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ÊÇÑíÎ ÇáÊÓÌíá: 27 - 4 - 2009
ÇáÓßä: agadir
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äÔÇØ [ samir72 ]
ãÚÏá ÊÞííã ÇáãÓÊæì:
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22-06-2009, 22:27
ÇáãÔÇÑßÉ 8
Aljazeera , et après ?

Nul ne peut nier que le paysage médiatique arabe a été bouleversé par l’arrivée de la chaîne panarabe Al-Jazeera. La création de cette chaîne a marqué incontestablement un tournant dans l’histoire des médias arabes. Jean-Marie Charon, sociologue au CNRS à Paris et spécialiste des médias , considère que « Lorsqu’un média naît, il apporte un nouveau fonctionnement à la profession. Il doit ensuite trouver son mode de fonctionnement propre »Al-Jazeera a aussi transformé le paysage politique arabe. Elle est devenue une donnée considérable dans la prise de décision politique arabe, car elle a « donné une voix au désaveu populaire des politiques répressives menés par les pouvoirs en place, et à la demande démocratique confisquée. Offrant par là même aux jeunes générations, dans une région singulière par la longévité de ses régimes autoritaires, un accès à des espaces de liberté de parole, de réflexion et de contestation populaire »Mais Al-Jazeera n’est pas un phénomène médiatique qui représente une règle médiatique arabe, dans un contexte du processus de la société arabe. Selon David Hirst, « La chaîne Al-Jazeera, du Qatar, diffusée vingt-quatre heures sur vingt-quatre par satellite, constitue une exception », qui a soulevé tant de questions et un formidable débat sur l’information diffusée par la chaîne panarabe et aussi sa liberté de ton et son irrespect à l’égard des pouvoirs. La ligne éditoriale d’Al-Jazeera et son style ne constituent ni une continuité ni une rupture avec les traditions de la presse arabe, qui sont caractérisées par un manque de professionnalisme et de déontologie, car la plupart des grands médias arabes sont contrôlés, directement ou indirectement, par les pouvoirs politiques qui y font régner une implacable censure. Il faut aussi souligner l’absence d’une certaine réglementation du métier. Par contre, dans les sociétés de longue tradition démocratique, comme en Europe , il y a, d’un coté, une structure scientifique et législative qui permet d’exercer le métier et d’un autre coté, le privilège des journalistes d’échapper aux contraintes et aux menaces qui sont le lot de leurs confrères travaillant sous des régimes autoritaires.
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