ãäÊÏíÇÊ ÏÝÇÊÑ ÇáÊÑÈæíÉ ÇáÊÚáíãíÉ ÇáãÛÑÈíÉ

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aboutalibabderrazak 31-03-2009 14:13

ÇáäÞÇÈÉ ÇáãÓÊÞáÉ:ÍÞ ÇáæÌæÏ Çã æÇÌÈ ÇáæÌæÏ (suite et fin)
 
Il est très regrettable que l on en est arrivé là. A en croire mes yeux (mes oreilles aussi)tout le monde se met en concert pour mettre tous les syndicats dans un même et sal panier avec un dénigrement digne de gens pour le moins que l on puisse dire d eux lassés , épuisés d attendre que les choses changent or le changement n arrive toujours pas , pour la simple raison :nous avons pris l habitude de ne pas prendre notre sort en main et que par la force des choses nous sommes malheureusement amenés a voir l histoire se faire sans nous ...Quand je dis "nous" je désigne par là le corps enseignant et essentiellement celui du primaire : victimes par excellence du système de l 'enseignement! Est ce donc notre sort commun a nous de ne nous arrêter chaque fois que sur des détails de dimension minime (genre mouvement des enseignants, promotion, et actuellement grille d évaluation du travail des professeurs...et j en passe) en comparaison avec la grande question celle de mettre sur pied une organisation qui pourra faire l échos de notre préoccupation majeur a savoir l’ autonomie de la question syndicale sur celle du travail partisan.LA EST TOUTE LA QUESTION..le problème de la question syndicale dans notre pays n a jamais pris une si telle importance comme il l’ est aujourd’ hui car les attentes sont très grandes alors que les syndicats dits traditionnels sont tombés dans une léthargie démobilisante conduisant surement vers la fin d une période de l’ histoire ou les représentativités syndicales n étaient autre qu’ une couleur des protagonistes politiques en lutte et qui ne faisaient que prendre en otage la classe sociale dont nous instituteurs faisons partie
Aujourd’ hui au moment ou j essaie de mettre en lumière cet etat de chose et de tenter de comprendre cette inertie cette incapacité de prendre une décision face a un certain obscurantisme dans le paysage politique et syndical et loin de tout jugement de valeur je suis épris par l idée de sonner l alarme car encore une fois j ai peur que l on rate le rendez vous avec l histoire.
En 2006 en pleine régression des causes de la classe ouvrière nous avons pu nous autres instituteurs échappé a la règle en nous efforçant de rompre avec cet attentisme et en essayant de mettre l organisation des instituteurs comme priorité des priorités ceci dans un nouveau cadre syndical annonçant par la le début d une nouvelle ère de militantisme
Et ca fut la SAEP syndicat autonome des enseignants du primaire
Dés les premiers jours de l émergence de ce cadre syndical les polémiques éclatèrent prétendant que ces tentatives de faire entendre notre voix ne soit qu’une magouille perpétrée par certaines sphères de l Etat en vue de désorganiser les autres syndicats comme si ces dits syndicats se portaient bien !! les moins intelligents , assez nombreux d ailleurs ,prétendaient tout simplement que nous sommes un syndicat illégal et donc il appartient au gouvernement de nous écrouer..
En dépit de toute ces allégations de fortune nous avons su convaincre la masse des instituteurs non que nous étions des intelligents hors pair mais parce quez nous avons su parler le langage de la vérité chose extrêmement dérangeante chez nous..
A la longueur des deux premières années notre syndicat a connu un afflux extraordinaire des enseignants tel que les responsables du syndicat se sont vus incapables de répondre au besoin de l organisation des instances locales et les séries de grève lancées par la SAEP ont connu réussite après réussite..en deux années nous avons su nous faire parler de nous grâce notamment a des militants qui n avaient d outils que la volonté de faire asseoir un cadre militant indépendant de tout agenda politique.
L Etat, face a cette montée recrudescente de notre mouvement naissant et avec la bénédiction des syndicats ‘’ à représentativité ’’,est allé droit a la poche des instituteurs en leur prélevant des sommes exorbitantes de leur salaire comme sanction des jours de grève qu’ ils ont suivis suite a l appel de la SAEP..Mettant a bas leur discours de la défense de l Etat de droit celui de droit a la grève ,presque tous les syndicats ont préféré le silence, les plus insolents d eux ont appelé ceci une remise a l ordre !leur ordre a eux bien sur !


Force donc est de constater que l’ encadrement des instituteurs en tant qu’ entité distincte dans le paysage syndical pose des questions de tout ordre organisationnel, méthodologique mais aussi et peut être surtout politique car a la fin comme le dit si bien Aristote l’ homme n’ est t il pas par nature un « animal politique ». Il faut dire aussi à cet égard qu’ on n a jamais eu la prétention de vouloir bousculer l histoire en nous hissant au dessus des délimitations et principes qui conditionnent l appartenance a notre classe sociale cette classe qui n est d autre que la classe ouvrière classe génératrice de profit mais aussi génératrice de changement social et politique : en un mot nous sommes une petite entité dans la grande entité celle de la classe des opprimés et des exploités. Là est notre ultime adresse. Le corps des enseignants du primaire constitue une force très importante mais cette force hélas ne se traduit pas en terme de dynamisme homogène quitte à répondre aux besoins de la société en matière de volonté de participation au changement des données politiques et sociales dans notre pays. Cette grande masse a, pour des raisons historiques, vécu dans un certain confinement sur elle-même… Muette, elle a toujours eu des tuteurs « mandatés » pour parler à sa place ainsi s explique donc son absence totale dans les postes de prise de décision au sein des instances des représentations syndicales et politiques raison pour laquelle les instituteurs n ont pas (ou peu) profité des différentes tractations entre les syndicats et les gouvernements toute tendance confondue
En un mot je crois fermement que toutes les opportunités sont réunies pour de nouveaux rapports de force dans notre pays :une monarchie se voulant moderniste ,ouverte au reforme ,une jeunesse avide de grand changement, un peuple de plus en plus marginalisé, des partis politiques creux ,des syndicats inféconds..tout est là pour dire que les conditions effectives de changement ne sont pas seulement mures mais qu’ elles commencent à pourrir. A nous donc que revient de jouer notre rôle celui de retracer d autres règles de jeu car elles ont été faites par d autres personnes qui malgré leur présence (allah itoulihoum l3mr) appartiennent à l’ histoire. Leur discours a épuisé ses raisons d être. Par ailleurs je ne prétends aucunement qu’ une entité de la forme que nous revêtons puisse à elle seule prétendre à des changements de cet envergure néanmoins notre rôle est très conséquent. Mon rêve était et demeure faire de la SAEP un tremplin pour le changement dans le paysage syndical pour en finir avec cette langue de bois qui veut tout dire et ne dit rien , en finir avec ces machinations de toute sorte qui n ont de but que les rendez vous électoraux, en finir avec cette culture qui a fait de nous une psallette, un choral de figurant qui répètent à longueur de journée dans les réunions, sur les terrasses de café des chansons mal ou pas du tout assimilées, en finir avec un certain dogmatisme qui a fait de nous une armée de réserve pour des querelles auxquelles nous participons sans savoir pourquoi
Je ne répéterai jamais assez que la SAEP et toutes les organisations en genèse qui cherchent a prendre une certaine distance des organisations politiques ne sont pas un produit fini ,des prêt a porter j allais dire, mais une dynamique dans le champ syndical qui œuvrent pour poser les questions , les vraies ,en vu de remblayer les lacunes dont est responsable une certaine vision de la chose syndicale dans notre pays..La SAEP n est là pour prendre la place de personne toutefois elle n’hésiterait pas a œuvrer pour démystifier au grand jour les discours rétrogrades sous toutes ses couleurs
Personne ne peut nous contredire quand on dit que les syndicats traditionnels ont accepté de mettre nos revendications dans des freezers pour préparer le terrain à des concessions politiques que l etat devait faire en échange d un statuquo perpétré par les syndicats.. tout le monde semble être d accord avec notre analyse néanmoins et au nom de l unité du combat de la classe ouvrière nos détracteurs préfèrent a leur manière détrôner les bureaucrates de l intérieur…A la SAEP nous respectons pleinement leur vision de la chose mais il nous appartient a nous de mettre en action notre nouvelle stratégie sur l arène syndical qui est celle de la légitimité du combat car le temps de la légitimité historique est bien révolu.. Il s agit donc pour nous de ne plus croire en une possibilité de l unité d action syndicale qu’ en la forçons de la base et de cesser d attendre que tout le monde soit d accord pour y parvenir . La SAEP pourrait être ce catalyseur qui engendrerait un mouvement de protestation conduisant à remettre en question toutes les formes mais aussi de contenus des négociations avec les gouvernements en place dénouant par la ce lien traditionnel entre l action syndicale et l action partisane Je demeure très persuadé que l existence de la SAEP a part qu elle soit un droit inaliénable ,sa genese est un DEVOIR

A nous donc d être au niveau de ce nouveau defi

INSTITUTEURS DU MAROC UNISSEZ VOUS

ãæÍ ãæÍ 31-03-2009 16:35

ÇáäÞÇÈÉ ÇáãÓÊÞáÉ: ãä ÍÞ ÇáæÌæÏ Åáì ÍÊãíÉ ÇáäåÇíÉ
 
Merci cher ami pour votre long article, intitulé sous un joli titre : la SAEP devoir ou droit à l’existence ? bien sûr votre question est légitime et mérite un grand débat, mais je souhaite quand même vous faire partager quelques remarques

Tout le monde ne met pas les syndicats dans un même (sale) panier. D’ailleurs vous parlez de quels syndicats ? les centrales syndicales ou les syndicats sectoriels ? on ne peut pas comparer l’incomparable…comment comparer SAEP qui est un syndicat sectoriel, jeune, et limité dans l’espace et le temps : dans l’espace, il ne dépasse pas le primaire, dans le temps, il est simplement lié à ses revendications. Un syndicat jetable dit-on ! comment la comparer à de grandes centrales syndicales

La balkanisation du monde syndical, comme d’ailleurs tous les systèmes de valeurs, n’est pas le résultat d’un programme ou d’une stratégie, mais juste des réactions face à la crise que connaît l’action syndical, mais des réactions non réfléchies et qui aggravent cette crise

Le pullulement des syndicats est certes un symptôme de la crise, mais ce pluralisme forcé ne permet pas de dynamiser l’exercice de la liberté d’expression et de choix, mais au contraire, il affaibli encore l’union de la masse laborieuse

L’autonomie du syndical et son indépendance à l’égard des partis politiques n’est jamais la préoccupation de SAEP, comme vous le soulignez, mais je peux vous affirmer que le secret de son apparition n’est rien que la promotion, surtout après le passage des premiers groupes des instituteurs à l’échelle 11

La réussite des grèves n’est que relative : la plupart des enseignants profitent de l’occasion pour se reposer et voyager ! appelez à un sit-in ou à une marche et vous allez voir combien seront présents ! renouvelez l’appel maintenant à la grève, après les prélèvements des salaires, et vous verrez les jours de grèves n’ont plus le luxe d’êtres payés

C’est l’Etat qui a procédé aux prélèvements, et non pas les syndicats représentatives. Que voulez vous qu’ils fassent ? vous avez oublié que vous êtes un syndicat autonome ? voulez vous qu’ils défendent vos intérêts ? mais vous les avez traités de traîtres

Vous avez parlé de la classe ouvrière, des classes sociales, des masses…à ma modeste connaissance SAEP veut dire syndicat autonome de l’enseignement primaire, et je ne vois pas où se trouve la liaison avec les ouvriers et le reste de la société

Nous serons peut être d’accord de décrire la réalité déplorable de l’action syndicale, mais quand vous défendez la création d’autres entités, nous sommes convaincus que la meilleur solution est de militer au sein des organisations existantes pour corriger l’action syndical dans l’espoir de créer un front syndical unifié. Ce sont les traîtres et les bureaucrates qui doivent partir, alors que les vrais militants doivent piloter le changement
Dire que la démocratie interne est absolument absente au sein des syndicats dits traditionnels est trop exagéré, certes les choses ne vont pas toujours comme il faut, mais je n’incrimine pas toujours ces dirigeants qui s’accrochent à leurs avantages et leur situation d’interlocuteur avec le gouvernement. Je reproche à la classe ouvrière, surtout les enseignants, leur retraite et leur démission des syndicats donnant l’occasion à la prolifération de la bureaucratie. Toute la responsabilité est celle des enseignants qui devraient êtres la base, les gardiens et les pilotes de l’action syndicale. Qu’attendez vous de ces enseignants qui envahissent les terrasses des cafés et lancent des flèches de néantisation et de critiques sans aucune action de leur part.
La responsabilité historique nous l’assumons tous, et si vous croyez que la création de SAEP est une réponse à la bureaucratisation de l’action syndicale, je m’excuse de dire que vous rêvez ! car les deux années de présence de ce jeune syndicat ont révélé des comportements bureaucratiques graves tant qu’au niveau national que local. Je ne citerai que deux exemples pour vous montrer que les décisions prises par les nouveaux dirigeants ne sont pas le fruit de concertations avec la base
l’appel à 2 jours de grève qui se sont coïncidés avec l’examen professionnel. Au lieu de corriger son erreur, le bureau national a commis une autre plus grave, il maintient la grève et demande aux candidats au concours de porter des banderoles. Mais aucun n’a tenu la grève et aucun n’a porté de banderole
la dernière grève de 10 et 11 février, qui est passée sous l’ombre de celle de la CDT (ennemi numéro 1 de la SAEP). Est-elle vraiment le fruit d’une concertation ? je ne crois pas
SAEP a-t-il le droit à l’existence ? une telle chose est banale, tout le monde a le droit de créer un syndicat, mais la question qui se pose c’est la valeur ajoutée par un tel syndicat.
SAEP a-t-il le devoir d’exister ? alors là je ne crois pas les syndicats ne manquent pas, ce qui fait défaut chez nous ce sont les vrais militants

monadil v 31-03-2009 21:57

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malmoh 31-03-2009 22:10

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ÚãÑÇä1 31-03-2009 22:48

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