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ãÔÇåÏÉ ÇáäÓÎÉ ßÇãáÉ : la crise manifeste de la lecture


khalid amzil
22-03-2009, 10:44
L'institution scolaire publique marocaine ne favorise pas le gout à la lecture.Mis à part la lecture imposé en classe de manuels scolaires ,les élèves ont du mal à lire des livres extrascolaires en vue de developper leurs virtuosités linguistiques,éveiller leurs sensibilités et stimuler leurs ciriosités.L'appel incessant et pressant des enseignants à acheter des livres,les feuilleter et les lire avec passion ne trouve pas un echos favorable chez cette nouvelle génération férue de la revolution numérique.Mais au lieu de consulter des thèmes interessants que recelent cet outil informatique,les élèves daujourdhui,a une exception près,recourent à ces espaces de chat ou dans les meilleurs des cas,ils jettent leur dévolu sur des espaces ludiques.Il y'a réellement un désintérêt du livre,non pas au niveau de l'école ou de l'université,mais à tous les niveaux.Cette crise de lecture et cet absence flagrante de lectorat au maroc nous interpelle et nous incite à se poser la question:pourquoi cette crise touche notre pays et quelles sont les actIons et les mesures à entreprendre pour promouvoir la lecture?

amina abdallaoui
22-03-2009, 11:52
Il est malheureux de constater que le livre n'est plus de mise...ou presque.la question qui s'impose est pourquoi ce refus de prendre un livre ,le feuilleter,le lire ,le toucher?les enseignants sont tenus de faire retablir l'ordre des choses en incitant les apprenants à lire ,,à savourer les differentes formes de lecture...faire de la lecture un besoin pressant et une necessité absolue,un plaisir tout simplement.merci d'avoir soulevé ce probleme monsieur amzil.

aziz-kaf
22-03-2009, 16:28
merci si khalid pour ce sujet d'actualité
J'ai eu l'occasion de mener une petite recherche sur la lecture l'année dernière. les conclusions auxquelles je suis parvenu sont révélatrices:
Selon un sondage officiel, au Maroc, il y a 1.5 de lecteurs réguliers; le best seller marocain est tiré à 25000 exemplaires(cellule numéro 10 de Marzouki) (exemplaires vendus annuellement au Maroc: près de 180 000, contre 300 millions en France)
Les causes sont diverses: inexistence de culture de la lecture, manque d'espaces publics et privés de lecture(bibliothèque publique pesonnelle et familiale) centration sur la lecture fonctionnelle (la lecture plaisir est bannie de nos classes faute de textes d'auteurs et présence exagérée des textes non littéraires, l'attrait de l'image comparable au livre, l'influence des nouvelles technologies, la dévalorisation des valeurs de l'école et du savoir en général, l'investissemnt faible dans le domaine du livre , négligence des médias publics(2 émissions littéraires contre une vingtaine sur la cuisine, la chanson, le sport...)et j'en passe et des meilleures.
Et dire que le premier mot du saint Coran est : LIS. :

khalid amzil
22-03-2009, 17:15
Effectivement si aziz,le premier verset coranique à trait à un appel solennel a la lecture.Mais la réalité à la peau dure.On s'aperçoit que la moitié de la population marocaine est analphabète,les autres capables de lire ne le font pas en raison,selon leurs dires,de la cherté du livre.Sans conteste,on peut souligner que le livre marocain reste abordable et son prix n'est pas exorbitant si on le compare avec les vêtements.Au sein des établissements scolaires,rare sont les enseignants qui feuillettent des livres devant ce parterre d'élèves.En effet,il est difficile de donner naissance à des lecteurs en herbe du moment que les professeurs n'encouragent pas la création de bibliothèques de classe et n'nvitent pas les apprenants à affluer à la bibliothèque de l'école en cas de son existence.On a du mal à voir un leader administratif s'engager dans la mise en place de convention de partenariat relatif à la création de bibliothèque dans le dessin de promouvoir la lecture.Il est d'autant plus vrai que le ministère de la culture ne dispose pas d'une stratégie efficiente pour favoriser la politique de lecture au maroc.Ce sont là à mon humble sens quelques facteurs qui sont derrière ce désintérêt patent de ce précieux camarade:le livre

ÕÎÑÉ ÓíÒíÝ
22-03-2009, 17:24
la lecture est la clef du savoir

ilham11
22-03-2009, 20:03
le gout de la lecture doit etre ancré avant meme de venir à l'école. l'enfant doit etre habitué à voir ses parents lire qui n'est pas le cas dans la plupart des familles marocaines. si les parents ne savent pas lire ils peuvent au moins éveiller sa curiosité en lui racontant des histoires.l'école serait chargée par la suite de lui donner les outils linguistiques et l'inciter à lire le livre scolaire et d'autre livres complémentaires qui suscitent son interet. inculquer l'amour du livre à l'enfant doit vraiment etre un objectif primordial au sein de nos établissement scolaire par la création des bibliothèques et la valorisation du livre.

khalid amzil
22-03-2009, 21:00
Vous avez raison d'avancer la necessité d'ancrer ce goût avéré de la lecture et l'ancrer dans l'enceinte familiale et dans la sphère scolaire.La plupart des parents n'ont pas cette culture ou même ne disposent pas d'un niveau requis pour outillé leurs progénitures et les doter de cet amour inextinguible de lire des livres à la pelle,neanmoins,les enseignants n'ont pas d'alibi pour se désengager de leurs missions.Ils sont tenus d'inculquer ce gout a travers l'organisation d'une journée dediée a la lecture,ils peuvent organiser une compétition interclasse intitulée"le meilleur resumé",dans ce concours,les élèves participants s'engagent à lire une histoire et veillent à rédiger un resumé qui sera soumis à la loupe d'un jury...les exemples ne manquent pas,il faut s'armer d'une volonté ferme pour promouvoir et encourager les écoliers à aimer la lecture tout court

dalil
23-03-2009, 09:13
j'aime ton idée chèr khalid, je veillerai à sa réalisation dans mon école et c'est une reussite si on gagne un lecteur par classe!
chère ilham, tu as relevé un point important; l'enfant doit s'habituer à voir des livres chez lui! je vais vous raconter ce que faisait mon père pour nous inciter à lireÑÍãå Çááå :
il commençait à nous raconter une histoire jusqu'au noeud de l'intrigue et nous disait :" c'est dans ce bouquin allez finissez-le" et cela a marché avec tous mes frères et soeurs! n'est-ce pas très pédagogique!
NB: une priere s.v.p, essayez d'agrandir l'écriture je suie une grande presbyte et merci

khalid amzil
23-03-2009, 10:36
Merci pour l'intérêt manifesté à l'égard de ce thème qui revet une importance toute particuliére au sein de nos établissements scolaires et qui mérite d'être érigé en priorité incontournable dans notre action pédagogique.Certes,il y'a une grave crise au niveau de la lecture au maroc qui exige une analyse sérieuse et une réflexion objective en vue de mettre le doigt sur les facteurs qui incitent bon nombre non négligeable de marocain de bouder le livre et ne lui accorder aucune en,veloppe budgétaire pour favoriser et pousser au moins les enfants à aller aux bibliothèques,aux librairies,aux expositions de livre en vue de toucher ,de feuilletter et pourquoi pas achetter un livre et le dedier à un ami a l'occasion dun baptème,d'une circoncision,d'un mariage...pourquoi cette tendance à offrir des ustensiles de cuisine en guise de cadeau et pas un livre?les idées innovantes pour booster et promouvoir la lecture sont foisonnants,il faut juste reflechir aux solutions,certainement on aboutira à les trouver.Je trouve l'idée envisagée par le père de dalil phénoménale et mérite une mise en oeuvre car très aisée et faisable.Un travail de reflexion de titan chers lecteurs en vue de mettre en avant et suggerer des pistes envisageables et des leviers d'action pour la promotion de la lecture tant en classe qu'a la maison

perle blanche
23-03-2009, 11:02
La nouvelle génération ne lit pratiquement plus,elle cherche toujours ce qui est plus facile.
Et je donne mon exemple:blushing: ,je cherche toujours une lecture rapide vite fait…pourquoi ?????et bien je sais pas
Merci khalid pour ce sujet ,c'est trés intéréssant..

nabila
23-03-2009, 16:19
Cher frère merci d'avoir aborder ce sujet
Je t'avoue que je suis une passionnée de lecture depuis mon jeune âge: je peu lire 2 romans par semaine sans parler des revues, journaux ( en deux langues arabe et français)
Et c'est une chose que j'ai fait apprendre à mon fils âgé actuellement de trois ans et demie. Il ne dort jamais avant que je ne lui lise une petite histoire: c'est une habitude qu'il a appris depuis qu'il avait 6 mois, je lui lisais des petites histoires et il s'est habitué ainsi.
Pour mes élèves, cela fait 4 et demie que j'ai élaboré une bibliothèque de classe: j'ai acheté une quarantaine de romans que j'ai constatés qu'ils seront à la portée et la compréhension de mes élèves et que je distribue périodiquement pour les élèves de mes six classes (bien sur des romans en français).au début les élèves sont timides ou se croient incapables de lire, mais avec un peu de motivation…. Ils lisent, font un résumé de l'œuvre, présente les personnages, établissent une biographie de l'auteur et donne leur propre opinion sur le roman. D'autres exigent même de lire tel ou tel roman parce que l'ami(e) l'a lu et leur a raconté l'histoire et ils sont passionnés de la lire aussi.

mohammed2
23-03-2009, 17:06
Merci tout le monde d'avoir soulevé et traité dignement ce sujet très pertinent.De ma part,je partage toutes vos idées et j'ajoute que l'État en tant que tutrice du peuple n'a pas encouragé la lecture,au contraire elle a déçu voire frustré ceux qui s'étaient adonné à cette pratique et y avaient excellé en les condamnant à chômer et en les traitant d'hors la loi lorsqu'ils avaient manifesté pour réclamer leurs droits à la vie sereine et méritoire.
N'oubliez pas cela car à mon sens ,il a constitué la cause principale du problème traité et qui n'a commencé à prendre sa demesion alarmante qu' au début des années quatre-vingt car ,avant les marocains avaient été de grands lecteurs et amateurs de sciences.
Je dis cela sans parler de la banalité des contenus de certains journaux qui, peut etre, ne donnent au lecteur ce gout et cette envie de lire juste pour le plaisir.
Enfin,rien ne pourrait remplacer la lecture et une nation qui ne lit pas est une nation vouée à l'échec.Que Dieu nous-en préserve tous