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ãÔÇåÏÉ ÇáäÓÎÉ ßÇãáÉ : Le chômage des diplômés:un indicateur de la faillite du système éducatif


khalid amzil
26-03-2009, 05:42
Il y'a plus d'une décennie,on assiste stupéfait à un changement radical du visage du monde qui accorde une importance cruciale à l'économie.L'économie aujourd'hui repose sur des fondements solides qui ont comme nom:la compétitivité,la compétence,la productivité,la bonne gouvernance,le management...A l'ére de la mondialisation,il n y'a de place qu'aux systèmes éducatifs performants et de meilleurs qualités qui répondent favorablement aux revendications et aux demandes d'emploi formulées par le monde de l'entreprise.En un mot,les pays émergents et developpés ont compris que le système éducatif est une locomotive est un levier de premier plan pour gagner la bataille du progrès.Au maroc,notre système d'enseignement ne permet pas aux apprenants et aux étudiants de développer les capacités d'analyse,les aptitudes de synthèse,la résolution des problèmes,la reflexion critique,l'innovation,la maitrise linguistique,la géstion optimale des équipes,la responsabilisation...et tout un système de valeurs fait cruellement défaut.Les candidats qui arrivent annuellement sur le marché de l'emploi ne sont pas dotés de qualifications requises .A l'evidence,la situation du chômage des diplômés va en s'accentuant,et notre économie mal en point a du mal à créer des postes d'emploi,à cause d'une inadéquation des profils du système éducatif et les exigences du marché de l'emploi.Résultat,on assiste à un bras de fer quasi-quotidien entre les diplômés chômeurs et les forces de l'ordre.Au lieu d'engager un débat houleux en vue de trouver les solutions appropriées à ce problème du chômage,la réponse est sécuritaire et non pas éducative

captif01
26-03-2009, 15:42
voila à si Khalid, vous avez mis le doit sur la plaie qui saigne . c'est la raison pour la quelle nos élèves manquent de motivation : soyant réalistes un peu, un élève marocain s'il met les mains et les pieds pour terminer ses études c'est pour un seul espoir d'avoir un travail . Cependent les diplomes qu on leur accorde sont nuls par rapport au marché d'emploi
Il faut alors une ouverture effective de l'école sur son environement.... Merci encore
dd1

ÚÒíÒ ÇáæÇÑÊí
26-03-2009, 16:10
Åä ÇáãæÇÖíÚ ÇáÊí ÊÊØÑÞ ÅáíåÇ íÇ ÃÎí ÎÇáÏ ãä ÇáÃåãíÉ ÈãßÇä ÝÍÑÇã Ãä ÊÈÞì ÍÈíÓÉ åÐå ÇáÏÝÇÊÑ . ãä ÇáæÇÌÈ Ãä íßæä áß ÞÑÇÁ ßËÑ ¡ ÝÇáÊãÓ áåÇ ÃãßäÉ ÃÎÑì ¡ ÃÊãäì áß ÇáÊæÝíÞ.....

ÇáÒÈíÑ
26-03-2009, 16:12
ÈÇÑß Çááå Ýíß

abderrahman93
26-03-2009, 16:24
ÈÇÑß Çááå Ýíß

mohammed2
30-03-2009, 09:00
Bonne analyse du rendement et de l'efficacité de notre système éducatif qui laisse à désirer malgré nos efforts en tant quenseignants ....Cela veut dire que le problème est ailleur et non pas essentiellement dans nos classes comme le prétendent certains

dalil
30-03-2009, 09:52
je pense que dans les hautes sphères ils sont conscients du problème, et de ce paradoxe entre le système éducatif et les exigences du marché de travail, que nos jeunes diplômés vivent, mais nos responsables, ont-ils une vraie volonté de changer cette réalité???

khalid amzil
30-03-2009, 10:00
Il y'a une réelle prise de conscience au niveau ministériel relatif à l'ampleur et à la gravité du phénomène du chômage qui affecte nos jeunes chômeurs.Mais la volonté inébranlable pour juguler ce problème épineux est loin d'être au rendez-vous.

aziz-kaf
30-03-2009, 15:30
salam si khalid
Personnellement, je suivrai une autre approche pour traiter de ce sujet. je pense que le système éducatif, concernat justement ce volet, n'est pas à stigmatiser. il a, comme le soulignent les grandes finalités, formé beaucoup d'étudiants et dans des spécialités diverses, allant des disciplines littéraires aux disciplines les plus scientifiquement spécialisées. cela n'était pas possible sans des dépenses publiques considérables. Pourquoi ne pas reprocher au monde du travail de ne pas être à la hauteur des ambitions des diplômés; il ne veut en aucun cas investir dans la formation pratique bien qu'il bénéficie de beaucoup d'avantages fiscaux. Dans les pays développés, l'école se charge de formation académique et théorique alors que le secteur économique et social assume la responsabilité de prendre en charge les profils adéquats à travers des stages et des formations appropriées qui débouchent sur des contrats de travail et des obligations partagées. Dans le cas du Maroc, les diplômés refusent de travailler dans le secteur privé car il n'est pas transparent et non moins fiable; et la fonction publique ne pourrait absorber toutes les demandes.
Il est vrai que ni nos diplômés ni encore moins nos hommes d'affaires ne sont convaincus -pour des raisons culturelles et sociopsychologiques- de l'investissemnt dans les risques, les uns en dépensant un peu plus d'argent pour la formation et l'adaptation, les autres en acceptant d'être embauchés dans le secteur privé.
Bref, je pense que si le système éducatif présente beaucoup de dysfonctionnements, sur ce point il n'est pas critiquable; nous voyons comment les grandes multinationales proposent des postes à nos diplômés et avec des salaires sans comparaison