne-le mois !

GRIOT 2 : Que faire ? Si Totolitoto donnait son dernier œuf, il n’aurait plus de gâteau du tout. Mais la pauvre autruche avait l’air si triste…

GRIOT 1 : Totolitoto se gratta le bout du nez et réfléchit longuement. Enfin, comme il avait bon cœur, il tendit l’œuf à l’autruche avec un long soupir :

T. : Tenez, prenez-le, puisqu’il est à vous.

GRIOT 2 : Vite l’autruche saisit l’œuf dans son bec.

L’AUTRUCHE : Tu es un bon garçon. Pour te remercier, je vais te donner quelque chose.

GRIOT 1 : L’autruche se retourna et lui montra sa grosse queue frisée.

L’AUTRUCHE : Tiens, tu peux choisir dans ma queue trois plumes que tu mettras à ton chapeau.

T. : Oh ! merci. Je les aime encore mieux qu’un gros gâteau.

GRIOT 2 : Puis il s’en retourna chez lui très fier, en chantant une petite chanson nouvelle :

T. : (chantant)
Le petit Noir Totolitoto
A trois belles plumes à son chapeau, oh, oh
Aucun chapeau, oh oh
du monde n’est plus beau, oh oh
que le chapeau, oh oh
De Totolitoto, oh oh !

D’après Pernette CHAPONNIÈRE « Le petit ours en pain d’épices et autres contes » - BOURRELIER.
Chorégraphie : Horváth-Militicsi Attila

Nouzha
13-02-2009, 22:47
Vous trouverez dans le lien ci-après 2414 textes à jouer.

Bon courage


http://www.leproscenium.com/

elkhattabi227
13-02-2009, 22:59
merci beacoup Nouzha! c'est ce que je cherchais exactement

mo3ad
14-02-2009, 12:01
:icon30: bravo merci ma soeur

oussafi20
14-02-2009, 13:19
ÔßÑÇ ÈÒÇÝ ÈÒÇÝ
ÇäÇ ÇíÖÇ ßäÊ ÈÍÇÌÉ áå

slgota
14-02-2009, 17:32
merciiiiii

ÚÇÔÞÉ ÇáÑíÇÖíÇÊ
16-02-2009, 19:01
merci beaucoup pour cette pièce de théâtre

äÈíáÉ Ôáíáí
20-02-2009, 10:33
merci beaucoup

äÈíáÉ Ôáíáí
20-02-2009, 10:46
:002::018::018::icon30::frusty:chokra

ÊæÝíÞ ã
21-02-2009, 14:16
[ÔßÑÇ ÇäÇ ßäÊ ãÍÊÇÌÉ áåÐå ÇáãÓÑÍíÉ

tifsa
24-02-2009, 16:55
merci beaucoup

tifsa
24-02-2009, 16:58
ÃÔßÑßã ÌÒíá ÇáÔßÑ áÇääí ãÍÊÇÌÉ áåÐå ÇáãÓÑÍíÉ

tifsa
24-02-2009, 17:03
ÃØÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜáÈ ãä ÃÓÇÊÐÉ ÇááÛÉ ÇáÝÑäÓíÉ ááËÇäíÉ ÅÚÏÇÏí
ãÓÇÚÏÊÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜí
áÇääí ÃÍÊÇÌ áãÓÑÍíÉ ÈÇááÛÉ ÇáÝÑäÓíÉ
ãä ÝÖáßã Ýí ÃÞÑÈ æÞÊ
ÈÓÑÑÑÑÑÑÑÑÑÑÚÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ
æ ÔßÑÇ ááÌãíÚ

Nouzha
24-02-2009, 23:09
http://www.gifsmaniac.com/gifs-animes/artistes/theatre/artistes-theatre-1.gif


I-La fille aux 200 doudous et les enfants émerveillés



Scène : dans son lit, une fillette, 6-7 ans, à peine visible. Trop de doudous ! des doudous aussi dans toute la chambre.

Entrent des enfants (minimum cinq, même âge), sur la pointe des pieds. Ils observent, admirent, se sourient, s’extasient, se montrent des doudous.



1er enfant : - dans sa chambre, on avance au p’tit bonheur la chance.

2eme enfant : - même son oreiller est envahi.

3eme enfant : - ses étagères, c’est pire que ma grand-mère avec ses pots de confiture.

4eme enfant : - c’est pire que mon grand-père avec ses boîtes à outils.

Autre enfant : - pire que la garde-robe de ma mère.

La fillette du lit sourit, comme si elle s’apercevait seulement à l’instant de leur présence.

3eme enfant : - c’est la fille aux 200 doudous, y’en a partout, y’en a partout.

Autre enfant reprend en murmurant : - c’est la fille aux 200 doudous, y’en a partout, y’en a partout.

4eme enfant : - c’est la fille aux 200 doudous, tous les p’tits loups en sont jaloux.

La fillette du lit : - ne soyez pas jaloux mes amis, vous croyez peut-être qu’on n’a pas ses petits soucis, quand on doit surveiller du matin au soir 200 doudous ? Et même du soir au matin.

4eme enfant : - des soucis comme ça, j’aimerais bien en avoir.

La fillette du lit : - pourtant, c’est pas spécialement drôle, quand souriceau se cache derrière papa éléphant alors qu’il devrait dormir près de sa tendre maman. Et la nuit, vous croyez peut-être que tous ont sommeil en même temps ? C’est pire qu’un dortoir d’écolières.

4eme enfant : - un dortoir d’écolières, ça n’existe pas !

2eme enfant : - ma mère m’a raconté : il y a très très longtemps, c’était bien avant l’an 2000, les enfants ne rentraient pas chez eux le soir mais restaient dormir à l’école, dans un dortoir.

4eme enfant : - un dortoir ! comme leurs parents étaient méchants !

2eme enfant : - mais non grand bêta, ce n’était pas possible autrement, il n’y avait pas de bus.

4eme enfant : - arrête de raconter des blagues.

La fillette du lit : - c’est peut-être surprenant mais c’est pourtant vrai. Et les enfants n’ont pas toujours eu des doudous comme nous, beaucoup se *******aient d’un simple chiffon.

4eme enfant : - j’aurais refusé de dormir !



1er enfant va vers l’étagère et prend un chien en peluche : - il s’appelle comment ?

La fillette du lit : - chacun a son surnom, d’abat-jour à zombou. Quant à lui, c’est Scott-Key.

1er enfant : - Scott-Key ?

La fillette du lit : - je suppose que tu n’as pas choisi ton nom, pas même ton prénom ni ton surnom. Eh bien lui, c’était un chien abandonné. (rêveuse) J’avais quatre ans : il pleuvait, et lui pleurait à la vitrine d’un magasin, avec une étiquette à l’oreille droite, une vilaine étiquette jaune avec 5 lettres majuscules noires : s-o-l-d-e.

1er enfant : - et toi, tu ne savais pas que ça voulait dire SOLDE !

La fillette du lit : - j’avais quatre ans, ne l’oubliez pas quand même ! Forcément j’ai forcé mon papa à entrer, et avec toute la fierté de mes quatre ans, j’ai demandé à la vendeuse, en la regardant bien droit dans les yeux « il s’appelle vraiment solde ? »

1er enfant : - tu savais déjà lire ?

La fillette du lit : - ça c’est une combine de mon papa adoré ! je t’achète un doudou mais cours d’orthographe chaque soir, avant la lecture d’une histoire. C’est comme ça qu’à trois ans et demi je savais presque tout lire.

1er enfant : - mais tu croyais que SOLDE, c’était son nom !

La fillette du lit : - N’as-tu jamais fait d’erreurs qu’aujourd’hui tu trouves plus grotesques ?

1er enfant : - c’était juste pour vérifier que tu n’étais pas une petite génie ! Bon, alors, la vendeuse, elle a souri en interrogeant ton papa du regard ou elle t’a répondu ?

La fillette du lit : - on me répondait toujours, quand j’avais quatre ans et que je regardais droit dans les yeux, tu vois, comme ça (elle le fixe).

3eme enfant : - elle a hurlé « une martienne » !

La fillette du lit : - euh...

3eme enfant : - quoi euh ?...

La fillette du lit : -bin la vendeuse, sans détourner les yeux, a répondu : euh... Alors je lui ai expliqué, comme on parle à une vendeuse qui n’a rien compris « vous voyez, j’ai déjà un doudou prénommé SOLDE, une adorable grenouille toute rouge, alors, bien que je souhaite l’adopter, j’aurais trop peur que ça crée de la confusion dans ma chambre.

3eme enfant : - elle était surtout surprise que tu saches déjà lire !

4eme enfant : - elle s’est moqué de toi ?

La fillette du lit : - pas du tout, petit impertinent ! elle m’a répondu poliment, « son prénom c’est Scott-Key »... et un ton en dessous, « c’est une erreur de ma collègue ».

2eme enfant : - alors ton papa te l’a acheté !

La fillette du lit : - comment tu as deviné ? Mais avant j’ai demandé, « et vous écrivez ça comment », alors j’ai noté ce mot nouveau dans mon carnet (elle prend le carnet sur la table de nuit, le feuillette tendrement)

2eme enfant : - ça veut dire quoi, Scott-Key ?

La fillette du lit : - secret !

4eme enfant : -: - tu réponds ça car tu n’en sais rien !

La fillette du lit : - mais tu es aussi impoli que les bébés hérissons.

4eme enfant : - allez, donne-nous la solution.

La fillette du lit : - même au sujet des doudous, il doit rester un peu de mystère dans le choix des surnoms.



Choeur des enfants :

C’est la fille aux 200 doudous, y’en a partout, y’en a partout.

C’est la fille aux 200 doudous, tous les p’tits loups en sont jaloux.

C’est la fille aux 200 doudous, ses secrets sont pas pour nous.



4eme enfant : - comment tu te repères ?

La fillette du lit : - avant c’était lundi doudous blancs, mardi mauves, mercredi marrons, jeudi jaunes, vendredi verts, samedi sables et dimanche autres couleurs.

2eme enfant : - le lundi était roi !

La fillette du lit : - maintenant les jours de la semaine s’appellent fête des lapins, des chats, des canards. Fête des oursons, des toutous et des bizarres.

4eme enfant : - et le septième jour ?

La fillette du lit : - monsieur sait compter ! ah ! le septième jour...

Les enfants : - oh raconte...

La fillette du lit : - le septième jour est... un peu spécial dans le nouveau calendrier des doudous... c’est le jour des élections.

Les enfants : - des élections !?

La fillette du lit : - par un vote, naturellement à pattes levées, les doudous décident qui sera célébré.

4eme enfant : - y’a quoi à gagner ?

La fillette du lit : - le plus beau des cadeaux !

Un enfant : - une tenue de Zorro ?

La fillette du lit hausse les épaules.
Les réponses fusent au grand désappointement de la fillette du lit :

Un enfant : - une écharpe ? un bandana ?

Un enfant : - un yaourt aux fraises ?

Un enfant : - des billes ?

Un enfant : - une game boy ?

Un enfant : - un puzzle... de cochons des Pyrénées ?

Un enfant : - une plaque de chocolat... suisse ?

(lors des représentations, d’autres réponses, suivant les goûts et l’actualité, peuvent être ajoutées, préférées)

Un enfant : - allez, dit-nous...

La fillette du lit : - le plus beau des cadeaux dont peut rêver un doudou... le gagnant dort dans mes bras.

4eme enfant spontanément : - je peux participer aux élections ?

La fillette du lit lui sourit ; tous le regardent ; il est gêné.



3eme enfant : - tu dors encore avec un doudou dans les bras !

La fillette du lit : - pas toi ?

3eme enfant : - eh... (tous la regardent)

4eme enfant : - mais normalement c’est un secret.

La fillette du lit : - si quelqu’un rit de toi parce que tu dors avec un doudou dans les bras, demande-toi s’il profite vraiment de chaque seconde de sa nuit.



Autre enfant : - et un jour, tes doudous iront au grenier ?

La fillette du lit : - grandir, ce n’est pas forcément renier ses doudous !



Choeur des enfants :

C’est la fille aux 200 doudous, y’en a partout, y’en a partout.

C’est la fille aux 200 doudous, tous les p’tits loups en sont jaloux.

C’est la fille aux 200 doudous, et nous avons rendez-vous avec nos doudous.



Tous sortent de scène (en courant sur la pointe des pieds)



La fillette du lit : - bon, maintenant, les doudous, la récréation est finie. On arrête de se prendre pour des enfants (se tournant vers un renard) : j’aimerais bien dormir moi, quand même, un peu, monsieur de Renardo des Forêts.

Le 4eme enfant passe la tête à la porte, gêné, toussote un peu sans parvenir à attirer l’attention, timidement : - mademoiselle, mademoiselle... (la fillette se tourne vers lui et lui sourit)

Le 4eme enfant : - c’était pas pour rire, quand j’ai parlé des élections.

La fillette du lit : - je sais, je sais... mais si tu n’as pas les suffrages des lapins et des ours, tu n’as aucune chance de gagner... (le quatrième enfant est triste) peut-être que dans dix ans, je serai la seule électrice.

Le rideau se ferme



http://www.gif-anime-gratuit.com/gif-anime-gratuit/webmaster/ligne/ligne_habitations006.gif

Nouzha
24-02-2009, 23:11
II-Histoire de merles



Mertilou prépare l’été

Belle histoire de Merles, à illustrer ou raconter

Mertilou et sa maman, Merlamaman, sur la plus haute grosse branche d’un chêne, dans la forêt derrière une maison.
Mertilou déploie ses ailes.

Merlamaman : - Mertilou, Mertilou, que fais-tu ?
Mertilou : - Je vais chercher quelques brindilles. Ça manque d’herbe ici !
Merlamaman : - Et le chat ?
Mertilou : - Quel chat ?
Merlamaman : - Là-bas, sur le puits.
Mertilou : - Ah ! Il a pas l’air méchant, c’est un vieux chat tout noir et blanc.
Merlamaman : - Tu as déjà oublié ton frère ?
Mertilou : - Qu’est-ce qu’il a fait Mertiloulou ?
Merlamaman : - Pas grand frère, Mertilou, ton frère jumeau tombé du nid.
Mertilou : - Raconte-moi pas des histoires qui font pleurer.
Merlamaman : - Alors fais attention aux chats, Mertilou.
Mertilou : - Mais il est loin, je peux aller couper un peu d’herbe. Si tu le vois bouger, hop, tu me siffles et je viens te rejoindre.
Merlamaman : - Pauvre petit Mertilou, tu auras à peine le temps de le voir que tu seras déjà entre ses dents.
Mertilou : - Mais tu viendras me délivrer comme dans les histoires de pépémerloupe.
Merlamaman : - La vie c’est rarement des aventures qui finissent bien... pépémerloupe te raconte des légendes, du temps où un Dieu avait retiré leurs dents aux chats.
Mertilou : - Pourquoi il leur a rendus ?
Merlamaman : - Pourquoi il LES leur a rendus.
Mertilou : - Mais réponds à ma question !
Merlamaman : - Quelle question ?
Mertilou : - Oh ! Pourquoi il LES leur a rendus, leurs méchantes dents aux méchants chats ?
Merlamaman : - C’est les hommes, mon mertilou adoré, qui ont rendu leurs dents aux chats.
Mertilou : - Méchants hommes, méchants hommes.
Merlamaman : - Tu l’as dit Mertilou... et je ne t’ai jamais raconté l’histoire de Merlajosette, ma deuxième soeur cadette.
Mertilou : - Plus d’histoires tristes pour aujourd’hui.
Merlamaman : - Allez viens, on va en voyage dans le pays, ici c’est bien pour se reposer mais il manque les arbres fruitiers.
Mertilou : - C’est si bon que ça les cerises ? C’est pas juste une chanson que grand frère Merlartiste sifflote du matin au soir.

Mertilou chantonne :

Vive les cerises
Qu’on mange à sa guise
Dans mon petit ventre
Viv’ment qu’elles y entrent
Vive les cerises
Qu’on mange à sa guise

Merlamaman : - Allez zou, en repérage.
Merlamaman et Mertilou s’envolent.

En vol :
Mertilou : - Au revoir méchant chat, au revoir méchants enfants...
Merlamaman : - Les enfants ne sont pas tous méchants... cousine Merlasophie a bien eu de la chance quand le rétroviseur d’une vilaine voiture lui a cassé une aile...
Mertilou : - Oh oui, raconte-moi encore des belles histoires...
Merlamaman : - Un enfant l’a ramassée... Merlasophie a récité toutes ses prières... même celle pour être réincarnée en Humain... mais c’était un gentil enfant...
Mertilou : - Tu es certaine que ça existe, un gentil enfant, ou c’est aussi une légende ?
Merlamaman : - Il en existe... mais impossible de les reconnaî-tre... Merlegourou dit bien que ces humains sont des réincarnations de merles et qu’il suffit d’observer leurs vies antérieures pour s’en apercevoir... mais il est bien le seul à y réussir... Merlapapa croit même qu’il vaut mieux se méfier de Merlegourou...
Mertilou : - Ils devraient avoir les cheveux verts.
Merlamaman : - Je crois que tu feras un excellent poète Mertilou... comme ton arrière-arrière-grand-père...
Mertilou : - Quand est-ce qu’on va le voir ?
Merlamaman : - On ne peut plus le voir... même moi je l’ai peu connu... mais il nous a laissé de belles récitations que bientôt tu apprendras à l’école.
Mertilou : - Si je suis déjà poète, c’est peut-être inutile que j’aille à l’école.
Merlamaman : - Je t’ai appris à te repérer dans l’espace, à lire les panneaux, à siffler, il faut que tu développes ton intelligence... la fréquentation des autres merloux et des Merlinstits te sera très profitable...

Ils se posent sur un arbre... un cerisier...

Merlamaman : - Elles sont belles ces cerises, tu ne trouves pas ?
Mertilou donne un coup de bec dans une cerise.

Mertilou : - Ouille ! C’est trop dur ! ça fait mal au bec !
Merlamaman : - Mertilou !
Mertilou : - Quoi Mertilou ? En plus grand frère a toujours dit que c’est rouge des cerises, elles sont toutes vertes les tiennes... c’est même pas des cerises... (Merlamaman sourit) tu m’as menti Merlama...
Merlamaman : - On est en repérage, Mertigrinchon... les cerises sont d’abord vertes puis passent à l’orange et enfin au... rouge et alors deviennent tendres tendres... mais elles ne sont pas pour notre bec ces cerises....
Mertilou : - Et pourquoi ?
Merlamaman : - Tu devines pourquoi ?
Mertilou : - A cause des chats.
Merlamaman : - Regarde là-bas... le filet vert...
Mertilou : - C’est quoi ?
Merlamaman : - Quand les cerises vont rougir, les méchants hommes vont mettre un grand filet sur leur arbre et nous, on ne pourra plus attraper une seule cerise.
Mertilou : - Il suffit de couper leur filet.
Merlamaman : - C’est bien trop difficile, mon Mertilou.
Mertilou : - C’est pas juste.
Merlamaman : - Ah ! On voudrait tous que le monde soit juste.
Mertilou : - Il doit bien y avoir un petit trou. Je me faufilerai et j’en mettrai plein sur mon cou.
Merlamaman : - Ah mon Mertilou ! Des aventuriers, j’en ai connus. Et on les retrouvais le matin complètement prisonniers du filet. Ils avaient trouvé une entrée mais un coup de vent et plus de trace de la sortie...
Mertilou : - Fais moi pas peur... je te promets, je ferai jamais de grosses bêtises. Juste des petites.
Merlamaman : - Allez, on y va.
Mertilou : - Méchants hommes.
Merlamaman : - Allez... on y va...
Mertilou : - Je suis fatigué... tu me portes...
Merlamaman : - Ne fais pas ton Mertibébé, je vais te montrer notre restaurant.
Ils repartent.

En vol :
Mertilou : - C’est encore loin ?
Merlamaman : - Ne sois pas pressé, admire, admire notre pays...

Merlamaman horrifiée : - Oh mon Dieu !
Mertilou paniqué : - Merlamaman Merlamaman Merlamaman. Ça va pas Merlamaman ?...
Merlamaman horrifiée répète : - Oh mon Dieu !
Mertilou paniqué : - Tu as vu un chat volant ?
Merlamaman : - Regarde ces arbres coupés...
Mertilou : - Pourquoi ça te met dans cet état, j’en ai déjà vus des arbres coupés.
Merlamaman : - Mais c’est nos cerisiers mon Mertilou.
Ils se posent sur une souche. Merlamaman est accablée.

Mertilou : - Pourquoi ils ont fait ça ?
Merlamaman difficilement : - On m’a parlé de ces hommes qui touchent beaucoup d’argent pour couper leurs cerisiers, et ensuite ils en retouchent pour planter des pommiers.
Mertilou : - Bin on mangera des pommes, alors...
Merlamaman : - Mais les pommes sont trop grosses pour nous.
Mertilou : - Ils font tout ça pour nous embêter ! Méchants hommes !
Merlamaman : - Oh ! Ils ont leurs propres problèmes les hommes... mais nous...
Mertilou : - C’est pas grave Merlamaman, on en trouvera un autre de restaurant.
Merlamaman redresse la tête : - Arrière-merlamémé m’a bien parlé d’une réserve... c’est un secret... un secret qu’on se transmet dans la famille, en jurant de n’en parler à personne... ton Merlapapa y est allé une fois... allez, on y va... c’est pas très loin mais il y a toujours du vent quand on traverse la vallée, alors mets-toi bien dans mon sillon, Mertilou.
Mertilou : - Je suis fatigué... on ira demain...
Merlamaman : - Il faut que je sache aujourd’hui... que je sache si on peut compter sur les arbres secrets... sinon...
Mertilou inquiet : - Sinon quoi ? Merlamaman ?
Merlamaman : - Ah mon Mertilou !... ne t’inquiète pas, ton Merloupa et ta Merlamam feront tout pour qu’il ne te manque rien...
Mertilou : - C’est grave Merlamaman ?
Merlamaman : - Allez ... on y va... inutile de s’inquiéter avant l’heure... (se redressant vraiment et fixant son Mertilou) je suis ceraine que là-bas, il y aura les plus belles des cerises qu’on n’ait jamais vu de mémoire de merles... Allez Mertilou, on y va...

Ils s’envolent.

Quand Merlamaman et Mertilou aperçoivent les trois vieux cerisiers, ils sont remplis de Merles.

Merlamaman : - Mais c’est les voisins ! Mais tout le monde est là !
Mertilou : - Je croyais que personne ne connaissait...

Ils se posent près d’un ami.

Merlamaman : - Mais comment connais-tu cet endroit, toi ?
Le voisin : - Ah ! Tu croyais aussi être la seule à le connaître !
Mertilou : - C’était un secret d’Arrière-merlamémé.
Le voisin : - Il faut croire que toutes les familles se transmettent le même secret.

Les merles sifflotent de rire


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Nouzha
25-02-2009, 08:45
- Ooouuuuuuuhhhhhhhhoooouuuuuhhhh !

Silence

- Ooouuuuuuuhhhhhhhhoooouuuuuhhhh ! J'en ai asseeeeez !
Fugace, tu as encore triché ! Je t'ai vue !

Silence

- Ne mens pas, tu as caché un as dans ta carapace !

Le fauteuil s'écarte pour se placer de profil, dévoilant une petite table haute de jeu, sur laquelle on voit des cartes à jouer et une grosse tortue de terre.
Le vieux fantôme est assis dans le fauteuil et il tend un doigt accusateur vers la tortue

- De toute façon, tu triches toujours ! Et ne me mors pas le doigt comme la dernière fois ! J'ai mis au moins une semaine à récupérer mon pouce... (Aparté public) il avait roulé sous l'armoire !

Il s'approche de la tortue

- Tu es vraiment mauvaise joueuse ! Tu mériterais que j'arrête de te consacrer tout mon temps... Tiens pour la peine, tu vas rester toute seule et tu vas réfléchir à ce que tu viens de faire !

Il fait rouler son fauteuil jusqu'au piano où il égrène quelques notes d'un air boudeur (Thème musical du vieux fantôme). Éclairage uniquement sur lui. Il lève la tête, parcourt son univers confiné du regard, regarde la tortue puis se tourne vers le public.

- Je me sens tellement seul, si vous saviez ! Je ne vais quand même pas me couper de ma seule amie non ? Elle n'est pas très bavarde, mais au moins elle est là... avec moi !

Il tourne la tête vers la tortue et semble l'écouter comme si elle disait quelque chose.
Il soupire et fronce les sourcils.

- Mais non, fugace, je ne parle pas tout seul ! Tu vois bien qu'il y a des enfants qui nous écoutent... (pause) Comment ça, tu ne les vois pas ? Tu dis vraiment n'importe quoi ma pauvre ! Ils vont bien se moquer de toi car ils entendent tout ce que tu dis, figure-toi !

Il se tourne vers le public.

- Dites-lui que vous entendez ses bêtises vous aussi ! Vous l'entendez n'est-ce pas ? (pause) Vous l'entendez qui vous parle ? Non ???

Il se frotte les oreilles et un bout en tombe par terre.

- Aaaahhhhh Crotte ! (Il se met la main devant la bouche) Pardon ! Ne répétez pas ça, hein! (Il ramasse son bout d'oreille et le regarde d'un air pensif)
Je crois que mes oreilles entendent de drôles de choses ! Ca doit être la vieillesse ! Ca fait 150 ans que je suis là tout seul vous savez ! Mais, moi j'entends très bien Fugace !
Elle a une petite voix, toute petite voix de souris !
Tenez, écoutez bien ! Je suis sûr que vous pouvez l'entendre vous-aussi si vous écoutez bien !

Il fait le silence dans la salle.

- Chut, chut... écoutez la souris !! (Il applaudit d'un air ravi) J'adore quand elle fait la souris !! Fugace : ...

Silence... On entend rien...

- Vous avez entendu ? (pause) Non ??? On recommence !

Silence...Puis petit « Iiiirrrkk » de souris (sample ordi)

- Aaaahhhhh ! Vous voyez bien que j'avais raison ! Mais il faut bien écouter pour entendre les choses. Par exemple, c'est pareil pour les arbres ! et puis pour les cailloux aussi ! Vous écouterez bien tranquillement chez vous et vous me direz ce que vous avez pu entendre !
(Il s'arrête un peu perdu) Bon je ne sais plus où j'en étais, moi ! (pause)
Ahhh oui, je sais ! Fugace avait triché !

Regard accusateur vers la tortue pendant un long moment.

- Bon allez ! c'est oublié ! On ne va pas continuer à se faire la tête comme ça, pendant toute notre éternité hein !

Il revient vers la tortue, la prend dans ses bras et lui fait un gros bisou sur la tête.

- Je t'aime ma Fugace !






source: http://piecephemere.hautetfort.com/archive/2008/12/29/acte-1-scene-1.html (http://piecephemere.hautetfort.com/archive/2008/12/29/acte-1-scene-1.html)

Nouzha
25-02-2009, 10:42
M. Poitou. Jean, apporte-moi une tasse de café !
Jean. Oui, tout de suite mon maître.
M. Poitou. Alors j’attends, c’est bien long !
Jean. Cela arrive, cela arrive maître.
M. Poitou. Ah, enfin !
Jean. Voilà ! Tenez mon maître !
M. Poitou. Mais il est bouillant et salé en plus ! (M. Poitou recrache tout le café sur Jean le valet, il se lève et lui donne des coups de bâtons).
Jean. Monsieur, je ne l’ai pas fait exprès ! Arrêtez de me battre !
M. Poitou. Je te bats si je veux ! Tu es mon valet ! Espèce de traître ! Coquin ! Tu es pire qu’un chien !
Jean. Et vous alors ! Vous êtes le pire radin du monde !
M. Poitou, saisissant le bras de Jean. Qu’oses-tu dire petit scélérat ! Pendard ! Maraud !
Jean. Monsieur, je dis que vous êtes le plus malin du monde !
M. Poitou, se calmant et lâchant le bras de Jean. Je préfère cela. (A part). J’enrage j’ai un mauvais goût dans la bouche !
Jean. Vous savez Monsieur, je n’ai pas fait exprès de mettre du sel et de l’eau sale dans votre tasse.
M. Poitou, s’énervant à nouveau. Comment ! Tu as mis de l’eau pourrie dans mon café !
Jean. Oui, mais je ne l’ai pas fait exprès !
M. Poitou. Oui, bien sûr ! Je vais te croire, alors que tu as essayé de m’empoisonner ! (M. Poitou frappe encore Jean avec son bâton). Espèce de traître, je te maudis à jamais !
Jean. Ah ! Maître je crois que j’ai bien été puni, arrêtez maintenant !
M. Poitou. J’arrêterai quand il me plaira ! Et d’ailleurs sors de chez moi, je ne veux plus de toi comme valet, tu n’es qu’un pendard !
Jean. Mais maître, je n’ai nulle part où aller ! Vous le savez bien !
M. Poitou. Oui je le sais, et c’est pour cela que je te mets à la porte !
Jean. Vous n’êtes qu’un vilain !
M. Poitou. Comment ? Que dis-tu !
Jean. Je dis que vous êtes un vilain et je l’affirme !
M. Poitou. Sors avant que je te donne un soufflet !
Jean. Très bien maître, je sors, je sors.
M. Poitou. Adieu Jean, et ne reviens plus jamais ou tu le regretteras.
Jean, à part. Me voilà seul dans la rue et sans un sou !
M. Poitou, à part. Enfin j’ai fait ce qu’il fallait ! Tant pis pour lui, ce pendard a eu ce qu’il méritait!


http://www.lettres.ac-aix-marseille.fr/college/theatre/avare.html

Nouzha
25-02-2009, 11:26
Extrait de « Un mot pour un autre », in La Comédie du langage de Jean Tardieu
Personnages :
Madame
Irma, servante de Madame
Décor : un salon plus « 1900 » que nature.
Au lever du rideau, Madame est seule. Elle est assise sur un « sopha » et lit un livre.
IRMA, entrant et apportant le courrier.
Madame, la poterne vient d’élimer le fourrage…
Elle tend le courrier à Madame, puis reste plantée devant elle, dans une attitude renfrognée et boudeuse.
MADAME, prenant le courrier.
C’est tronc !… Sourcil bien !… (Elle commence à examiner les lettres, puis, s’apercevant qu’Irma est toujours là :) Eh bien, ma quille ! Pourquoi serpez-vous là ? (Geste de congédiement.) Vous pouvez vidanger !
IRMA

C’est que, Madame, c’est que…
MADAME
C’est que, c’est que, c’est que quoi-quoi ?
IRMA
C’est que je n’ai plus de « Pull-over » pour la crécelle…
MADAME, prend son grand sac posé à terre à côté d’elle et après une recherche qui paraît laborieuse, en tire une pièce de monnaie qu’elle tend à Irma.
Gloussez ! Voici cinq gaulois ! Loupez chez le petit soutier d’en face : c’est le moins foreur du panier…
IRMA, prenant la pièce comme à regret, la tourne et la retourne entre ses mains, puis.
Madame, c’est pas trou : yaque, yaque…
MADAME
Quoi-quoi : yaque-yaque ?
IRMA, prenant son élan.
Y-a que, Madame, yaque j’ai pas de rgavats pour mes haridelles, plus de stuc pour le bafouillis de ce soir, plus d’entregent pour friser les mouches… plus rien dans le parloir, plus rien pour émonder, plus rien… plus rien… (Elle fond en larmes).
MADAME, après avoir vainement exploré son sac de nouveau et l’avoir montré à Irma.
Et moi non plus, Irma !
Ratissez : rien dans ma limande !
IRMA, levant les bras au ciel.
Alors ! Qu’allons-nous mariner, Mon Pieu ?
MADAME, éclatant soudain de rire.
Bonne quille, bon beurre ! Ne plumez pas ! J’arrime le Comte d’un croissant à l’autre. (Confidentielle) Il me doit plus de cinq cent crocus !

Nouzha
25-02-2009, 11:28
Extrait du Bourgeois gentilhomme de Molière, scène VI, acte II.
Monsieur Jourdain
[…] il faut que je vous fasse une confidence. Je suis amoureux d’une personne de grande qualité, et je souhaiterais que vous m’aidassiez à lui écrire quelque chose dans un petit billet que je veux laisser tomber à ses pieds.
Le Maître de philosophie
Fort bien.
Monsieur Jourdain
Cela sera galant, oui.
Le Maître de philosophie
Sans doute. Sont-ce des vers que vous lui voulez écrire ?
Monsieur Jourdain
Non, non ; point de vers.
Le Maître de philosophie
Vous ne voulez que de la prose ?
Monsieur Jourdain
Non, je ne veux ni prose ni vers.
Le Maître de philosophie
Il faut bien que ce soit l’un ou l’autre.
Monsieur Jourdain
Pourquoi ?
Le Maître de philosophie
Par la raison, monsieur, qu’il n’y a, pour s’exprimer, que la prose ou les vers.
Monsieur Jourdain
Il n’y a que la prose ou les vers ?
Le Maître de philosophie
Non, monsieur. Tout ce qui n’est point prose est vers, et tout ce qui n’est point vers est prose.
Monsieur Jourdain
Et comme l’on parle, qu’est-ce que c’est donc que cela ?
Le Maître de philosophie
De la prose.
Monsieur Jourdain
Quoi ! quand je dis : « Nicole, apportez-moi mes pantoufles, et me donnez mon bonnet de nuit », c’est de la prose ?
Le Maître de philosophie
Oui, monsieur
Monsieur Jourdain
Par ma foi, il y a plus de quarante ans que je dis de la prose sans que j’en susse rien, et je vous suis le plus obligé du monde de m’avoir appris cela.

oussafi20
25-02-2009, 14:37
ÔßÑÇ áßã Úáì åÐå ÇáãÓÑÍíÇÊ

mo3ad
25-02-2009, 19:57
Les trois oeufs de Totolitoto

Scene 1, Acte 1 (Préface)

GRIOT 1 : Il y avait une fois un petit Noir qui s’appelait Totolitoto. Il n’avait pour habit qu’une ceinture de peaux de bananes – parce que, dans son pays, il faisait si chaud qu’on n’avait pas besoin de veste – et un grand chapeau de feuilles de palmier que sa mère lui avait tressé.

GRIOT 2 : C’était un superbe chapeau, et Totolitoto en était si fier qu’il ne l’enlevait jamais.

GRIOT 1 : Même pas pour dormir ?

GRIOT 2 : Non, même pas pour dormir, mais il le poussait seulement, toc ! jusqu’au bout de son petit nez noir. Ah ! quel beau chapeau c’était là !

Scène 1, Acte 2

GRIOT 2 : La maman de Totolitoto lui dit un beau jour :

MAMAN T. : Totolitoto, je vais faire un gâteau. Va vite au village m’acheter trois œufs.

TOTOLITOTO : Bien, maman. (Il part en courant. La maman de T. sort aussi.)

GRIOT 1 : Et comme il était gourmand et qu’il se réjouissait de manger le gâteau, il s’en alla en courant pour être plus vite de retour.

Scène 2, Acte 1

GRIOT 1 : Arrivé au village, il trouva la marchande assise sous un parasol rouge. Il y avait devant elle trois grandes corbeilles pleines d’œufs : la première était pleine d’œufs d’oiseau-mouche, si petits qu’on les voyait à peine; la deuxième, pleine d’œufs de poule ; la troisième, pleine d’é-normes œufs d’autruche.

TOTOLITOTO : B’jour M’dame. (il touche son grand chapeau.) Je voudrais trois œufs.

MARCHANDE : Des petits, des moyens ou des gros ?

GRIOT 1 : Totolitoto se gratta le bout du nez. Sa mère n’avait pas dit de quelle taille elle les voulait. Il réfléchit :

T. : (A part, se parlant a lui-même, et se grattant le bout du nez)
Voyons si je prends trois petits œufs, j’aurai un tout petit gâteau.
Si je prends trois œufs moyens, je n’aurai qu’un gâteau moyen.
Tandis que si j’en prends trois gros…
(Se tournant vers la marchande) :
Trois gros, s’il vous plait, M’dame !

MARCHANDE : Très bien !

GRIOT 2 : Et elle lui donna trois œufs d’autruche énormes. (La marchande lui donne les 3 œufs.)

GRIOT 1 : Oh là là ! Qu’ils étaient gros ! Quel magnifique gâteau ils allaient faire ! Totolitoto s’en léchait déjà les babines.

T. : (Se léchant les babines en pensant au gâteau. Puis tout à coup s’écriant) Mais, comment vais-je faire pour les emporter ? Je n’ai pas de panier.

GRIOT 2 : C’était bien embarrassant. Enfin après avoir beaucoup réfléchi, il en mit un sous son grand chapeau, prit le deuxième dans ses mains, et le troisième…

GRIOT 1 : Que fit-il du troisième ?

GRIOT 2 : (Continuant son histoire) La troisième, ma foi ! il le poussa devant lui, très délicatement, du bout de son pied nu, en le faisant rouler sur l’herbe.

GRIOT 1 : Et après ?

GRIOT 2 : Au commencement, cela n’alla pas mal. Totolitoto était très ******* de son excellente idée et il chantonnait, le long du chemin, une petite chanson de son invention :

T. :
Les trois œufs de Totolitoto
Sont des œufs si gros, si gros, si gros
Que maman fera un gâteau
Plus grand que Totolitoto
Avec son grand chapeau.

GRIOT 2 : Et chaque fois qu’il disait « Totolitoto ! » il donnait à l’œuf un petit coup de pied qui le faisait rouler en avant.

GRIOT 1 : Mais voilà, que tout a coup, sans faire attention il donna un coup de pied si fort que PAF ! l’œuf sauta en l’air et PLOUF ! retomba sur une pierre et se cassa au beau milieu du chemin.

GRIOT 2 : Quel malheur affreux ! Un petit ruisseau jaune se mit a couler entre les pieds de Totolitoto qui avait envie de pleurer.

GRIOT 1 : Mais bravement, il se gratta le bout du nez, remonta sa ceinture en peau de bananes, et reprit sa route avec les deux œufs qui lui restaient (un dans son chapeau, l’autre dans ses deux mains) en chantant une deuxième petite chanson :

T. : (Se grattant le bout du nez, remontant sa ceinture en peau de bananes, et reprenant sa route avec les deux œufs restants)
Les deux œufs de Totolitoto
Sont des œufs si gros, si gros
Que maman fera un gâteau
Presque aussi grand que Totolitoto
Sans son chapeau.

Scène 3, Acte 1

GRIOT 1 : Il marchait ainsi depuis un moment quand il vit un petit singe qui le regardait venir au bord de la route.

PETIT SINGE : Bien le bonjour, Totolitoto. Est-ce que par hasard tu retournerais chez toi ?

T. : Oui, M’sieur. (touchant son chapeau pour saluer le singe)

PETIT SINGE : Est-ce que par hasard ce serait un œuf que tu tiens là ?

T. : Oui, M’sieur.

PETIT SINGE : Quel œuf magnifique ! Est-ce que par hasard tu me le prêterais une minute pour que je voie s’il est lourd ?

T. : Oh oui ! M’sieur

GRIOT 2 : Et Totolitoto de lâcher un peu l’œuf qui était très - très lourd a porter.

GRIOT 1 : Et il tendit l’œuf au petit singe qui le prit avec précaution.

PETIT SINGE : Et maintenant, est-que par hasard, tu ne sais pas comme je cours vite ?

GRIOT 2 : Et Frrrt ! le petit singe s’enfuit en courant, emportant l’œuf, si vite, si vite que Totolitoto n’avait pas eu le temps de crier :

T. : Au voleur ! Au vol…

GRIOT 2 : (continuant son histoire) …que déjà il ne voyait plus rien.

GRIOT 1 : Pauvre Totolitoto ! Il ne lui restait plus qu’un œuf, bien caché dans son chapeau.

GRIOT 2 : Il reprit sa route bravement en chantant une troisième petite chanson qu’il venait de composer :

T. : (Reprend la route, sanglotant un peu)
L’œuf de Totolitoto
Est un œuf si gros, -eau
Que maman fera un gâteau, -eau
Grand comme le chapeau,-eau
de Totolitoto, -eau

Scène 4, Acte 1

GRIOT 1 : C’est alors qu’il aperçut une autruche qui venait vers lui. Elle marchait lentement, tête baissée, et elle avait l’air extrêmement triste. Quand Totolitoto passa près d’elle, il vit une grosse larme qui coulait le long de son bec.

T. : B’jour (salue poliment en touchant son chapeau)

L’AUTRUCHE : Bonjour, Totolitoto (d’un ton lamentable). D’où viens-tu ?

T. : Du village où j’ai acheté des œufs.

L’AUTRUCHE : Des œufs ?! (crie l’autruche) Justement j’ai perdu mon œuf ! C’est cela qui me rend triste

GRIOT 2 : … continua-t-elle en s’essuyant l’œil du bout de son aile.

T. : Quel dommage !

L’AUTRUCHE : Et si ce n’est pas indiscret – pourrais-je savoir où sont ces œufs ?

T. : Le premier est au bord de la route, le deuxième dans les bras d’un petit singe, le troisième sous mon chapeau.

L’AUTRUCHE : Comme c’est bizarre !

GRIOT 1 : … dit pensivement l’autruche.

L’AUTRUCHE : Pourrais-tu me les montrer ?

T. : Il ne m’en reste plus qu’un…

GRIOT 2 : … expliqua Totolitoto. Et il souleva son chapeau pour lui montrer son dernier œuf.

GRIOT 1 : Mais des que l’autruche l’eut aperçu, elle le saisit et l’embrassa éperdument :

L’AUTRUCHE : Mon œuf ! Mon bel œuf ! Mon œuf chéri !

T. : Mais, ce n’est pas votre œuf, puisque je l’ai acheté au village et que je le rapporte à maman pour qu’elle fasse un gâteau grand comme mon chapeau.

GRIOT 1 : Et Totolitoto se remit à chanter :
L’œuf de Totolitoto
Est un œuf si gros, -eau
Que maman fera un gâteau, -eau
Grand comme le chapeau,-eau
de Totolitoto, -eau

L’AUTRUCHE : Si, c’est mon œuf ! (interrompant la chanson de T.) Je le reconnais, c’est bien lui ! Oh ! donne-le moi, Totolitoto, donne-le mois !

GRIOT 2 : Que faire ? Si Totolitoto donnait son dernier œuf, il n’aurait plus de gâteau du tout. Mais la pauvre autruche avait l’air si triste…

GRIOT 1 : Totolitoto se gratta le bout du nez et réfléchit longuement. Enfin, comme il avait bon cœur, il tendit l’œuf à l’autruche avec un long soupir :

T. : Tenez, prenez-le, puisqu’il est à vous.

GRIOT 2 : Vite l’autruche saisit l’œuf dans son bec.

L’AUTRUCHE : Tu es un bon garçon. Pour te remercier, je vais te donner quelque chose.

GRIOT 1 : L’autruche se retourna et lui montra sa grosse queue frisée.

L’AUTRUCHE : Tiens, tu peux choisir dans ma queue trois plumes que tu mettras à ton chapeau.

T. : Oh ! merci. Je les aime encore mieux qu’un gros gâteau.

GRIOT 2 : Puis il s’en retourna chez lui très fier, en chantant une petite chanson nouvelle :

T. : (chantant)
Le petit Noir Totolitoto
A trois belles plumes à son chapeau, oh, oh
Aucun chapeau, oh oh
du monde n’est plus beau, oh oh
que le chapeau, oh oh
De Totolitoto, oh oh !

D’après Pernette CHAPONNIÈRE « Le petit ours en pain d’épices et autres contes » - BOURRELIER.
Chorégraphie : Horváth-Militicsi Attila

Nouzha
25-02-2009, 20:46
Les trois oeufs de Totolitoto

Scene 1, Acte 1 (Préface)

GRIOT 1 : Il y avait une fois un petit Noir qui s’appelait Totolitoto. Il n’avait pour habit qu’une ceinture de peaux de bananes – parce que, dans son pays, il faisait si chaud qu’on n’avait pas besoin de veste – et un grand chapeau de feuilles de palmier que sa mère lui avait tressé.

GRIOT 2 : C’était un superbe chapeau, et Totolitoto en était si fier qu’il ne l’enlevait jamais.

GRIOT 1 : Même pas pour dormir ?

GRIOT 2 : Non, même pas pour dormir, mais il le poussait seulement, toc ! jusqu’au bout de son petit nez noir. Ah ! quel beau chapeau c’était là !

Scène 1, Acte 2

GRIOT 2 : La maman de Totolitoto lui dit un beau jour :

MAMAN T. : Totolitoto, je vais faire un gâteau. Va vite au village m’acheter trois œufs.

TOTOLITOTO : Bien, maman. (Il part en courant. La maman de T. sort aussi.)

GRIOT 1 : Et comme il était gourmand et qu’il se réjouissait de manger le gâteau, il s’en alla en courant pour être plus vite de retour.

Scène 2, Acte 1

GRIOT 1 : Arrivé au village, il trouva la marchande assise sous un parasol rouge. Il y avait devant elle trois grandes corbeilles pleines d’œufs : la première était pleine d’œufs d’oiseau-mouche, si petits qu’on les voyait à peine; la deuxième, pleine d’œufs de poule ; la troisième, pleine d’é-normes œufs d’autruche.

TOTOLITOTO : B’jour M’dame. (il touche son grand chapeau.) Je voudrais trois œufs.

MARCHANDE : Des petits, des moyens ou des gros ?

GRIOT 1 : Totolitoto se gratta le bout du nez. Sa mère n’avait pas dit de quelle taille elle les voulait. Il réfléchit :

T. : (A part, se parlant a lui-même, et se grattant le bout du nez)
Voyons si je prends trois petits œufs, j’aurai un tout petit gâteau.
Si je prends trois œufs moyens, je n’aurai qu’un gâteau moyen.
Tandis que si j’en prends trois gros…
(Se tournant vers la marchande) :
Trois gros, s’il vous plait, M’dame !

MARCHANDE : Très bien !

GRIOT 2 : Et elle lui donna trois œufs d’autruche énormes. (La marchande lui donne les 3 œufs.)

GRIOT 1 : Oh là là ! Qu’ils étaient gros ! Quel magnifique gâteau ils allaient faire ! Totolitoto s’en léchait déjà les babines.

T. : (Se léchant les babines en pensant au gâteau. Puis tout à coup s’écriant) Mais, comment vais-je faire pour les emporter ? Je n’ai pas de panier.

GRIOT 2 : C’était bien embarrassant. Enfin après avoir beaucoup réfléchi, il en mit un sous son grand chapeau, prit le deuxième dans ses mains, et le troisième…

GRIOT 1 : Que fit-il du troisième ?

GRIOT 2 : (Continuant son histoire) La troisième, ma foi ! il le poussa devant lui, très délicatement, du bout de son pied nu, en le faisant rouler sur l’herbe.

GRIOT 1 : Et après ?

GRIOT 2 : Au commencement, cela n’alla pas mal. Totolitoto était très ******* de son excellente idée et il chantonnait, le long du chemin, une petite chanson de son invention :

T. :
Les trois œufs de Totolitoto
Sont des œufs si gros, si gros, si gros
Que maman fera un gâteau
Plus grand que Totolitoto
Avec son grand chapeau.

GRIOT 2 : Et chaque fois qu’il disait « Totolitoto ! » il donnait à l’œuf un petit coup de pied qui le faisait rouler en avant.

GRIOT 1 : Mais voilà, que tout a coup, sans faire attention il donna un coup de pied si fort que PAF ! l’œuf sauta en l’air et PLOUF ! retomba sur une pierre et se cassa au beau milieu du chemin.

GRIOT 2 : Quel malheur affreux ! Un petit ruisseau jaune se mit a couler entre les pieds de Totolitoto qui avait envie de pleurer.

GRIOT 1 : Mais bravement, il se gratta le bout du nez, remonta sa ceinture en peau de bananes, et reprit sa route avec les deux œufs qui lui restaient (un dans son chapeau, l’autre dans ses deux mains) en chantant une deuxième petite chanson :

T. : (Se grattant le bout du nez, remontant sa ceinture en peau de bananes, et reprenant sa route avec les deux œufs restants)
Les deux œufs de Totolitoto
Sont des œufs si gros, si gros
Que maman fera un gâteau
Presque aussi grand que Totolitoto
Sans son chapeau.

Scène 3, Acte 1

GRIOT 1 : Il marchait ainsi depuis un moment quand il vit un petit singe qui le regardait venir au bord de la route.

PETIT SINGE : Bien le bonjour, Totolitoto. Est-ce que par hasard tu retournerais chez toi ?

T. : Oui, M’sieur. (touchant son chapeau pour saluer le singe)

PETIT SINGE : Est-ce que par hasard ce serait un œuf que tu tiens là ?

T. : Oui, M’sieur.

PETIT SINGE : Quel œuf magnifique ! Est-ce que par hasard tu me le prêterais une minute pour que je voie s’il est lourd ?

T. : Oh oui ! M’sieur

GRIOT 2 : Et Totolitoto de lâcher un peu l’œuf qui était très - très lourd a porter.

GRIOT 1 : Et il tendit l’œuf au petit singe qui le prit avec précaution.

PETIT SINGE : Et maintenant, est-que par hasard, tu ne sais pas comme je cours vite ?

GRIOT 2 : Et Frrrt ! le petit singe s’enfuit en courant, emportant l’œuf, si vite, si vite que Totolitoto n’avait pas eu le temps de crier :

T. : Au voleur ! Au vol…

GRIOT 2 : (continuant son histoire) …que déjà il ne voyait plus rien.

GRIOT 1 : Pauvre Totolitoto ! Il ne lui restait plus qu’un œuf, bien caché dans son chapeau.

GRIOT 2 : Il reprit sa route bravement en chantant une troisième petite chanson qu’il venait de composer :

T. : (Reprend la route, sanglotant un peu)
L’œuf de Totolitoto
Est un œuf si gros, -eau
Que maman fera un gâteau, -eau
Grand comme le chapeau,-eau
de Totolitoto, -eau

Scène 4, Acte 1

GRIOT 1 : C’est alors qu’il aperçut une autruche qui venait vers lui. Elle marchait lentement, tête baissée, et elle avait l’air extrêmement triste. Quand Totolitoto passa près d’elle, il vit une grosse larme qui coulait le long de son bec.

T. : B’jour (salue poliment en touchant son chapeau)

L’AUTRUCHE : Bonjour, Totolitoto (d’un ton lamentable). D’où viens-tu ?

T. : Du village où j’ai acheté des œufs.

L’AUTRUCHE : Des œufs ?! (crie l’autruche) Justement j’ai perdu mon œuf ! C’est cela qui me rend triste

GRIOT 2 : … continua-t-elle en s’essuyant l’œil du bout de son aile.

T. : Quel dommage !

L’AUTRUCHE : Et si ce n’est pas indiscret – pourrais-je savoir où sont ces œufs ?

T. : Le premier est au bord de la route, le deuxième dans les bras d’un petit singe, le troisième sous mon chapeau.

L’AUTRUCHE : Comme c’est bizarre !

GRIOT 1 : … dit pensivement l’autruche.

L’AUTRUCHE : Pourrais-tu me les montrer ?

T. : Il ne m’en reste plus qu’un…

GRIOT 2 : … expliqua Totolitoto. Et il souleva son chapeau pour lui montrer son dernier œuf.

GRIOT 1 : Mais des que l’autruche l’eut aperçu, elle le saisit et l’embrassa éperdument :

L’AUTRUCHE : Mon œuf ! Mon bel œuf ! Mon œuf chéri !

T. : Mais, ce n’est pas votre œuf, puisque je l’ai acheté au village et que je le rapporte à maman pour qu’elle fasse un gâteau grand comme mon chapeau.

GRIOT 1 : Et Totolitoto se remit à chanter :
L’œuf de Totolitoto
Est un œuf si gros, -eau
Que maman fera un gâteau, -eau
Grand comme le chapeau,-eau
de Totolitoto, -eau

L’AUTRUCHE : Si, c’est mon œuf ! (interrompant la chanson de T.) Je le reconnais, c’est bien lui ! Oh ! donne-le moi, Totolitoto, donne-le mois !

GRIOT 2 : Que faire ? Si Totolitoto donnait son dernier œuf, il n’aurait plus de gâteau du tout. Mais la pauvre autruche avait l’air si triste…

GRIOT 1 : Totolitoto se gratta le bout du nez et réfléchit longuement. Enfin, comme il avait bon cœur, il tendit l’œuf à l’autruche avec un long soupir :

T. : Tenez, prenez-le, puisqu’il est à vous.

GRIOT 2 : Vite l’autruche saisit l’œuf dans son bec.

L’AUTRUCHE : Tu es un bon garçon. Pour te remercier, je vais te donner quelque chose.

GRIOT 1 : L’autruche se retourna et lui montra sa grosse queue frisée.

L’AUTRUCHE : Tiens, tu peux choisir dans ma queue trois plumes que tu mettras à ton chapeau.

T. : Oh ! merci. Je les aime encore mieux qu’un gros gâteau.

GRIOT 2 : Puis il s’en retourna chez lui très fier, en chantant une petite chanson nouvelle :

T. : (chantant)
Le petit Noir Totolitoto
A trois belles plumes à son chapeau, oh, oh
Aucun chapeau, oh oh
du monde n’est plus beau, oh oh
que le chapeau, oh oh
De Totolitoto, oh oh !

D’après Pernette CHAPONNIÈRE « Le petit ours en pain d’épices et autres contes » - BOURRELIER.
Chorégraphie : Horváth-Militicsi Attila




Moad, j'ai déjà mis cette pièce ici

:
http://www.************/vb/showthread.php?t=63976


ãæÖæÚ ãßÑÑ

ahmed95
26-02-2009, 12:57
ÔßÑÇ ÈÒÇÇÇÇÇÇÇÇÇÇÇÇÇÇÇÇÇÇÇÇÇÇÇÇÇÇÇÇÝ

saad amrani
02-03-2009, 13:09
merci beaucoup

ÕáÇÍ ÇáÏíä ÈæÑÉ
07-03-2009, 06:05
http://www.yvesgarric.com/index.php?page=theatreauxenfants