Je vous livre l'un des poèmes que j'avais écrits pour ma femme pour qui je garde encore maintenant les mêmes sentiments, si ce n'est plus
je te tends la main
Partageons - nous enfin, après ces ans d'exil
ce toit où notre amour librement puisse éclore?
vivrons-nous O ma chère ! aux rythmes de l'aurore?
Où restons- nous perdus dans le noir froid et vil?
Lorsque je dessinais, comme un peintre sensible
Nos futures douceurs en un beau clair-obscur,
Serein dans le malheur, dans l'aisance tout pur
je t'attendais toujours pour un foyer paisible.
Défait, j'errais parmi de lugubres cyprès
Et là, seul ton amour aux sons doux d'une lyre
M'infusait le courage et le tendre sourire
Loin de toi, je t'aimais, qu'aurais-je fait tout près?
Avant, aux jours défunts, l'amère solitude
Emprisonnait, hélas! l'ardeur de mon élan
Maintenant, enterrant les souffrances d'antan
Je te tends pour demain la main de quiètude
septembre 1993
je vous souhaite à toutes et à tous bonheur et bien être.