M. MOHAMMED ALDOURI (Iraq) s'est associé à la déclaration faite par le représentant de la Libye, au nom du Groupe des Etats arabes. Il a regretté que les nombreuses mesures prises par les Nations Unies et les autres organisations internationales n'aient pas mené à une définition du terrorisme. Il a également dénoncé les lacunes enregistrées dans l'examen des causes de ce phénomène. Rappelant que son pays souffre d'actes de terrorisme, y compris le terrorisme d'Etat, la délégation iraquienne se dit entièrement consciente des conséquences de tels actes qui causent des souffrances et la mort d'innocents. C'est ce sentiment qui nous anime à l’égard des victimes civiles des explosions qui se sont produites aux Etats-Unis. Nous ne nous réjouissons pas de ce qui s'est produit, contrairement à ce qui a été avancé par certains cercles, a déclaré M. Aldouri.
Le représentant a indiqué que les attaques terroristes menées par les Etats-Unis et le Royaume-Uni en Iraq ont causé depuis 1991 des milliers de morts parmi la population civile. Les Etats-Unis sont même allés plus loin en adoptant la Loi sur la libération de l'Iraq qui contient des dispositions claires visant le financement, l'organisation et le soutien à des actes de terrorisme. Les Etats-Unis, sous couvert de cette loi, entraînent des mercenaires dans les bases militaires américaines pour qu'ils mènent des actions de sabotage, des assassinats et des actes de terrorisme en Iraq. De plus, les actes dont sont responsables les autorités israéliennes en Palestine et dans les territoires arabes occupés avec le soutien, le financement et la protection internationale correspondent à des actes de terrorisme organisé. Ce qui se produit en Palestine se produit également dans de nombreux pays en développement, a fait observer M. Aldouri.
Dans deux lettres adressées au Secrétaire général en date du 15 et du 18 septembre, le Président Saddam Hussein encourageait les Etats-Unis à agir avec responsabilité, sagesse, logique et patience afin de procéder à une évaluation générale de sa politique nationale et étrangère. Il est nécessaire que les hommes politiques américains évaluent la manière dont le système politique et économique de leur pays perpétue une forme d'oppression et d'agression vis-à-vis de citoyens américains appartenant à une minorité ethnique ou religieuse et des millions d'Américains qui vivent au-dessous du seuil de pauvreté.
La lutte contre le terrorisme exige tout d’abord un accord sur une définition claire du terrorisme, a souligné M. Aldouri, rappelant que les Etats arabes avaient présenté dès 1972 à l’ONU des initiatives en matière de lutte contre le terrorisme, qui avaient ensuite été approuvées par les sommets du Mouvement des pays non alignés et de l’Organisation de la Conférence islamique et autres institutions régionales. La question du terrorisme est multidimensionnelle et requiert un effort concerté de la part de la communauté internationale pour y faire face, conformément au droit international et la Charte des Nations Unies.
M. KAMIL M. BAIALINOV (Kirghizistan) a exprimé ses condoléances au peuple et au Gouvernement des Etats-Unis à la suite des attentats terroristes du 11 septembre dernier qu'il a fermement condamnés. Il a réaffirmé la volonté de son pays d'ouvrir son espace aérien pour que des opérations soient menées en Afghanistan. Le représentant a attribué la principale source de conflit dans la région à l'Afghanistan, à l'extrémisme religieux des Taliban ainsi qu'au trafic de drogues. Il a salué la résolution 1373 adoptée vendredi dernier par le Conseil de sécurité. Il est indispensable d'élaborer un front antiterroriste uni qui doit couvrir tous les continents et toutes les régions et sous-régions. Le Kirghizistan a ouvert un centre de lutte contre le terrorisme dans le cadre de l'Organisation de Shanghai pour la coopération, a-t-il précisé.
Le terrorisme et l'extrémisme religieux, qui agissent en étroite corrélation avec le trafic des drogues, vont à l'encontre du monde civilisé, a estimé le représentant. Malheureusement, l'Asie centrale en est une des plus grandes victimes. Le terrorisme international revêt la forme d'une organisation militaire, s'appuyant sur l'extrémisme religieux et l'éclatement des conflits ethniques. Pourtant, le véritable Islam est porteur de vérités éternelles et de profondes valeurs morales. Une autre particularité en Asie centrale est que nos adversaires disposent d'alliés importants, à savoir la pauvreté et le chômage. Il est donc essentiel que la communauté internationale mette un terme à ces problèmes.
M. JOSE ROBERTO ANDINO SALAZAR (El Salvador) a indiqué qu’il s’associait à la déclaration faite par le ***** au nom du Groupe de Rio et qu’il estimait que l’Assemblée générale se devait d’adopter des mesures concrètes à l’issue de ce débat, pour compléter le cadre juridique existant. Après avoir rappelé la Déclaration des États d’Amérique centrale contre le terrorisme, il a indiqué que son pays était fermement décidé à collaborer et à appuyer l’adoption et l’application de mesures visant, en accord avec le droit international, à sanctionner les responsables d’actes terroristes; il a cité notamment les résolutions 1368 (2001) et 1373 (2001). M. Salazar a également offert sa collaboration à la mise en œuvre de toutes mesures qui pourraient être recommandées au niveau régional, mais il a demandé de ne pas faire souffrir les populations qui ne sont pas directement impliquées avec les attentats. Quelle que soit la cause invoquée, le représentant a estimé que les actes terroristes méritaient une condamnation sans équivoque dans la mesure où leurs victimes sont principalement des civils innocents et que la destruction des biens et des infrastructures portent atteinte au progrès et au bien-être des populations. Rappelant que son pays avait souffert du terrorisme lors du conflit interne des années 1980, il a regretté qu’il ait fallu des attaques aussi inhumaines que celles commises contre les Etats-Unis pour forger une coalition mondiale contre ce fléau qui a maintenant démontré la fragilité de tous les États. Il importe donc d’engager une lutte ferme, concertée et définitive contre cet ennemi commun.
En dépit des difficultés inhérentes au combat à mener, il est important d’agir et d’élaborer une convention pour la répression du terrorisme nucléaire et une convention générale pour l’élimination du terrorisme international, a ajouté M. Salazar. Compte tenu du fait qu’il faudra adopter un instrument universel contraignant pour lutter contre le terrorisme, la proposition de l’Inde constitue une excellente base de travail permettant d’accélérer le processus d’adoption d’une telle convention. Il s’est également déclaré favorable à la possibilité de réunir, sous l’égide des Nations Unies, une conférence de haut niveau en vue de rassembler des propositions communes et de mettre au point des mécanismes complémentaires qui permettront à la communauté internationale de lutter efficacement contre le terrorisme. M. Salazar a annoncé la tenue prochaine d’une réunion de la Commission de sécurité de l’Amérique centrale qui réunira les responsables des forces de police et des forces armées pour envisager les mesures pertinentes pouvant être adoptées au niveau régional pour lutter contre le terrorisme.
M. YEHUDA LANCRY (Israël) a déclaré que les attaques du 11 septembre avaient démontré, d’une façon dramatique, les effets dévastateurs que le terrorisme peut causer s'il n’est pas contré partout où il se développe. Elles ont aussi prouvé que le terrorisme n’était pas confiné à des zones de conflit reculées et qu’il posait une menace mondiale de premier ordre. Même si le combat contre la terreur est difficile, a insisté le représentant, le terrorisme peut être combattu grâce à la détermination sans faille et sans compromis de la communauté internationale. Israël est encouragé par les mesures étendues adoptées par le Conseil de sécurité dans sa résolution 1373; il reste désormais aux Etats non seulement à adopter et appliquer les mécanismes légaux internationaux contre le terrorisme, mais surtout, à mobiliser une volonté politique durable d’éradiquer le terrorisme complètement et sans compromis. Le représentant a suggéré de lancer une vaste campagne qui fasse appel aux religieux, aux éducateurs et à la société civile pour mettre fin à la violence et faire entendre des voix de tolérance. Ce sont les sociétés elles-mêmes qui doivent dire aux terroristes qu’ils ne sauraient être tolérés, a-t-il déclaré.
Le représentant a déploré que certains Etats aient tenté de justifier l’injustifiable, et de faire la distinction entre un type de terreur et un autre. Ces discours jettent les bases de futurs attentats, a-t-il souligné, en rappelant que ces discours n’étaient pas nouveaux. Il a appelé les Nations Unies à réaffirmer que le meurtre prémédité d’innocents était injustifiable. Que cela soit clair: le meurtre de civils innocents sous couvert d’objectifs politiques ou religieux relève du terrorisme, quel que soit le nom qu’on cherche à lui donner. Le représentant a déclaré que l’établissement d’une distinction entre deux types de terreurs était une insulte impardonnable à la mémoire de ceux qui ont péri. Il a rappelé que tous les terroristes pensent que la fin justifie les moyens, et expriment cela en terme de «droits». Mais le terrorisme est défini par des actions, pas par les raisons pour lesquelles on les mène, a poursuivi le représentant.
Le représentant s’est réjoui que la communauté internationale manifeste une volonté de lutter contre le terrorisme, mais il a indiqué qu’il était nécessaire d’identifier clairement l’ennemi. Il a jugé qu’il fallait aller plus loin que la recherche et la sanction des auteurs. Les terroristes font partie d’un réseau complexe, a rappelé le représentant, et le terrorisme a un caractère organique, qui fait qu’on ne peut s’attaquer à une branche en montrant de la compréhension pour une autre. Il a aussi souligné la nécessité de s’attaquer aux organismes,
et surtout aux Etats, sans le soutien desquels le terrorisme ne peut survivre. Il a en particulier fait allusion à des régimes du Moyen-Orient, qui ont offert un asile, des armes, des terrains d’entraînement, et des fonds aux terroristes. Selon le représentant, ces Etats ne sont pas moins responsables que les terroristes eux-mêmes. Il a aussi estimé que dans le combat contre le terrorisme il ne pouvait y avoir de neutralité, et que les Etats qui ne se conformaient pas aux obligations légales pour supprimer le terrorisme étaient des collaborateurs.
Le représentant a rappelé que les citoyens israéliens avaient été les cibles d’innombrables attaques terroristes, et que son pays connaissait trop bien les tentatives de justification des terroristes. Le mal, pour triompher, demande seulement qu’on ne fasse rien, a insisté le représentant. Le représentant a conclu en rappelant les fondements communs des trois grandes religions que sont l’Islam, le Christianisme et le Judaïsme. Nos religions partagent les mêmes valeurs et obéissent aux mêmes engagements fondamentaux, aux mêmes idéaux de justice, d’amour et de promesse d’un avenir meilleur, a déclaré le représentant. Aujourd’hui plus que jamais notre patrimoine religieux commun doit inspirer nos actes pour l’amélioration de notre destin commun.
M. STUART W. LESLIE (Belize), après avoir réitéré les témoignages de sympathie de son pays à l'égard du peuple et du Gouvernement des Etats-Unis d'Amérique, a déclaré que les attentats terroristes du 11 septembre, bien que frappant des citoyens de ce pays, constituent en réalité des attaques contre toutes les personnes qui aiment la liberté. M. Leslie a déclaré qu’en tant qu’originaire d'un pays en développement qui lutte contre la pauvreté et les privations, il rejetait catégoriquement la prétention des terroristes selon laquelle ils défendraient les pauvres et les opprimés du monde. La position du Gouvernement du Belize, a-t-il souligné, est qu’il est impossible de réaliser la justice en recourant à une violence aveugle ou à des actions déraisonnables. Le Gouvernement du Belize considère que tout acte terroriste constitue une attaque contre notre engagement déclaré en faveur des principes démocratiques. Il a ajouté qu'il ne devrait rester aucun sanctuaire dans lequel puissent subsister ceux qui attaquent des civils innocents, soutiennent, financent ou encouragent de tels actes criminels contre l'humanité.
M. BOB F JALANG’O (Kenya) a estimé que l'attaque terroriste perpétrée le 11 septembre dernier ne visait pas simplement les Etats-Unis et son peuple mais l'humanité tout entière. Le Kenya condamne une fois encore dans les termes les plus vigoureux ces actes de terrorisme ainsi que toutes ses manifestations. Le terrorisme constitue une menace à la paix et à la sécurité dans le monde et une violation grave de la Charte des Nations Unies et des principes qui régissent les relations internationales. Le représentant a rappelé que son pays avait été une victime directe du terrorisme avec les attentats perpétrés contre l'ambassade des Etats-Unis en 1998 qui ont causé la mort non seulement de citoyens américains mais également de deux cent Kényens. Deux autres ambassades étaient visées simultanément en Afrique de l'Est. A la suite des ces attentats, a précisé le représentant, la communauté des Etats d'Afrique de l'Est a établi une commission conjointe afin de coordonner la lutte contre le terrorisme.
Le représentant a fait part de la préoccupation que lui inspire la montée en puissance du terrorisme. Il a exprimé le soutien de son pays aux mesures prises au niveau international pour lutter contre ce phénomène, notamment par l´adoption des résolutions 1368 et 1373 du Conseil de sécurité. Il a également appelé au renforcement de la coopération internationale et à la conclusion dans les meilleurs délais d'un régime juridique international de lutte contre ce phénomène. Néanmoins, s'est inquiété le représentant, de nombreux pays de petite taille n'ont pas les moyens ni les capacités de répondre efficacement à cette menace. Nous appelons les Nations Unies à chercher de quelle manière l'Organisation pourrait fournir une aide aux Etats pour qu'ils luttent efficacement contre ce phénomène.
M. ODEEN ISHMAEL (Guyana) a rappelé que son pays, doté d’une large population musulmane, membre de l’Organisation de la conférence islamique, est impatient de voir réussir les efforts visant à éradiquer le terrorisme. Il est essentiel cependant de se prémunir contre la bigoterie qui a conduit certains à blâmer les Musulmans et les Arabes pour les évènements du 11 septembre dernier. Le terrorisme, a-t-il souligné, ne connaît ni religion, ni nationalité, ni ethnicité.
Le Guyana soutient les efforts de l’ONU sous toutes leurs formes pour lutter contre le terrorisme. Il y a pléthore de conventions antiterroristes et le Guyana souscrit à un certain nombre d’entre elles. Mais pour se concrétiser, ces efforts exigent que l’on tienne compte des nombreuses injustices qui existent dans le monde. Là où l’injustice est évidente, elle peut devenir une force politique déstabilisante et donner naissance à un sentiment de haine. Il faut s’assurer, a poursuivi le représentant, que les libertés nées de la décolonisation bénéficient à tous, et que le respect des droits de l’homme et de notre humanité commune soient partout présents. Le Guyana accueille favorablement la résolution 1373 du Conseil de sécurité, qui représente, à ses yeux, une avancée certaine sur le chemin de l’éradication du terrorisme et constitue une interprétation innovante de la Charte des Nations Unies.
M. Ion Botnaru (République de Moldova) a indiqué que la réponse immédiate de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité, avec notamment l’adoption unanime de la résolution 1373, illustrent l0ème rôle grandissant des Nations Unies dans la lutte contre le terrorisme. La République de Moldova s’inquiète de ce que les efforts de la communauté internationale pour éradiquer le terrorisme n’arrivent pas à enrayer des actes de ce type un peu partout dans le monde. Il est clair désormais, a souligné le représentant, que le terrorisme est devenu la menace la plus grave et la plus immédiate à la sécurité et à la stabilité de nos sociétés. Aucune société, a-t-il insisté, aussi sophistiquée qu’elle soit, n’est immunisée contre le terrorisme.
La République de Moldova s’associe notamment à tous les aspects des résolutions 1368, 1373 et 56/1 du Conseil de Sécurité et de l’Assemblée générale, qui réaffirment la détermination de la communauté internationale dans son combat contre le terrorisme. La République de Moldova appuie donc tous les efforts multilatéraux qui renforcent le cadre juridique antiterroriste des Nations Unies, y compris la Convention pour la suppression des actes de terrorisme nucléaire et la Convention internationale générale sur le terrorisme international, pour lesquelles elle souhaite une conclusion prochaine. La République de Moldova a indiqué qu’elle comptait sur la Convention internationale générale pour résoudre
des problèmes légaux et politiques complexes, car c’est en développant et en mettant en oeuvre un éventail d’instruments antiterroristes que l’on pourra s’assurer que les terroristes ne bénéficieront d’aucun refuge. Le représentant a rappelé que son pays était partie à six traités et protocoles de l’ONU contre le terrorisme, sur les 12 qui ont été adoptés sous les auspices de l´ONU. Des mesures sont actuellement en cours pour permettre à la République de Moldova d’accéder à d’autres conventions, dont la Convention internationale pour l’élimination des attentats terroristes et la Convention internationale pour l’élimination du financement du terrorisme. Le représentant a indiqué que son pays se préparait à signer ces deux conventions d’ici à la fin de cette année.
M. MURARI RAJ SHARMA (Népal) a déclaré qu’en visant l’Amérique, les terroristes avaient attaqué la communauté humaine dans son ensemble ainsi que les valeurs et principes des Nations Unies. Mais au lieu d’intimider le monde civilisé par leur fanatisme, les terroristes ont renforcé notre détermination à défendre nos valeurs et notre façon de vivre, a déclaré le représentant. La résolution 56/1 de l’Assemblée générale et les résolutions 1368 et 1373 du Conseil de sécurité sont la preuve de cette détermination. Rappelant que son pays connaît depuis six ans des violences dues à une insurrection prétendue maoiste, qui cherche à détruire la démocratie et à établir un régime totalitaire, M. Sharma a insisté sur la difficulté à lutter contre les insurgés qui ont des soutiens variés.
Le Népal condamne fermement le terrorisme et soutient les Etats-Unis dans leur combat, mais la guerre contre le terrorisme devait être plus large, plus profonde et plus forte. Le représentant a indiqué qu’il faudrait isoler les terroristes, les couper de leurs sources de financement et empêcher les différents groupes criminels de coopérer pour lever des fonds, partager des informations et acquérir des armes. Si le combat n’est pas mené jusqu’au bout, a insisté M. Sharma, les graines d’un extrémisme encore plus virulent seront semées pour l’avenir. Il a mis en garde contre la mort de civils, susceptible d’affaiblir la coalition, et s’est prononcé en faveur d’actions précises et « chirurgicales » contre des cibles militaires. Il a aussi souligné que la guerre contre la terreur ne sera pas gagnée tant qu’on n’éradiquera pas la pauvreté, l’ignorance, l’exclusion et les conflits qui désespèrent la jeunesse et offrent un terreau au terrorisme. La victoire tient aussi à la coopération de la communauté internationale, a estimé le représentant, les pays les plus riches devant aider ceux qui n’ont pas les moyens de combattre la menace terroriste. Les Nations Unies peuvent et doivent constituer un élément pivot dans cette coopération mondiale : il faut désormais que les Etats invoquent et mettent en application la douzaine d’instruments dont ils disposent pour mettre fin au terrorisme international, et ils doivent conclure une convention globale contre le terrorisme. Le massacre du 11 septembre dernier a montré que personne n’était à l’abri de la menace terroriste, a conclu le représentant, soulignant la nécessité d’oeuvrer de concert, à la fois pour vaincre le terrorisme et pour l’empêcher de se développer.
M. ANGEL EDMUNDO ORELLANA MERCADO (Honduras) a rappelé que les attaques terroristes du 11 septembre dernier étaient dirigées non seulement contre les Etats-Unis, mais contre le mode de vie moderne, ce qui leur a conféré une dimension mondiale. Toutefois, il faut se souvenir que l’ennemi commun est le terrorisme et adopter des mesures précises et ciblées à son encontre. Il a ensuite énoncé les termes de la Déclaration des Etats d’Amérique centrale qui condamne fermement les actes terroristes sous toutes leurs formes et les
qualifie de crimes contre l’humanité et d’atteinte à la paix et à la sécurité internationales. Il a également affirmé l’appui des Etats d’Amérique centrale aux résolutions 1368 (2001) et 1373 (2001) du Conseil de sécurité demandant aux Etats de prendre des mesures pour lutter contre le terrorisme.
Le représentant a poursuivi en détaillant les mesures adoptées par les Présidents des Etats d’Amérique centrale visant notamment à améliorer les mécanismes d’échange d’information entre eux, avec les Etats-Unis et les autres instances régionales; à renforcer la sécurité aux frontières et dans les aéroports et les ports de la région, ainsi que la surveillance des flux migratoires. Les Etats d’Amérique centrale ont également décidé de coordonner leurs actions pour éviter que leur territoire ne soit utilisé par des groupes terroristes et d’améliorer leur appareil normatif en vue de faciliter la traduction en justice des coupables ou leur extradition. Ils se sont en outre engagés à veiller à l’application complète des instruments
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