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-   -   Le chômage des diplômés:un indicateur de la faillite du système éducatif (https://www.dafatir.net/vb/showthread.php?t=76376)

mohammed2 30-03-2009 09:00

Bonne analyse du rendement et de l'efficacité de notre système éducatif qui laisse à désirer malgré nos efforts en tant quenseignants ....Cela veut dire que le problème est ailleur et non pas essentiellement dans nos classes comme le prétendent certains

dalil 30-03-2009 09:52

je pense que dans les hautes sphères ils sont conscients du problème, et de ce paradoxe entre le système éducatif et les exigences du marché de travail, que nos jeunes diplômés vivent, mais nos responsables, ont-ils une vraie volonté de changer cette réalité???

khalid amzil 30-03-2009 10:00

Il y'a une réelle prise de conscience au niveau ministériel relatif à l'ampleur et à la gravité du phénomène du chômage qui affecte nos jeunes chômeurs.Mais la volonté inébranlable pour juguler ce problème épineux est loin d'être au rendez-vous.

aziz-kaf 30-03-2009 15:30

salam si khalid
Personnellement, je suivrai une autre approche pour traiter de ce sujet. je pense que le système éducatif, concernat justement ce volet, n'est pas à stigmatiser. il a, comme le soulignent les grandes finalités, formé beaucoup d'étudiants et dans des spécialités diverses, allant des disciplines littéraires aux disciplines les plus scientifiquement spécialisées. cela n'était pas possible sans des dépenses publiques considérables. Pourquoi ne pas reprocher au monde du travail de ne pas être à la hauteur des ambitions des diplômés; il ne veut en aucun cas investir dans la formation pratique bien qu'il bénéficie de beaucoup d'avantages fiscaux. Dans les pays développés, l'école se charge de formation académique et théorique alors que le secteur économique et social assume la responsabilité de prendre en charge les profils adéquats à travers des stages et des formations appropriées qui débouchent sur des contrats de travail et des obligations partagées. Dans le cas du Maroc, les diplômés refusent de travailler dans le secteur privé car il n'est pas transparent et non moins fiable; et la fonction publique ne pourrait absorber toutes les demandes.
Il est vrai que ni nos diplômés ni encore moins nos hommes d'affaires ne sont convaincus -pour des raisons culturelles et sociopsychologiques- de l'investissemnt dans les risques, les uns en dépensant un peu plus d'argent pour la formation et l'adaptation, les autres en acceptant d'être embauchés dans le secteur privé.
Bref, je pense que si le système éducatif présente beaucoup de dysfonctionnements, sur ce point il n'est pas critiquable; nous voyons comment les grandes multinationales proposent des postes à nos diplômés et avec des salaires sans comparaison


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