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ãÔÇåÏÉ ÇáäÓÎÉ ßÇãáÉ : La classe de français (1


aziz-kaf
26-04-2009, 15:53
Je proposerai sous ce titre des réflexions sur certains comportements, gestes, choix pédagogiques en classe. Parfois, ils passent inaperçus, souvent, ils sont exécutés machinalement; une prise de conscience de ces éléments pourrait améliorer la gestion des activités didactiques de la classe de français. Merci de donner votre point de vue

.

Lecture silencieuse ou lecture magistrale ? (1) h.


Lors de la séance de lecture, on a toujours recours à l'une ou à l'autre pour inaugurer le cours. Mais, est-on sûr d'avoir fait le bon choix?
La lecture silencieuse est recommandée pour des textes longs, narratifs de préférence. Elle a le mérite d'habituer les apprenants à lire avec les yeux, donc à intérioriser des réflexes susceptibles de les rendre autonomes. Par ailleurs, pour pouvoir les éduquer à observer avec précision, à savoir où chercher l'information, il serait souhaitable de leur donner des consignes de lecture (repérage d'indices, observation d'éléments textuels, ...) ré-exploitables pour la construction du sens.
La lecture magistrale est pertinente quand il s'agit d'un texte court, qui présente des particularités prosodiques ou suprasegmentales (poème, extrait de théâtre, ..). Elle donne ainsi aux élèves un modèle de lecture à suivre. Il serait préférable, dans cette optique, de rester, lors de la lecture, immobile (en face des élèves, au milieu de l'estrade) pour que les élèves ne se déconcentrent pas en suivant du ragard le va-et-vient de l'enseignant..

nissema
26-04-2009, 16:37
Merci aziz pour ces informations

amina abdallaoui
26-04-2009, 18:45
.A mon avis ,habituer l'apprenant à la lecture silencieuse,nécessite plusieurs méthodes
La reconnaissance du genre de texte et ses composantes,le style employé,et le lexique utilisé
En lisant silencieusement ,l'apprenant est sensé comprendre le message.Or pour ce fait ,il doit avoir acquis un bagage lexical qui lui permet d'avancer,pour en saisir le sens.Et dans ce cas le recours au dictionnaire peut être d'un secours bénéfique.Cependant ,le dictionnaire ne peut dans tous les cas ,apporter une solution tangible aux tournures du texte,quand le mot est éxpliqué hors contexte.
Le professeur dans pareilles situations

amina abdallaoui
26-04-2009, 18:47
est appellé à jouer le rôle du guide ,sans trop s'imposer,pour laisser libre cours à l'apprenant de faire ses premiers pas dans une lecture qui s'avére etre strictement personnelle.

khalid amzil
26-04-2009, 18:51
Voilà un sujet intéressant qui mérite une réflexion pertinente.Il s'agit de l'objectif principal de l'apprentissage au niveau des écoles primaires.Chaque parent envoie son enfant en vue d'apprendre à lire,à écrire et à calculer.Ces fondamentaux semblent le leitmotiv de chaque famille.Neanmoins,des enseignants montent au créneau pour crier leur désarroi et leur profonde détresse face à des élèves qui ont du mal à déchiffrer un mot,et même ceux qui arrivent à lire rapidement et à parcourir un texte aisément ont du mal à comprendre le message lu.La majorité des apprenants qui lisent d'une façon linéaire un texte,en commençant par le début de la phrase et en s'arrêtant au point final,n'arrivent pas à explorer sciemment ce texte/ogre.A qui incombe la faute?La responsabilité est certes partagée,l'enseignant en pôle position n'a pas reçu la formation requise en vue de doter l'apprenant du savoir-faire et de tous les atouts indispensables à mieux comprendre le support textuel.On a jamais appris à cet écolier comment procèder à recueillir l'information,comment repérer les mots outils,comment formuler des hypothèses,comment décortiquer une illustration,comment analyser un titre et son rapport étroit avec le texte...le résultat est frappant,et on continue à inviter les élèves à lire à tour de rôle de bout en bout

nissema
26-04-2009, 19:38
Merci à vous, Pour moi je commence toujours avec mes élèves par une motivation, tous ce qui est en rapport avec le titre les illustrations la source

Parfois je transforme la séance de la lecture en séance de la grammaire, de la conjugaison je lui demande de chercher des compléments des verbes des adjectifs des synonymes des contraires je lui demande de faire un résumé au texte
,

je lui demande de lire le texte et si quelqu'un n'arrive pas à lire un mot il passe au tableau et le découpe en syllabes.

de cette façon l'apprenant apprend comment lire un mot difficile et il ne s'ennuie pas de la lecture .

khalid amzil
27-04-2009, 10:29
On attendant les interventions multiples des professeurs sur ce thème extrêmement important,je souligne que les particularités paralinguistiques"les mimiques,les gestes,l'intonation,l'accentuation,le débit..."doivent être prises en ligne de considération lors de la séance de la lecture en vue de motiver et remotiver les apprenants.Un enseignant qui lit un texte en respectant la ponctuation,l'intonation,le débit,les émotions...un enseignant qui recourt aux mimiques,à la gestuelle,qui sait pertinemment comment captiver l'attention et stimuler l'intérêt de l'apprenant qui écoute avec soin et suit avec ardeur les gestes du professeur,est capable de favoriser et d'encourager les élèves à devenir autonome et des lecteurs assidus en perspective.Il ne s'agit pas d'une lecture rapide du texte du début jusqu'a la fin.mais il faut pourvoir cet écolier des outils indispensables qui lui permettent de s'engager pleinement dans cette entreprise.Des outils incontournables pour comprendre et assimiler le contenu.Lire parfaitement un texte à haute voix ou en silence n'est pas suffisant,il faut amener l'apprenant et l'accompagner en douceur à comprendre le support textuel et pourquoi pas à l'analyser

Wassan
28-04-2009, 08:35
Salut!Personnellement je ne suis pas pour la lecture silencieuse en classe .Les élèves devraient préparer leur textes à la maison afin de se familiariser avec le texte rechercher les mots difficiles ...etc... avant les séances de cours...Cela permet de gagner du temps et surtout d'instaurer une certaine rigueur ...Et une lecture magistrale parfaite dans la mesure du possible est toujours nécessaire,bien sur.
Dans mon parcours scolaire je dois énormément à mon maitre de CM2,à qui je rends hommage,ici...Il m'a fait aimé la lecture pour le restant de mes jours ..Je ne l'en remercierai jamais assez . Il avait une petite bibliothèque personnelle dans un petit coin de la salle...après la classe on allait choisir les livres qu'on voulait ...Ce n'était pas obligatoire mais un cadeau qu'il nous faisait et bien sur on était libre de faire ou pas un résumé...Je n'ai pas cessé de lire depuis ...

aziz-kaf
30-04-2009, 14:00
Je note avec plaisir vos réactions qui ont été aussi diversifiées qu'enrichissantes. La lecture s'appuie essentiellement sur des acquis d'ordre lexical et typologique, sur l'apport de l'enseignant (Amina), elle s'intéresse aux différents outils qui permettent de construire le sens, sur une formation solide de l'enseignant (Khalid); elle passe par une étude de faits linguistiques et de résumé (Nissema) et est en relation avec un travail hors de la classe (Wassan
) .
Je tiens à préciser que l'approche adoptée en classe de lecture n'est pas universelle: elle dépend globalement de plusieurs variables: convictions et formations didactiques de l'enseignant, nature des textes proposés, caractère de l'objectif, contraintes temporelles ou typologiques, ...il est vrai que les deux techniques proposées peuvent être performantes ici et insidieuses là, elles peuvent s'appliquer à telle classe et pas à d'autre, ....
L'apprentissage de l'acte de lire doit être conçu en trois étapes, selon une stratégie progressive qui prenne en comptela maturité intellectuelle des élèves, leur développement cognitif et culturel et leur accéssibilité à un mode d'apprentissage qui passe de l'oral (registre utilisé en famille, dans la rue, ..) à l'écrit (registre essentiel de l'école) : premièrement, apprendre à déchiffrer les lettres puis les mots et enfin le texte, lire en toute fluidité, parcourir les documents sans grandes difficultés, ...cela est possible durant les 3 premières années de l'apprentissage du français, plus tard acquérir cette capacité serait difficile, voire impossible, faute de temps; deuxièmement, une fois la capacité de déchiffrement acquise (quelques petites difficultés peuvent être régulés à ce stade là), apprendre à comprendre le sens et la signification du texte en se basant sur des outils linguistiques, sémantiques, rhétoriques donnés, étudiés bien sûr parallèlement (c'est la 5ème, 6éme primaire, le collège); troisièmement, apprendre à interpréter, à construire son propre sens d'un texte qui se prêterait à des lectures plurielles (la 3ème année du collège, le lycée
).
Il est fondamental de rappeler, enfin, que plusieurs paramètres interviennent également pour promouvoir la lecture et faire accéder les élèves à l'autonomie lectorale. On peut citer le choix des textes (en relation avec les besoins psychologiques des apprenants, textes d'auteurs, équilibre entre textes fonctionnels et textes fictionnels, ...)sans oublier de rattacher la lecture en classe à des projets d'utilisation ultérieure (rédaction de récits dans le cadre de projets précis, travail de bibliographie dans la bibliothèque quand elle existe, travail de prologement ou de recherche, ..),

sesan
30-04-2009, 14:02
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