استوقفتني
وإعصارالحزن
يمزقني
ذات العيون
الذابلة
تحذق في
وتطوقني
تهز كياني
فتدغدغه ليتهاوى
ثم ترفعني
على حدود الشمس
وتزرعني
تمتد شراعاتي
محلقة فتثور
أمواج عينيها
وتقذفني
تعبت من السفر
شراعاتي
وهواها مازال
يؤرقني
هام الفؤاد
فوق ترانيم
سحرها وتغنى
فهل بعد هذا
تلومني ؟
ليس أحب الى
روحي سوى
الموت في
أعماقها
ولو بعثرتني
سفني
أهفو الى
الضياع فيها
أنشده
يا ويل عشق لا
يضيعني....
فؤاد.م
الرباط :09/05/2009
[/quote]
Me voici de nouveau ,après avoir lu et relu un nombre incalculable de fois ce sublime poème débordant d'amour ou la parfaite symphonie du rythme nous emporte malgré nous...nous planons en ta compagnie dans un monde féerique ou l'amour est passion ...ou l'amour est absolu...
Cher ,très cher Fouad la profondeur de tes sentiments n'a d''égale que l'intense beauté de tes mots.
Merci pour ce voyage sur les cimes des sentiments purs et entiers.Et pour le nouveau Ronsard de la poésie ,un poème que j' affectionne particulièrement...Chantons éternellement l'amour!...Pour rester à jamais ...Rodrigue ...et Chimène...
toute mon affection
Ton amie pour toujours ,Wassan
Les roses de Ronsard
"Donc si vous me croyez, mignonne,
Tandis que votre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez votre jeunesse,
Comme à cette fleur, la vieillesse
Fera ternir votre beauté »
Sauras-tu me chérir encor au dernier jour
Lorsqu’à la nuit tombée lourds seront nos sommeils,
Quand l’hiver s’en viendra sifflant à nos oreilles,
Pour blanchir nos cheveux et rider nos atours ?
Si même la beauté fugace et virtuose
Ne venait plus charmer le bleu de nos regards,
Sauras-tu m’effeuiller comme le fit Ronsard
Lorsque seront fanés nos ans, comme ses roses ?
Me diras-tu encor, aux lueurs des chandelles,
Quand la lune viendra danser dans nos cheveux
Laissant ses pas neigeux parsemés de dentelles,
Des serments, des secrets et de tendres aveux ?
M’aimeras-tu encor au terme de nos jours,
Quand la nuit, à jamais, dérobera nos ombres
En effaçant d’un trait la marelle des jours,
Bâillonnant nos échos dans le froid de la tombe ?
Je te fais le serment de retenir ma peine
Quand l’oiseau sifflera notre chant du départ,
Car tu seras toujours Rodrigue et moi Chimène,
Même si sont fanées les roses de Ronsard.
Cypora