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-   -   le rapport professionnel:administration/enseignant (https://www.dafatir.net/vb/showthread.php?t=81595)

khalid amzil 11-04-2009 13:18

le rapport professionnel:administration/enseignant
 
L'école est un temple de savoir et un levier de transmission de valeurs de démocratie,de citoyenneté,de tolérance et de paix.Dans le dessein de réussir cette mission,le rapport professionnel entre le personnel éducatif et le chef de l'établissement doit impérativement reposer sur le respect mutuel,la communication et la concertation.Au sein de plusieurs institutions scolaires,on a tendance à enregistrer un regain de tension et de conflit opposant ces deux partenaires,censés donner l'exemple aux apprenants.Force est de noter que le rapport tendu incombe à un manque de dialogue constructif,à une ignorance flagrante des dispositions de la législation en vigueur,à une mentalité autocratique et derective qui continue à sévir malgré un appel incessant à l'adoption du nouvel concept de l'autorité et de la prestation de service de proximité.Inutile de s'attarder sur la portée d'un rapport professionnel solide fondé sur le respect mutuel,la coordination et la quête indéfectible d'un rapprochement des positions pour le bien-être et l'efficacité du rendement scolaire.Avotre avis quelles sont les causes de cette montée de la violence professionnelle,quel est son impact sur le fonctionnement de la scolarisation et quelles solutions preconisez-vous pour pallier ce dysfonctionnement?Le débat est ouvert,à vos plumes pour enrichir les axes de ce débat que nous voulons constructif et civilisé.

ÚÒæÒí 11-04-2009 13:55

merci beaucoup

aziz-kaf 11-04-2009 16:31

Comme à l'accoutumée, si Khalid, en pionnier, tu proposes des sujets d'actualité éducative. Merci.

Actuellement, les relations au sein des établissements tendent à devenir conflictuelles et frontales, nonobstant les potentialités communicatives que permet le progrès des médias. Si le constat est là, les causes, à ma connaissance, ne font l'objet que d'analyses impressionnistes qui frôlent l'artifice, et l'on ne recueille, assez souvent, que des stéréotypes, des idées reçues, répétées ça et là sans esprit critique; Par conséquent, toute tentative de proposer des solutions ou des éléments de réponses ou des réflexions susceptibles d'engager une recherche de redressement reste sans suite.
A mon humble avis, il existe quatre raisons majeures à ces conflits entre l'administration et les enseignants:
Primo, l'ignorance des textes législatifs réglementant les relations au sein des établissements que chacun doit respecter pour le déroulement normal du service public. Les relations humaines, qui doivent certainement unir les différents acteurs, ne doivent pas être un pretexte pour ne pas appliquer les réglements en vigueur. Il ne suffit pas que le directeur ait été enseignant pour qu'il couvre ces derniers quand ils sont dans l'erreur parce qu'il est tout simplement tenu par d'autres textes juridiques.
Secundo, chaque fonctionnaire est régi par ce que les philosophes des lumières appellent: la raison publique et la raison privée. En fonction de la raison publique, l'on doit accomplir un devoir même si on n'est pas d'accord avec son principe, même si on ne l'aime pas, ...en revanche, suivant la raison privée, on a le droit, en dehors de l'établissement, de le critiquer, de proposer des substituts dans la presse, au sein d'associations, former des groupes de pression pour le modifier.... Au sein des établissements, on fait l'amalgame de ces deux raisons: on passe vite à l'acte même sans l'accomplissement du devoir.
Tertio, on ne distingue jamais la personne de la fonction, quand on critique, on fustige les deux, quand on réagit, on met les deux dans le même sac; l'enseignant est dans l' établissement en tant qu'enseignant et pas en tant que personne (il n'est pas obligé par exemple de rendre des comptes sur sa vie privée, mais il l'est de sa vie professionnelle); et le chef d'établissement est là en tant que chef d'établisement et pas en tant qu'entité autre. Quand on vit des conflits au sein des établissements, on cherche généralement à blesser, à dégrader la personne et l'on n'essaie pas de critiquer la fonction en vue d'en perfectionner le fonctionnement.
Quarto, l'échec dans la gestion des différends et des conflits: il suffit d'un petit malentendu pour qu'il n' y ait plus de salamalecs, plus de regards, plus de coordination et pour qu'il y ait, à la première occasion, la propension à la vengeance... est-ce un manque de formation? est-ce un manque de valeurs? est-ce lié au conflit de générations?

amina abdallaoui 11-04-2009 17:50

Fidèle à vos sujets fructueux,vous mettez au menu ,comme débat, un sujet que je qualifierai d'épineux car il relève de relation entre corps enseignant et administration.Aussi,je rejoins monsieur Aziz

amina abdallaoui 11-04-2009 18:01

dans les idées qu'il a relaté et j'ajouterai que la relation chef d'administration et enseignant doit rester conforme aux législations claires et sans ambiguités...or dans la plupart des cas les deux parties y mettent du leur...et le conflit si conflit il y'a devient une affaire personnelle qu'on régle à coups de magouilles et de prises de tête qui n'en finissent plus...je parle ici en connaissance de cause.Et je crois fermement que dans la majorité des cas c'est l'enseignant qui est victime d'abus de pouvoir,non pas que je veuille prendre la défense de l'enseignant,car lui aussi a sa part de résponsabilité,mais je pense,qu'on ne donnerait pas justice à un subalterne au profit de son chef quelque soit la raison.merci.Et désolée pour la coupure du texte,c'était hors de ma volonté.


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