ãäÊÏíÇÊ ÏÝÇÊÑ ÇáÊÑÈæíÉ ÇáÊÚáíãíÉ ÇáãÛÑÈíÉ - ÚÑÖ ãÔÇÑßÉ æÇÍÏÉ - 1- ÞÕÕ ááÞÑÇÁÉ
ÇáãæÖæÚ: 1- ÞÕÕ ááÞÑÇÁÉ
ÚÑÖ ãÔÇÑßÉ æÇÍÏÉ

äÌíÈ ãÍÝæÙ
:: ÏÝÇÊÑí ÝÚÇá ::

ÇáÕæÑÉ ÇáÑãÒíÉ äÌíÈ ãÍÝæÙ

ÊÇÑíÎ ÇáÊÓÌíá: 11 - 12 - 2007
ÇáÓßä: ÂÓÝí
ÇáãÔÇÑßÇÊ: 491

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äÔÇØ [ äÌíÈ ãÍÝæÙ ]
ãÚÏá ÊÞííã ÇáãÓÊæì: 275
ÇÝÊÑÇÖí Petites histoires
ÞÏíã 23-12-2008, 19:53 ÇáãÔÇÑßÉ 5   

13- La Grenouille et le Bœuf

Il était une fois une grenouille très ambitieuse et très sotte qui n'écoutait personne.
Un jour, un moustique lui dit:
- Ah, si vous saviez! J'ai vu l'animal le plus grand, le plus beau et le plus fort de toute la Terre. Un véritable colosse.
- Bah! - disait-elle - tu exagères, moustique inutile. Personne ne peut être aussi grand, aussi fort et aussi beau que moi. Personne! Évidemment, personne ne prêtait attention à ses paroles car tous savaient qu'elle n'était qu'une prétentieuse. Mais la petite grenouille se croyait, plus que jamais, un prodige de la création.
Un jour où la grenouille se séchait au soleil, près d'une mare elle vit passer un magnifique bœuf lustré. Il atteignait une hauteur considérable et une puissante énergie semblait se dégager de l'animal.
La grenouille, irritée, se mit à respirer profondément afin d'augmenter de volume. Elle se gonfla de plus en plus, jusqu'à ce que les dessins de sa peau soient bien visibles; mais malgré tous ses efforts, elle ne pouvait pas se faire aussi grande que le bœuf.
Alors, elle décida de jouer le tout pour le tout; elle prit son souffle et... poum! la grenouille éclata comme une bulle de savon. Cette grenouille prétentieuse eut une triste fin car elle refusait de s'accepter telle qu'elle était.
Si chacun apprenait à connaître ses propres limites, la vie serait plus facile pour tout le monde.
14- La Colombe et la Fourmi

Rien n'est plus beau qu'une amitié sincère et profonde entre deux êtres, quels qu'ils soient. Voyez plutôt.
Une petite fourmi, qui avait très soif, s'approcha d'une mare pour boire. Elle s'apprêtait à mettre le pied sur un tronc flottant pour boire plus commodément, mais elle glissa et tomba à l'eau. La petite fourmi fut prise de panique car elle ne savait pas nager. Heureusement, une colombe, qui passait par là, vit la fourmi en difficulté et, rapide comme le vent, elle lui jeta une brindille pour qu'elle puisse s'y accrocher. La fourmi put sortir de l'eau sans difficulté. Sa reconnaissance n'eut pas de bornes.
- Merci beaucoup, jolie colombe. Sans toi, je me serais certainement noyée ­ dit la fourmi.
- De rien, mon amie. Nous devons tous nous aider mutuellement. Tu aurais certainement fait la même chose, à ma place - répondit la colombe.
- Bien sûr - admit la fourmi.
La prophétie ne tarda guère à se réaliser, car un ambitieux chasseur découvrit la colombe; il prit son fusil et la mit en joue. Mais à cet instant, il sentit une étrange démangeaison à la main droite et dut rabaisser le canon de son fusil pour se gratter.
Que s'était-il passé?
C'était la petite fourmi qui, en voyant son amie en difficulté, avait piqué la main du chasseur.
Profitant de la distraction du chasseur, la colombe s'envola à toute vitesse. Grâce à la fourmi, elle était saine et sauve. Le tout petit animal avait su à son tour lui rendre un grand service.
Combien de vies pourraient être sauvées de cette façon, grâce à la solidarité des gens?
15- Les Chats et les Souris

On dit souvent que les chats et les souris sont les pires ennemis. Cela doit être vrai, mais dans la vie, il y a toujours des exceptions. Par exemple: l'amitié entre le chat Micifou et la souris Grigris.
Leurs parents s'opposaient à ce que les membres des deux races ennemies se voient, mais les enfants faisaient la sourde oreille et Micifou et Grigris jouaient toujours ensemble et s'amusaient beaucoup.
Quelquefois, ils devaient se rencontrer en cachette, tant les familles étaient fâchées, mais ils ne se décourageaient jamais.
Un jour, Micifou et son papa se promenaient dans la rue quand soudain, de méchants enfants se jetèrent sur eux et commencèrent à les maltraiter: ils leur tiraient la queue et les moustaches et leur faisaient bien d'autres misères encore. Le père et le fils miaulaient tristement mais personne ne venait à leur aide. Micifou, profitant d'un moment d'inattention des enfants, réussit à s'échapper et partit à la recherche de son amie Grigris pour qu'elle l'aide; celle-ci se promenait avec son papa et tous deux coururent vers les enfants qui prirent la fuite, effrayés par les souris. Et c'est ainsi que les deux chats furent libérés. Dès lors, une profonde amitié naquit entre le père de Micifou et celui de Grigris; les deux familles vécurent en harmonie et il n'y eut plus jamais de conflits entre eux.
L'amitié peut créer des liens entre deux races ennemies. En fait, elle est capable de n'importe quel miracle.
16-Le Lion et le Moustique

Il n'y a pas de petits ennemis, dit le proverbe, mais cela, l'orgueilleux lion de la forêt l'ignorait et un beau jour, il se battit avec un moustique.
Il essaya en vain de se défendre, mais le moustique, profitant de sa grande rapidité, piqua droit sur lui et enfonça son dard dans l'échine de son adversaire. L'orgueilleux roi de la jungle se roula par terre, sauta et donna des coups de pattes afin d'essayer d'attraper son attaquant presque invisible, mais tous ses efforts furent inutiles.
Couvert de piqûres et enflé de la tête aux pieds, le lion se coucha par terre et accepta sa défaite. Il avait été vaincu par un animal minuscule.
Gonflé d'orgueil, le moustique s'éloigna en faisant des cabrioles et en tournoyant. Hélas, son triomphe allait être de courte durée, car à quelques mètres de là, il tomba dans une toile d'araignée bien cachée dans les feuillages. Celle-ci, voyant sa proie, s'écria avec mépris:
- Bah! Je croyais avoir capturé un animal plus important.
Et sans perdre un instant, elle le mangea. Vous voyez, petits amis, notre orgueil ne vaut pas grand chose. Alors, ne soyez jamais trop sûrs de vous.
17- Le Pingouin Glouton

Il était une fois, sur une île, un pingouin qui ne pensait qu'à manger. Il passait son temps à pêcher et à déguster ses proies. Il ne prêtait aucune attention aux autres pingouins qui, eux, passaient une bonne partie de la journée à jouer et à faire des excursions dans l'île; ces choses-là ne l'intéressaient pas et il préférait consacrer son temps et son énergie à satisfaire son immense appétit.
Ses parents le grondaient souvent:
- Voyons - disait sa mère - Pourquoi ne t'en vas-tu pas de temps en temps avec tes amis ?

- Non, Maman, je suis trop occupé à pêcher - répondait-il.
- Mon fils, dans la vie, il y a un temps pour chaque chose - lui répondait-elle surprise.
- Ne t'inquiète pas, Maman, je sais ce que je fais - répliquait le pingouin.
Comme il était impossible de le raisonner, ses parents ne s'en préoccupèrent plus.
Par une après-midi de printemps, notre pingouin rencontra un groupe d'amis qui faisaient des acrobaties. Quels magnifiques sauts! Comme ils étaient agiles!
En fait, tous étaient extrêmement adroits et notre pingouin, admirant la beauté de leurs exercices, décida de participer à leurs jeux, oubliant qu'il était trop gros. Comme ils se moquèrent de lui!
Le pauvre pingouin, ridiculisé et méprisé de tous, s'éloigna vers le coin le plus retiré de l'île et resta là-bas plusieurs jours sans manger. Quand il rentra chez lui, il avait retrouvé son poids normal et cela lui avait servi de leçon. Jamais plus il ne mangea avec excès, car il voulait être un pingouin comme les autres.