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Assemblée générale
19 et 20èmes séances - après-midi et soir
LA QUESTION DE LA DEFINITION DU TERRORISME ET SON LIEN AVEC LA CRIMINALITE ORGANISEE AU CENTRE DES DEBATS A L’ASSEMBLEE GENERALE
Le représentant de l'Afghanistan dénonce la responsabilité
du Pakistan dans les activités terroristes menées dans son pays
L’adoption d’un cadre juridique proposant une définition universelle du terrorisme, la lutte contre la criminalité transnationale organisée, le respect du droit des peuples à l’autodétermination et la politique du Pakistan à l’égard de l’Afghanistan ont animé les débats qui se sont tenus lors des deux séances de l’Assemblée générale consacrées, cet après-midi et ce soir, aux mesures visant à éliminer le terrorisme international.
Le représentant permanent de l'Afghanistan a dénoncé cet après-midi les visées expansionnistes du Pakistan ainsi que sa responsabilité dans ce qu’il a appelé la "talibanisation" de son pays lors du débat que tenait l'Assemblée générale sur les mesures visant à éliminer le terrorisme international. Il a précisé que le récent «volte-face» du régime militaire du Pakistan ne saurait l’exonérer de sa responsabilité pour avoir créé, organisé, encouragé et facilité les activités terroristes menées à partir de l’Afghanistan. Envisageant l’avenir de son pays, l’Ambassadeur de l’Afghanistan a expliqué qu’il n’y a pas de majorité ethnique absolue en Afghanistan et que les nombreuses minorités —Hazaras, Ouzbeks, Turkmènes et Baluch— cohabitent avec les Pachtounes et les Tadjiks, ces deux dernières ethnies constituant moins d’un tiers de la population afghane. Ainsi, comme le recommandent les résolutions des Nations Unies, seul un régime prenant en compte ce facteur pourra être viable.
Avec l'intervention de pays d'Asie centrale, le lien entre le terrorisme et la criminalité organisée a été mis en évidence. Le représentant du Kirghizistan a annoncé que son pays ouvrirait son espace aérien pour toute opération qui pourrait être menée en Afghanistan. Il a d’autre part expliqué qu’il existe un lien étroit entre le terrorisme, l'extrémisme religieux et le trafic des drogues. De l’avis du représentant de l’Azerbaïdjan également les réseaux terroristes fonctionnent grâce à l’argent du trafic des stupéfiants et des armes, la traite d'êtres humains et le blanchiment d'argent.
Divers Etats arabes, notamment les Émirats arabes unis, le Koweït et l’Iraq, ont insisté sur la différence qui existe entre le terrorisme—fléau et la lutte légitime des peuples pour l’autodétermination. Certains se sont notamment inquiétés du sort des Palestiniens et les Émirats arabes unis ont affirmé que la répression contre les Palestiniens se serait accentuée depuis les attentats qui ont frappé les Etats-Unis le 11 septembre dernier. Pour éviter tout amalgame dangereux, ils ont exhorté la communauté internationale à adopter rapidement une définition universelle du terrorisme et insisté sur le fait que la lutte contre le fléau requiert une action conjointe obéissant à une stratégie commune. Ils ont indiqué que le pays avait rompu les relations diplomatiques avec les Taliban et pris des mesures visant à geler les comptes de certains organismes soupçonnés d’entretenir des liens avec les réseaux du terrorisme.
Pour sa part, le représentant d’Israël a déploré que certains Etats aient tenté de justifier l’injustifiable, et de faire la distinction entre un type de terreur et un autre. Le meurtre de civils innocents sous couvert d’objectifs politiques ou religieux relève du terrorisme, quel que soit le nom qu’on cherche à lui donner. Il a souligné la nécessité de s'attaquer à certains Etats du Moyen-Orient qui, en fournissant un asile, des armes, des camps d’entraînement et des fonds aux terroristes, sont devenus en fait des collaborateurs du terrorisme.
Les représentants des pays suivants ont pris la parole: Zambie, Viet Nam, Niger, Koweït, Maldives, Libéria, Hongrie, Emirats arabes unis, Iraq, Kirghizistan, El Salvador, Israël, Belize, Kenya, Guyane, République de Moldova, Népal, Honduras, Burundi, Ouganda, Ouzbékistan, Azerbaïdjan, Tadjikistan, Luxembourg, République populaire démocratique lao, Dominique (au nom de la CARICOM), Myanmar, Mali, Malawi, Arménie, Samoa, Brunei Darussalam, Albanie et Afghanistan.
L'Assemblée générale poursuivra son débat vendredi le 5 octobre, à 10 heures.
MESURES VISANT A ELIMINER LE TERRORISME INTERNATIONAL
Déclarations
M. MWELWA C. MUSAMBACHIME (Zambie) a rappelé la déclaration de son Président, M. Frederick Chiluba, faite au nom de l'Organisation de l'unité africaine, affirmant qu'il n'y a pas de place aujourd'hui dans le monde civilisé pour les actes de terrorisme et que ceux-ci doivent par conséquent être condamnés fermement par l'ensemble de la communauté internationale. Le représentant zambien a fait part de l'admiration que lui a inspiré le peuple américain face à ces actes de barbarie. Ils n'ont pas été intimidés. Ils sont au contraire devenus davantage unis et déterminés à se remettre de cette tragédie, a-t-il déclaré. Selon M. Musambachime, le lourd bilan des victimes et le niveau de destruction matérielle ont mis en lumière l'urgence pour la communauté internationale de répondre à ce problème qui menace la paix et la sécurité internationales. Rappelant d'autres tragédies, comme les attentats terroristes contre les ambassades des Etats-Unis à Nairobi et Dar es-Salaam, et celle visant le navire militaire américain Cole, au Yémen, il a souligné la diversité de ces attaques survenant dans différents pays du monde et qui démontrent que le terrorisme doit devenir une préoccupation pour tous les pays.
Le Gouvernement zambien souscrit en faveur de l'adoption et de la mise en œuvre rapides de conventions contre le terrorisme, signalant aussi la nécessité de bien coordonner les différentes initiatives afin d'établir une formidable force antiterroriste. Il a réitéré le soutien entier de son pays aux récentes résolutions de l'Assemblée générale et du Conseil de sécurité, notamment la résolution 1373 de ce dernier. Il s'agit d'une guerre que la communauté internationale n'a pas les moyens de perdre, a-t-il ajouté. Il a conclu en rappelant l'engagement de la Zambie à coopérer, tant sur les plans régional qu'international, pour empêcher ou punir tous les actes terroristes.
M. NGUYEN THANH CHAU (Viet Nam) a déclaré qu’il était nécessaire de traduire en justice les planificateurs, les organisateurs et les exécutants de ces actes terroristes, mais que cela devait être fait sans esprit de vengeance, pour ne pas mettre en danger la vie d’innocents. Maintenant que le terrorisme a pris des proportions planétaires, il faut que le contre-terrorisme le soit aussi. Par conséquent, il est indispensable d’adopter une stratégie globale et les Nations Unies devraient pouvoir jouer un rôle majeur dans ce processus. Il est impératif de combattre toutes les formes de terrorisme, a précisé le représentant, qu’il s’agisse de l’enlèvement de citoyens étrangers, de bombardements d’ambassades étrangères ou de détournement d’avions. Ayant été lui-même victime d’actes de terrorisme en 1978, 1999 et 2000, le Viet Nam est conscient de l’importance d’une coopération internationale pour la prévention de tels crimes et pour le châtiment des coupables. Il est de la responsabilité de chaque nation de refuser d’abriter ou de soutenir toute forme de terrorisme. Il vaut mieux agir que réagir, a conclu le représentant. Il faut faire quelque chose, rapidement, dans le cadre des Nations Unies et des lois internationales.
M. OUSMANE MOUTARI (Niger) a affirmé que son pays s’engageait à s’impliquer dans toutes les initiatives conçues aux niveaux sous-régional et international en particulier celles initiées par l’Union africaine, l’Organisation de la conférence islamique ou l’ONU pour apporter des solutions durables à la menace que constitue le terrorisme. Il a ajouté que le Niger offre, dans la mesure de ses moyens, sa collaboration aux Etats-Unis en matière d’échange d’information et de renseignements. Il a ensuite invité la communauté internationale à faire preuve de prudence et de discernement afin d’éviter tout amalgame entre terrorisme et Islam. Il a ensuite donné la liste des conventions que son pays a ratifiées ou qu’il s’apprêtait à ratifier, et a expliqué que son pays avait conclu en 2001 avec la Commission préparatoire de l’organisation d’interdiction des armes nucléaires, un protocole relatif à l’installation au Niger de deux stations de surveillance internationale.
Il a ensuite salué les initiatives de l’Inde et de la Fédération de Russie ayant trait, respectivement, à l’élaboration d’une convention générale sur le terrorisme international et pour la répression des actes de terrorisme nucléaire et a souhaité que l’élaboration de ces deux documents s’achève rapidement. En conclusion, il a rappelé que l’Organisation de la Conférence islamique a vigoureusement condamné les actes terroristes comme étant contraires à l’Islam, à ses propres résolutions et au code de conduite pour combattre le terrorisme élaboré sous son égide. Par ailleurs, dans la mesure où le terrorisme tire sa source du fanatisme aveugle qui trouve son lit dans l’ignorance et la pauvreté, aucune stratégie d’éradication du terrorisme ne saurait se réduire à des interventions ponctuelles ou unilatérales. Il est évident que l’état de pauvreté extrême, l’injustice et les frustrations ne peuvent que déboucher sur des extrémismes qui sont une menace sérieuse contre l’humanité tout entière. Il a attiré l’attention sur le fait que la proposition du Mouvement des pays non alignés de tenir une Conférence internationale de haut niveau pourrait offrir l’occasion d’élaborer un programme de coopération internationale, comprenant une assistance financière aux États les moins nantis pour leur permettre de contribuer à la lutte internationale contre le terrorisme.
M. MOHAMMAD A. ABULHASAN (Koweït) a indiqué que le terrorisme est le produit d'un mode de pensée extrémiste qui va au-delà des frontières culturelles et religieuses ainsi que des principes de la communauté internationale. Le terrorisme vise à imposer la loi de la jungle et à mettre un terme à l'exercice du libre arbitre. Nous réitérons la condamnation du Koweït à l'égard des attentats terroristes commis le 11 septembre dernier. Les Koweïtiens appuient pleinement tous les efforts consentis par les Nations Unies et s'engagent à coopérer pleinement avec la communauté internationale dans la lutte contre ces actes qui constituent un crime contre l'humanité. Le terrorisme international fait peser un danger sur toutes les populations. Aucun peuple ne peut se dire à l'abri de ce fléau. Ce phénomène n'est pas nouveau. Ce qui est nouveau c’est le nombre et l'ampleur de ces attentats.
La lutte contre le terrorisme revient à toutes les nations du monde. Nous appuyons la convocation d'une conférence des Nations Unies qui donnerait une définition claire du terrorisme et permettrait d'articuler la réponse de la communauté internationale au terrorisme sous toutes ses formes. Cette conférence doit également permettre d'en identifier les causes. Le représentant a précisé par ailleurs qu'il ne fallait pas confondre la lutte légitime des peuples contre
l'occupation étrangère et les actes de terrorisme. La campagne médiatique qui vise à établir un lien entre la lutte des peuples opprimés et le terrorisme et qui fait la promotion d'un antagonisme entre le monde occidental et l'Islam est préoccupante. L'Islam interdit l'assassinat de civils innocents. L'Islam est une religion de paix, d'amour et de fraternité.
M. HUSSAIN SHIHAB (Maldives) a indiqué que le renforcement des cadres légaux aux niveaux national, régional et international est essentiel pour lutter efficacement contre le terrorisme. Les Maldives se montre d’ailleurs encouragée par le travail effectué par le Groupe de travail sur le terrorisme, qui cherche à mettre au point une convention approfondie sur le terrorisme international. Le représentant a aussi indiqué que son pays serait heureux de voir aboutir la convention envisagée sur la répression des actes de terrorisme nucléaire, qui devrait élargir et renforcer le régime juridique international. Les Maldives soutient par ailleurs la réunion de la conférence de haut-niveau, sous les auspices de l’ONU, visant à formuler une réponse organisée et commune de la communauté internationale.
Depuis cette date, la délégation a régulièrement mentionné à l’Assemblée générale la nécessité d’une coopération internationale pour combattre et éliminer le terrorisme. Les Maldives a par ailleurs renforcé son système légal pour lutter contre le terrorisme, et grâce à la loi antiterroriste de 1990 le pays est en complète conformité avec les résolutions 1333 et 1373 du Conseil de Sécurité. Nos lois, a indiqué le représentant, nous assurent qu’aucun terroriste ne peut trouver refuge dans notre pays, les terroristes ne peuvent y pénétrer et encore moins y mettre au point des activités. Notre pays, a-t-il précisé, a adhéré à la Convention internationale pour la suppression des attentats terroristes ainsi qu’à sept autres conventions internationales sur le terrorisme. Nous sommes en train de compléter, a-t-il indiqué, le processus menant à la signature de la Convention internationale pour la suppression du financement du terrorisme. Le représentant a par ailleurs souligné que le terrorisme est lié à un vaste réseau du crime organisé. Il est donc important de cibler aussi tous ceux qui aident les terroristes et qui bénéficient de leurs activités. Ceux qui pratiquent la contrebande d’armes et qui blanchissent des fonds provenant de transactions illicites liées à la drogue travaillent main dans la main avec les terroristes. Nous estimons, a par ailleurs précisé le représentant, que la communauté internationale devrait penser sérieusement à ratifier la Convention Internationale contre le recrutement, l’utilisation, le financement et l’entraînement des mercenaires.
M. LAMI KAWAH (Libéria) a noté que jamais les Nations Unies, ni l'ensemble du monde, ne se sont autant concentrés sur la question du terrorisme qu'au cours des trois dernières semaines, à cause du niveau inédit de perversité et de traîtrise atteint par les récentes attaques terroristes contre les Etats-Unis. Il a qualifié le Libéria de petit pays ayant de gros problèmes, déchiré par une longue guerre civile et dans lequel de petits groupes de rebelles armés continuent de défier la stabilité et les progrès de son système démocratique. Il a révélé que son Gouvernement lui a demandé de signer la Convention des Nations Unies pour la répression du financement du terrorisme et la Convention internationale pour la répression des attentats terroristes à l'explosif. M. Kawah a rappelé que les chefs d'Etat et de gouvernement membres de l'Organisation de l'Unité africaine ont adopté en juillet 1999 une convention pour prévenir et lutter contre le terrorisme, dans laquelle on précisait qu'aucun motif, qu'il soit politique,
philosophique, idéologique, racial, ethnique ou autre, ne pouvait justifier des actes terroristes. Il a ajouté que son pays soutient l'appel du Mouvement des non alignés en faveur de la tenue d'une conférence internationale de haut niveau sur le terrorisme international qui serait tenue sous les auspices des Nations Unies. Selon lui, cette conférence devrait avoir pour objectifs de condamner universellement tous les actes de terrorisme, de créer un centre international de coopération contre le terrorisme, et de trouver les causes du désespoir et de la pauvreté afin de pouvoir agir sur elles. Elle pourrait contribuer également à mettre le développement économique à la portée de tous, et à assurer le respect de toutes les conventions internationales antiterroristes.
M. ANDRE ERDOS (Hongrie) a déclaré que les actes terroristes s’attaquent aux fondements mêmes de notre civilisation. La Hongrie soutient pleinement la déclaration faite par l’Union européenne au cours de ce débat : la lutte contre le terrorisme doit devenir un objectif prioritaire pour la communauté internationale. A cet effet, a-t-il ajouté, nous devons faire preuve d’une détermination sans faille, et surtout former une coalition efficace. Cette large coalition se dessine alors même que nous parlons, à l’intérieur du cadre des Nations Unies, a précisé le représentant.
Ce qui s’est passé à New York était un signal d’avertissement, peut-être le dernier, pour nous tous, aux niveaux national, régional et international, a déclaré le représentant. Aujourd’hui, dans ce combat planétaire contre les terroristes, la question n’est plus de choisir son camp mais de trouver les moyens les plus efficaces de les combattre. Evoquant la stratégie de lutte contre le terrorisme discutée au sein des Nations Unies, M. Erdös a indiqué qu’il faudrait achever les travaux sur les deux projets de convention internationale sur le terrorisme en cours. A cet effet, la Hongrie attend qu’une discussion constructive s’engage sur le texte de la convention pour la répression des actes de terrorisme nucléaire, et estime qu’il est temps de finaliser le projet de convention globale sur le terrorisme international. Les autres institutions des Nations Unies, notamment l’Office des Nations Unies pour le contrôle des drogues et la prévention du crime, les organisations internationales comme Interpol, et bien d’autres, doivent aussi revoir leurs stratégies de manière à atteindre un maximum d’efficacité. Enfin, a souligné M. Erdös, il faut harmoniser les législations nationales. Le représentant a estimé que la stratégie pour combattre la menace terroriste contenait plusieurs éléments interdisciplinaires. Le combat contre le terrorisme doit être un thème prépondérant dans tous les domaines. Chaque pays doit se rendre compte que cette lutte universelle est aussi une réponse à ses préoccupations et à ses priorités nationales.
M. ABDULLAH KHAMEES AL-SHAMSI (Émirats arabes unis) s’est associé à la déclaration faite par la Libye au nom du Groupe des États arabes et a vivement condamné les attaques terroristes perpétrées contre la ville hôte des Nations Unies. Il a rappelé que son pays s’est engagé à coopérer pleinement à la lutte contre le terrorisme, à poursuivre les coupables et à tarir leurs réseaux financiers. Il a également rappelé que son pays avait rompu les relations diplomatiques avec les Taliban parce qu´ils avaient refusé de livrer Oussama Ben Laden. De surcroît, les Émirats arabes unis ont pris des mesures visant à geler les comptes de certaines organisations liées au terrorisme. Ces mesures, prises librement, répondent à notre conviction intime selon laquelle il faut lutter contre ce fléau qui cause des pertes en vies humaines, provoque des dommages importants et porte atteinte à la stabilité des États.
La lutte contre le terrorisme demande une lutte conjointe obéissant à une stratégie commune élaborée sur la base de la transparence et obéissant à la nécessité de protéger les intérêts communs, a-t-il poursuivi. Il a demandé à la communauté internationale de ne pas confondre le terrorisme et la lutte pour l’autodétermination. Dans ce contexte, il a expliqué qu´il fallait respecter les droits de ceux qui se voient privés de leur droits fondamentaux, y compris leur droit fondamental à l’autodétermination. Evoquant la situation des Palestiniens il a indiqué que depuis les attentats perpétrés contre les Etats-Unis, ils souffrent, davantage que dans le passé et font l’objet d´expulsions répétées et d´actions destinées à mettre fin à leur lutte pour la libération nationale. Dans un contexte plus large, le représentant s’est déclaré préoccupé par les campagnes visant les Arabes et les Musulmans et portant préjudice à leurs biens et à leurs institutions. Il a exhorté la communauté internationale à mettre fin à cette campagne qui ne peut que favoriser l’instabilité et faire du tort à la communauté internationale tout entière. En dernier lieu, il a appelé les États à répondre favorablement à la proposition des Pays non alignés d’organiser, sous l’égide des Nations Unies, une Conférence internationale destinée à élaborer une stratégie commune de lutte contre ce fléau.

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