ãÔÇåÏÉ ÇáäÓÎÉ ßÇãáÉ : un legs culturel est en passe de disparaitre:le conte
khalid amzil
30-03-2009, 18:56
Une dédicace à notre nouvelliste la plus prisée amina abdallaoui pour son talent et à l'occasion festive de son accès au centre de formation des inspecteurs. Un secret de polichinelle,le 20mars restera sans l'ombre d'un doute une date vivace dans la mémoire des enseignants et des élèves,et pour cause,il s'agit tout simplement de la journée mondiale du conte.Instituée en 2004,cette journée internationale du conte est une occasion propice pour ressusciter notre patrimoine traditionnel oral menacé de disparaitre si auccune mesure n'est entreprise pour le réhabiliter et lui donner tout l'éclat indispensable.En effet,le conte est un art qui permet au conteur de raconter une histoire à un auditoire rassemblé autour de ce magicien de la parole qui captive par ces propres moyens ce public qui sombre dans l'étonnement,la peur,le rire et le sourire...le conteur,aidé par une voix envoûtante et charmée,par des gestes soigneusement deployées...Le monde du conte est fondamentalement fantastique et inoui,il emmène les enfants qui écoutent avec zèle et passion dans un univers magiques ponctué par des animaux qui parlent,des héros vaillants et téméraires,des monstres et des ogresses qui ont l'ambition de dévorer et de semer la panique.Au maroc,ce legs culturel et ludique qui transmet une grile de valeurs est au bord de la disparition.Les enseignants sont appelés à présérver cette inestimable richesse et à lui rendre ses lettres de noblesse,car pédagogiquement parlant,il éveille la curiosité de l'enfant,enrichi son capital linguistique,developpe son amour avéré vis à vis de l'acte de lire et étoffe son imaginaire.Les occidentaux ont bercé notre enfance par des personnages devenus familiers,comme cendrillon,blanche neige,chaperon rouge,harry potter...au maroc une multitude d'histoires racontées par nos aieux sont entrain de se perdre,faisons conjointement un geste appréciable pour renouer le contact avec ce beau patrimoine
amina abdallaoui
31-03-2009, 05:39
MERCI d'etre aussi actuel pour nous rappeller des dates et des stations qu'on a tendance à oublier et merci aussi d'assumer le rôle de reveilleur de conscience.merci pour tout.
khalid amzil
31-03-2009, 11:33
Merci amina pour l'intérêt accru que vous portez à ce genre d'écrit qui vise à moderniser l'action pédagogique et renouveller la démarche et la structure du travail acharné de la communauté des enseignants.En fait,il est plus qu'interessant d'introduire le conte dans la vie scolaire de l'apprenant,car c'est un support didactique qui stimule sa curiosité et aiguise son imaginaire.Un enfant ressent un grand besoin de reconnaitre le monde qui l'entoure et une panoplie de questionnements le hante.Le conte est un outil pédagogique d'une richesse louable sur le plan affectif,psychologique et linguistique qui répond adéquatement aux soucis qui intriguent la vie de l'enfant.Il y'a des contes qui ont bercé notre enfance et notre jeunesse,que nous avons adoré et aimé comme "la belle et la bête""le petit poucet""la belle au bos dormant""sindibad le marin"hdidane" et les contes des milles et une nuits...il est temps d'initier nos apprenants à l'amour indéfectible de ce patrimoine et pourquoi pas à les doter de compétence d'analyse de la structure de ces histoires qui s'appuient globalement sur un canevas unifié
En fait,il est plus qu'intéressant d'introduire le conte dans la vie scolaire de l'apprenant,car c'est un support didactique qui stimule sa curiosité et aiguise son imaginaire.......
Il y'a des contes qui ont bercé notre enfance et notre jeunesse,que nous avons adoré et aimé..........
C'est un support affectif qui a épanoui l'existence de nous tous...
Comme vous l'avez cité (il y a des contes qui ont bercé notre enfance ) et qui peignent notre vie d'adulte.
Une société qui ne préserve pas son patrimoine est une société morte!
Merci pour le sujet.
Belle initiative qui ne surprend pas venant de toi cher ami
Le conte populaire est aussi une initiation à la culture nationale sous une forme attrayante pour l’enfant.
Seulement, comme tu dis c’est en voie de disparition sous sa forme traditionnelle, vue ce nouvel attrait pour le multimédia et l’audiovisuel. je pense qu’il faut une documentation de ces récits oraux en profitant des nouvelles technologies.
aziz-kaf
01-04-2009, 21:01
salam si Khalid
le conte, qui est un genre universel, est un mode de communication spécifique. Avant de découvrir ses potentialités académiques et théoriques, il jouait le rôle de dépositaire d'expériences humaines qui lui garantissaient sa fonction de socialisation: les grands, en effet, l'utilisaient pour faire passer des messages, pour véhiculer des valeurs éducatives, pour inculquer aux jeunes des conduites, etc...
Il opérait ainsi, jusqu'au jour où Vladimir Propp, un russe, écrit un livre qu'il intitule "Morphologie du conte" vers 1927 dans lequel il avance que le conte est universel dans sa structure et dans ses fonctions et que tous les contes du monde s'inspirent d'une source commune, d'où l'identité de plusieurs motifs et épreuves ( animalisation, parcours inititique des héros, re-hominisation, etc.
Vers les années 1970, la sémiotique aussi allait s'intéresser aux contes, et on le soumet à des études formelles et discursives, qui, si elles ont éclairé beaucoup de zones d'ombre dans cette expression populaire, n'ont pas moins tué cet esprit énigmatique, oral, éducatif, humain des contes; c'est ce qui allait se repércuter négativement sur l'introduction du conte dans les programmes scolaires: on s'intéresse plus à l'application des modèles théoriques de Greimas, de Courtés, de Propp qu'à la beauté et la spiritualité du conte.
Dans ce même ordre d'idées, puisque le conte est un produit anonyme qui refléte des traditions et des pensées, je pense que son traitement en classe ne devrait pas se limiter à des études formelles et structurelles, mais devrait se focaliser sur la morale, sur l'oralité, sur l'expérience humaine qui s'en dégage...
Un conte est fait pour être narré, selon des rites spécifiques. il est donc essentiel, si l'on veut motiver les élèves, de recréer les conditions de reception propres à un conte: lecture expressive, voix adaptée, ton adéquat. il est primordial également de ne pas traiter le conte comme on étudie un autre type de texte (écrits fonctionnels, textes non fictionnels, ...).
PS. la source comune aux contes est une version grecque intitulée Vénus et Psyché (on peut y déceler beaucoupo de recoupements avec les contes connus et qui sont cités supra par M. Khalid), ....
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