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Le MOT et la CHOSE de Abbé de l'Attaignant
Madame quel est votre mot
Et sur le mot et sur la chose On vous a dit souvent le mot On vous a fait souvent la chose Ainsi de la chose et du mot Vous pouvez dire quelque chose Et je gagerais que le mot Vous plaît beaucoup moins que la chose Pour moi voici quel est mon mot Et sur le mot et sur la chose J'avouerai que j'aime le mot J'avouerai que j'aime la chose Mais c'est la chose avec le mot Mais c'est le mot avec la chose Autrement la chose et le mot A mes yeux seraient peu de chose Je crois même en faveur du mot Pouvoir ajouter quelque chose Une chose qui donne au mot Tout l'avantage sur la chose C'est qu'on peut dire encore le mot Alors qu'on ne fait plus la chose Et pour peu que vaille le mot Mon Dieu c'est toujours quelque chose De là je conclus que le mot Doit être mis avant la chose Qu'il ne faut ajouter au mot Qu'autant que l'on peut quelque chose Et que pour le jour où le mot Viendra seul hélas sans la chose Il faut se réserver le mot Pour se consoler de la chose Pour vous je crois qu'avec le mot Vous voyez toujours autre chose Vous dites si gaiement le mot Vous méritez si bien la chose Que pour vous la chose et le mot Doivent être la même chose Et vous n'avez pas dit le mot Qu'on est déjà prêt à la chose Mais quand je vous dis que le mot Doit être mis avant la chose Vous devez me croire à ce mot Bien peu connaisseur en la chose Et bien voici mon dernier mot Et sur le mot et sur la chose Madame passez-moi le mot Et je vous passerai la chose |
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C'est moi qui vous remercie cher Samir...
Je vous sais grand gré d'avoir daigné lire le poème , et m'envoyer un mot de remerciement...car cela m'a étonné que personne -vous excepté - n'ait exprimé son admiration pour ledit poème qui est - du témoignage de d'aucuns - un chef-d'oeuvre de la poésie française tant par sa forme rigoureuse que par son fond énogmatique...
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C'est moi qui vous remercie cher Samir...
Je vous sais grand gré d'avoir daigné lire le poème , et m'envoyer un mot de remerciement...car cela m'a étonné que personne -vous excepté - n'ait exprimé son admiration pour ledit poème qui est - du témoignage de d'aucuns - un chef-d'oeuvre de la poésie française tant par sa forme rigoureuse que par son fond énigmatique...
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Merci Mr Lhoussine Gharbi pour le partage de cette poésie légère d'un auteur que je ne connaissais pas.Un tel poème écrit par un homme d'église a de quoi éveiller la curiosité du lecteur !C'est le moins qu'on puisse dire... Finesse et subtilité se donnent le mot pour servir de façon très galante l'humour (quelque peu salace )de Mr l'abbé..Cela me rappelle les textes de Raymond Devos.Je vous remercie de me l'avoir fait découvrir. J'aurais une petite remarque si vous le permettez concernant votre emploi :"de d'aucuns "je ne pense pas pas que son emploi soit correct après une préposition..Personnellement je ne l'ai jamais lu employé de la sorte toutefois je peux me tromper.La lecture de vos remarques sur l'échange des bons procédés entre collègues m'a encouragée à prendre cette liberté dont vous ne me tiendrez pas rigueur du moins ,je l'espère . Avec la participation de plusieurs membres sur le forum ,nous avons préalablement tenté d'instaurer ce genre de communication instructive et enrichissante mais nous nous sommes heurtés à une désapprobation évidente ... . Par ailleurs je suis ravi de vous souhaiter la bienvenue parmi vos collègues et amis. Cordialement |
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Tout à fait .............................................
Je ne peux que vous approuver cher Fouad , d'ailleurs je ne vous cache pas que la finesse de votre style , la pertinence de vos idées et la déférence de vos propos m'ont laissé baba. Et c'est face à une harmonie pareille que je parlerais - à qui veut l'entendre - de poste adéquat occupé par la personne adéquate dans ce site . Concernant l'usage de l'expression "d'aucuns" vous avez sans doute raison à plus d'un titre, car, moi non plus, je ne me rappelle pas avoir rencontré l'expression précédé d'une préposition tel que je l'ai fait. D'autre part, une simple relecture de mon écrit -qui était plutôt expéditif- m'a permis de m'apercevoir de la lourdeur -combien grande- d'une telle occurrence. Considérez donc -cher collègue que ce fut un néologisme structural cultivé par ma pauvre personne dont le moins qu'on puisse dire est qu'il est tiré par les cheveux.
CORDIALEMENT |
| ÇáÓÇÚÉ ÇáÂä 14:02 |
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