ãäÊÏíÇÊ ÏÝÇÊÑ ÇáÊÑÈæíÉ ÇáÊÚáíãíÉ ÇáãÛÑÈíÉ - ÚÑÖ ãÔÇÑßÉ æÇÍÏÉ - Roman policier:la femme mystérieuse
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houmidi59
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ÞÏíã 21-08-2014, 20:31 ÇáãÔÇÑßÉ 8   



Intrigue policière : la femme mystérieuse

Episode VIII
:la déposition de la bonne


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Au deuxième étage du commissariat, l’inspecteur Eddahbi était entrain d’interroger Hayat, tandis qu’un adjoint tapait à la machine les réponses de cette dernière :
_ Nom et prénom ?

_ Hayat Benhoud

_ Date de naissance ?

_ 2 février 1985

_ Lieu de naissance ?

_ Meknès

_ Depuis quand êtes-vous au service des Sedrati ?

_ Depuis 2005

_ De quoi consiste votre travail ?

_ Au début, j’accompagnais madame dans ses déplacements lorsqu’elle était enceinte. Après la naissance de Nisrine, je m’occupe de la fille et je fais le ménage.

_ Est-ce que vous habitez chez la famille Sedrati ?

_ Oui, et j’ai une chambre juxtaposée avec celle de Nisrine.

_ Avez-vous des soirées libres pour visiter votre famille ?

_ Non, je n’en ai pas ; d’ailleurs, ma famille habite à Meknès .Une fois tous les deux mois, mon père me rend visite.

_ A propos de madame Sedrati, est-ce qu’elle avait un emploi ?

_ Non, mais elle sortait presque tous les jours.

_ Pouvez-vous nous préciser ou elle
allait ?

_ Au début, quand je l’accompagnais, elle allait à la clinique, puis au coiffeur, ensuite au super marché pour faire des courses. Après, je n’ai aucune idée au sujet de ses déplacements.

_ Est-ce qu’elle recevait des visites ?

_ Oui, quelques fois

_ Est-ce les mêmes personnes ?

_ Non, pas forcément ; mais…

_ Mais, quoi ?

_ Il y avait quelqu’un qui lui rendait visite assez souvent ; je dirai au moins deux fois par semaine.

_ Qui était-ce ?

_ Il était assez grand, chauve et portait des lunettes.

_ Comment s’appelle-t-il ?

_ Je crois qu’un jour elle lui a dit : Hicham

_ En êtes-vous sûr ?

_ Certaine !

_ Et le nom de famille, ça ne serait pas par hasard Elouafi ?

_ Je ne sais pas

Dites-moi : cet homme lui rendait visite en présence de monsieur Sedrati ?

La bonne réfléchit quelques instants :

_ Non, jamais .Il lui rendait souvent visite tout juste quand monsieur allait à la banque.

_ Donc, ils ne se sont jamais croisés.

_ Oui, approuva Hayat

En ce moment là, l’inspecteur Halabi fit son entrée :

_ Bonjour Hayat, l’apostropha –t-il, je vois que vous êtes ponctuelle.

Puis, il s’approcha du rédacteur pour lire la déposition de la servante ; tandis que l’inspecteur Eddahbi poursuivit son interrogatoire :

_ Si je vous montre une photo, pouvez reconnaître si c’est le visiteur de
madame ?

La bonne consentit par un hochement de tête.

Juste un simple regard lui suffit pour crier tout haut :

_ C’est lui, Hicham !

L’inspecteur Halabi accourut vers elle :

_ En êtes-vous sûre ?

_ Comme je vous vois.

_ Merci, Hayat

A présent, nous allons éclaircir certains points : Est-ce que madame allait chez le même coiffeur ?

_ Oui, il est juste à une centaine de mètres de la villa

_ Bien entendu, ajouta Halabi, vous le connaissez !

_ Qui ?

_ Le coiffeur

_ Oui, c’est le cousin de madame

_ Et il s’appelle ?

_ Oualid Hamdi

_ Est-il marié ?

_ Non !

_ Quel âge a –t-il ?

La bonne fit manipuler ses doigts et dit :

_ Quarante huit ans

_ Oh la la ! s’exclama l’inspecteur Aïssam, serait-ce l’amant de madame ?

Hayat regarda son interlocuteur avec admiration et ne manqua pas de révéler qu’il avait tout à fait raison. Et d’ajouter :

_ Ecoutez inspecteur si vous me promettez que cela ne sera pas écrit dans ma déclaration, je vous dirai tout.

_ Ok, c’est parti

Puis à l’inspecteur Eddahbi : dites à votre adjoint de ne rien taper jusqu’à nouvel

Ordre.

On vous écoute, mademoiselle Hayat
.
Cette dernière dit aussitôt : pour être franc avec vous, j’étais sa confidente …enfin pour ce qui concerne cette relation

_ Que vous confiait-elle au juste ?

_ Elle s’échangeait des lettres avec le coiffeur

_ Et bien entendu, vous étiez le facteur

_ Hum

_ Vous avez sûrement lu le contenu de quelques lettres !

La bonne baissa son regard, l’air gêné

_ Peut-être que c’est un vilain défaut de fourrer son nez dans les affaires des autres ; mais il y a des fois, ça peut aider à découvrir la vérité.

Alors, de quoi ils se parlaient ?

_ Il ne cessait de lui dire qu’il l’aimait et qu’il voudrait l’épouser.

_ Lui ? Et elle, que répondait-elle ?

_ Que c’était impossible pour le moment

_ Quoi d’autres a part ce jeu de Roméo et Juliette ?

_ Je ne comprends pas, avoua-t-elle

_ Ne parlaient-ils pas d’héritage par exemple ou d’une escapade tous les deux dans une île déserte

La servante s’écria aussitôt :

_ Vous m’épatez de plus en plus monsieur l’inspecteur ! C’est vrai, ils parlaient un peu de ça

Tenez, j’ai gardé une lettre de Oualid que je m’apprêtais à lui remettre la veille de son assassinat.

_ Pourquoi ne l’avez-vous pas fait ?

Hayat hésita avant de vociférer ces quelques mots :

_ C’était les ordres de madame : je ne devais lui remettre les messages de son amant que si nous serions seule à seule

_ Bien entendu, il y a Nisrine

_ C’est ça avoua-t-elle

_ Vous l’avez lue ?

_ Non, pas encore ; je vous le jure

_ D’accord, conclut l’inspecteur, tout à l’heure, je viendrai vous voir à la villa et vous me la remettez

_ Allez, venez signer votre déposition, l’invita l’inspecteur Eddahbi

Sur ce, la servante quitta les lieux ; tandis que Halabi sonna le brigadier en faction devant la porte :

_ Allo, ici Halabi, une femme va sortir du commissariat d’un moment à l’autre ; faites-la suivre par l’un de nos gars et qu’il veille bien à ne pas la perdre de vue

Puis, il raccrocha.

Quelques minutes après, l’inspecteur Aïssam monta dans sa voiture : direction la morgue.0






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