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nasser 13-06-2015 00:39

Retour sur l'extraordinaire sépulture de la Dame de Quengo
 
http://referentiel.nouvelobs.com/file/14079532.jpg Le cercueil en plomb datant du 17e siècle découvert à Rennes vient de livrer ses trésors : le corps quasi intact d'une noble bretonne enveloppé dans une tenue complète !https://fbcdn-sphotos-e-a.akamaihd.n...0f52a6f2735f7c
Ce cercueil en plomb a été mis au jour en 2015 au couvent des Jacobins, Rennes (Ille-et-Vilaine). Il a été accidentellement perforé à la tête par un engin mécanique avant l’intervention des archéologues. © Rozenn Colleter, InrapCe cercueil en plomb a été mis au jour en 2015 au couvent des Jacobins, Rennes (Ille-et-Vilaine). Il a été accidentellement perforé à la tête par un engin mécanique avant l’intervention des archéologues.
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SÉPULTURE. C’est sans doute l’une des plus belles sépultures du 17e siècle jamais trouvées en France. Découverte à Rennes parmi 800 inhumations mises au jour entre 2011 et 2013 dans le couvent des Jacobins par une équipe de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), un cercueil en plomb vient de livrer ses trésors après un an d’étude : un corps quasi intact enveloppé dans une tenue complète préservée des outrages du temps !

Un reliquaire en plomb contenant le cœur de son mari était disposé sur son corpshttp://cdn-lejdd.ladmedia.fr/var/lej...o_pics_390.jpg
http://referentiel.nouvelobs.com/file/14079530.jpg
Retrouvé à la base d’un des murs de la chapelle de l’établissement dominicain, important lieu de pèlerinage et d’inhumation entre le 15e et 18e siècle, le cercueil en plomb a en effet permis l’étonnante conservation de la dépouille de Louise de Quengo, dame de Brefeillac, décédée en 1656 à l’âge de 60 ans. La noble bretonne était revêtue d’un habit religieux comme cela se faisait pour les élites laïques de l’époque, avec cape, chasuble, robe de bure, chemise en toile, jambières en sergé de laine et mules en cuir à semelle de liège (voir photos). Louise de Quengo portait un scapulaire de dévotion autour de son bras droit et un crucifix dans ses mains jointes. Des bonnets et une coiffe couvraient sa tête, alors qu’un suaire délicatement posé enveloppait son visage.http://www.atlantico.fr/sites/atlant...4/rtx12j4y.jpg
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Plus émouvant encore, un reliquaire en plomb contenant le cœur de son mari était disposé sur son corps (photo ci-dessus, © Rozenn Colleter, Inrap). Celui de Toussaint de Perrien, chevalier de Brefeillac-Querbrézelec, décédé en 1649 comme l’indiquait une inscription. "Quand nous avons ouvert ce reliquaire, une puissante odeur de genièvre a envahi toute la salle d’autopsie", se souvient encore Rozen Colleter, archéo-anthropologue de l’Inrap. Un moment d’émotion qui a marqué l’équipe. "Ce cœur se trouvait dans un sac de toile lui-même en forme de cœur", ajoute-t-elle. En revanche, la Dame de Quengo ne possédait plus le sien. Au total, ce sont cinq reliquaires en forme de cœur qui ont ainsi été découverts dans les cinq autres cercueils en plomb exhumés lors des fouilles du couvent Jacobin. "Cet ensemble est unique en Europe", explique Rozenn Colleter.
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Des techniques d’embaumement originales

L’analyse des étoffes, des essences végétales et des organes effectués lors de l’autopsie de la dépouille de Louise de Quengo ont été réalisées par les chercheurs du laboratoire d’Anthropologie moléculaire et imagerie de synthèse (CNRS) de l’université de Toulouse, et du service médico-légal du CHU de la ville, révélant ainsi les protocoles d’embaumement quelque peu curieux de l’époque. Il n’existait en effet aucune technique efficace pour conserver l’entièreté des corps des défunts qui devaient parfois, pour certains, être rapatriés de loin. Pour éviter le pourrissement et neutraliser les odeurs, crânes et cages thoraciques étaient alors découpés pour en extraire les substances organiques et les remplacer par des matières odoriférantes. "Dans le cas de Louise de Quengo, nous avons pu constater l’habileté avec laquelle le chirurgien a découpé le cartilage des côtes, soulevé le sternum, incisé, effectué le prélèvement du cœur puis ligaturé", explique Rozen Colleter. Une œuvre de professionnel, bien loin des descriptions du travail grossier des apothicaires et autres barbiers véhiculées par la littérature. http://referentiel.nouvelobs.com/file/14079526.jpg
Par Bernadette Arnaudhttp://referentiel.nouvelobs.com/wsf...1360752106.jpg

nasser 13-06-2015 00:41


nasser 13-06-2015 00:48

Une tombe très bien conservée d'une femme de la haute noblesse bretonne a été retrouvée à Rennes. Il s'agirait de Louise de Quengo, morte en 1656 à plus de 60 ans http://i.f1g.fr/media/figaro/805x453...81fe548698.jpg

nasser 15-06-2015 13:32


nasser 21-06-2015 01:17


ÎÇÏã ÇáãäÊÏì 26-09-2015 17:15

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