wMa coupe, à peine achevée, me nargua d’un œil enflammé, me retenant tout charmé ; elle me dit : « de l’ombre de ton âme n’existera plus qu’une ossature infâme. De l’abîme de l’éternelle frustration, ne persiste que l’insolence de l’imagination ; et de l’éternel vide existentiel ne persévèrent que les futilités d’un corps livré aux dérisions du temps »x
Ma coupe se noya de nouveau et me surprit me mirant au dessus d’elle. Elle me dit : « sois beau ou laid ton âme ne se consumera que plus. Ton âme promise au jugement dernier, promise au carnaval de l’éternité ; ton âme se consumera à petit feu car ce n’est qu’une essence ! »x
Volatilise-toi ô essence ! Volatilise-toi !x
Sois témoin de la dérision de l’existence !x
Ma coupe se hochant de mes lèvres continua : « et ton corps ? Ce local condamné à être la demeure des âmes en ruine, il finira emporté par le vent qui dispersera ses vestiges sur la face de la Terre…terre parmi les terres »x
Elle se tut, ma coupe !x
Je me tais !x