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La Ligue arabe
La Ligue arabe La Ligue arabe, officiellement la Ligue des États arabes est une organisation régionale à statut d'observateur auprès de l'Organisation des Nations unies. Elle fut fondée le 22 mars 1945 au Caire, par sept pays et compte aujourd'hui vingt-deux États membres. L'organisation de la Ligue arabe repose sur quatre organismes principaux : le sommet des chefs d'État, le Conseil des ministres, les comités permanents et le Secrétariat général dirigé par Amr Moussa depuis 2001. De plus, divers organismes ont été créés en application de traités qui complètent le pacte de 1945 et plusieurs agences spécialisées travaillent en étroite collaboration avec elle. Histoire En 1944, à la recherche d'une fédération des pays arabes, le gouvernement égyptien mit en place un groupe d'étude chargé d'élaborer un projet[1]. Avec l'aide des Britanniques, la conférence d'Alexandrie du 25 septembre 1944 se conclut par la rédaction du Protocole d'Alexandrie, déterminant les bases de la future association[2]. la Ligue arabe est créé le 22 mars 1945 au Caire[3]. Les sept membres fondateurs de la Ligue arabe sont : l'Égypte, l'Arabie saoudite, l'Irak, la Jordanie, le Liban, la Syrie et le Yémen du Nord. L'association vise à affirmer l'unité de la « nation » arabe et l'indépendance de chacun de ses membres. Dès sa naissance, la ligue est divisée en deux camps aux visées politiques opposés, l'entente égypto-saoudienne favorable aux projets d'indépendance, s'opposant à l'axe hachémite jordano-irakien, plus enclin à une coopération avec la puissance britannique, encore maîtresse de nombreux protectorats et mandats (Soudan, Palestine, Émirats, etc.) L'action de la Ligue est d'abord dirigée contre l'ingérence des puissances coloniales européennes dans la région, en l'occurrence la France et l'Angleterre. A partir de 1948, l'État d'Israël est également considéré comme une entité exogène au monde arabe rendant son existence illégitime. Un grand nombre de sommets de la Ligue arabe ont été tenus suite à des évènements spécifiques du conflit israélo-palestinien et arabe. Les résolutions les plus importantes de l'institution concernent d'ailleurs la Palestine. Après la crise du canal de Suez, le royaume hachémite d'Irak fut renversé, diminuant ainsi l'influence hachémite. L'Égypte, forte de son succès, représentait alors, avec la Syrie, l'axe nationaliste de la Ligue arabe, qui s'opposait à l'axe monarchique et pro-occidental emmené principalement par l'Arabie saoudite et la Jordanie. Entre 1976 et 1983, la Ligue entretenait une Force arabe de dissuasion durant la guerre du Liban qui n'eut qu'un effet modeste sur le cours du conflit. Le 17 septembre 1978, l'Égypte signa les accords de Camp David avec Israël. Les ministres de la ligue arabe se réunirent en 1979 à Bagdad pour décider des sanctions diplomatiques et économiques à infliger à l'Égypte. L'Irak, contrairement à ses voisins arabes, demanda l'adoption de sanctions économiques symboliques, ne touchant pas le peuple égyptien. Le siège de la Ligue fut ainsi déplacé du Caire à Tunis. La Ligue fut alors privée de son membre le plus puissant, qui fournissait une part importante du personnel. Cela entraîna une baisse de l'influence de l'organisation. Le 10 septembre 1990, 12 des 21 membres de la Ligue arabe décidèrent le retour du siège au Caire. Malgré les protestations des neuf absents, le changement eut lieu le 31 octobre 1990. Un accord fut conclu le 26 novembre 1997, entre la France et la Ligue, accordant le statut diplomatique au Bureau de la Ligue arabe à Paris, ouvert en 1974, régissant ses privilèges et immunités sur le territoire français A cause de la prévalence de la souveraineté étatique sur l'intérêt panarabe, la Ligue n'a jamais fait ses preuves. Soixante ans après sa création, ni la question de la périodicité des sommets arabes n'a été tranchée ni celles de la procédure des votes, du caractère contraignant des décisions ou encore du recouvrement des cotisations. En 2002, après une proposition du prince d'Arabie saoudite Abdallah ben Abdelaziz Al Saoud, la Ligue Arabe élabore l'initiative de paix arabe, fondée sur l'idée d'une paix globale au Moyen-Orient : en échange d'une normalisation des relations entre Israël et chacun des pays de la Ligue arabe, Israël se retirerait de Cisjordanie, de la bande de Gaza et du plateau du Golan[5]. En 2007, au sommet de Ryad, cette proposition est relancée par une résolution nommée « réactivation de l'initiative de paix arabe ». Israël a jusqu'ici refusé de considérer cette initiative Appellation L'actuelle Ligue arabe aurait pu s'appeler « la Coalition arabe » suivant la proposition de la Syrie ou encore « l'Union arabe » comme le souhaitait l'Irak, la délégation égyptienne a quant à elle proposé l'appellation de « Ligue arabe », selon elle le concept est plus approprié aussi bien sur le plan linguistique que politique. Les participants ont fini par trouver un terrain d'entente et l'ont appelé « la ligue des États arabes ». AdhésionL'article 1 de la charte de la Ligue dispose que chaque pays arabe indépendant a le droit d'adhérer à l'organisation. Le pays candidat doit pour cela déposer une demande au niveau du Secrétariat général permanent, la demande sera étudiée par le Conseil. Il y a donc deux sortes de membres ; ceux qui ont entériné la charte de la Ligue, ils sont au nombre de 7 et ceux qui demandent leur adhésion. Ces derniers doivent réunir certaines conditions (le pays candidat doit être arabe et indépendant). L'adhésion de la Somalie et de Djibouti à la Ligue avait suscité une polémique au sein de l'organisation du fait que l'arabe n'est pas la langue officielle des deux candidats. Toutefois le Conseil de la Ligue a fini par accepter leurs candidatures eu égard à « leurs origines arabes ». L'Irak s'est opposé en 1961 à l'adhésion du Koweït sous prétexte que ce pays faisait partie de ses territoires, le délégué irakien a même quitté le Conseil pour manifester son refus. La candidature du Koweït a finalement été acceptée par le Conseil qui ne pouvait faire autrement, puisque l'article 7 de la charte stipule que les décisions adoptées à l'unanimité doivent être appliquées par les pays membres. Perte de qualité de membre Chaque pays membre de la ligue a le droit de se retirer à condition de déposer un préavis d'un an. Le conseil n'exige pas des pays qui se retirent des explications toutefois il tente de comprendre les raisons qui les ont amenés à se retirer pour les convaincre de revenir sur leur décisions. Si la Ligue venait à amender sa charte, un pays membre pourrait se retirer s'il n'approuve pas les nouveaux amendements. La charte de la Ligue prévoit l'exclusion de tout pays membre qui ne respecterait pas ses engagements, toutefois elle doit être prononcée à l'unanimité et n'est pas irréversible puisque le membre exclu peut présenter une seconde candidature. Un État peut perdre sa qualité de membre s'il perd son identité juridique, comme cela s'est produit en 1958 lorsque l'Égypte et la Syrie ont décidé d'unir leurs États respectifs pour devenir « la République arabe unie», et en 1990 avec l'union du sud et du nord du Yémen ; une union qui a donné naissance à la République arabe yéménite unie. Cependant un pays qui perd sa souveraineté reste membre à part entière. Lorsque le Koweït a été envahi en 1990 par l'Irak, cela ne l'a pas empêché d'être représenté au sein de la Ligue. Composition Pays fondateurs Aujourd’hui composée de 22 membres, elle était constituée de sept membres fondateurs : Royaume d'Égypte, roi Farouk Ier d'Égypte (puis République d'Égypte à partir de 1953) Royaume d'Irak, roi Fayçal II d'Irak (puis République d'Irak à partir de 1958) République libanaise, président Béchara el-Khoury Royaume d'Arabie saoudite, roi Abd al-Aziz ben Abd al-Rahman Al Saoud République arabe syrienne, président Shukri al-Kuwatli Emirat de Transjordanie, émir Abdallah Ier (puis Royaume hachémite de Jordanie avec l’annexion de la Cisjordanie en 1950, revenue dans ses frontières initiales de Transjordanie sans rechanger de nom après la perte de la Cisjordanie en 1967) Royaume mutawakkilite du Yémen (Yémen du Nord), imam Yahya Muhammad Hamid ed-Din (puis République arabe du Yémen et République démocratique populaire du Yémen à partir de 1967) Pays signataires À ceux-ci se sont ajoutés : Libye (1953) Soudan (1956) Maroc (1958) Tunisie (1958) Koweït (1961) Algérie (1962) Bahreïn (1971) Qatar (1971) Émirats arabes unis (1971) Oman (1971) Mauritanie (1973) Somalie (1974) Djibouti (1977) Comores (1993) Palestine (1976). Pays observateurs : Érythrée (2003) Venezuela (2006) Inde (2007) Les 22 pays membres de la Ligue arabe sont également membres de l’Organisation de la conférence islamique. Ils représentent une population de 338 583 248 habitants et un PIB de 1 148 171 milliards de dollars US. Fonctionnement Secrétaires généraux [modifier] 1945-1952 : Abdul Rahman Hassan Azzam ( Égypte) 1952-1972 : Mohammed Abdul Khalek Hassouna ( République arabe unie - Égypte) 1972-1979 : Mahmoud Riad ( Union des Républiques arabes - Égypte) 1979-1990 : Chedli Klibi ( Tunisie) 1991-2001 : Ahmed Asmat Abdel-Megid ( Égypte) 2001-…… : Amr Moussa ( Égypte) Siège [modifier] de 1945 à 1979 : Le Caire (Égypte) de 1979 à 1990 : Tunis (Tunisie) depuis 1990 : Le Caire (Égypte) Présidence tournante [modifier] Cette section est vide, pas assez détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! présidence actuelle :Syrie Instances [modifier] Le Conseil de la Ligue arabe dirigé par la Syrie Le Conseil de défense (ministres des Affaires étrangères et de la Défense) Le Conseil économique (ministres de l'Économie) Des comités permanents spécialisés (économie, culture, politique etc.) Agences spécialisées et autonomes crée en 1964 (l'Organisation arabe du travail, l'Union postale, l'Union des télécommunications… |
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