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قديم 17-09-2008, 14:41 المشاركة 1   
افتراضي Sous le signe de la lutte contre la déscolarisation)

Sous le signe de la lutte contre la déscolarisation)
Remettre à flot l’école publique
Après les vacances, on est entré de manière brutale dans le Ramadan et les préparatifs pour la rentrée scolaire avec tout ce que cela entraîne comme coûteuses dépenses pour les ménages. Un contexte plutôt spécial avec un mois de piété toujours très prisé par le Marocain, bon vivant, comme fête de prières, de recueillement, de la bonne chair et de la solidarité mais dont les dépenses pèsent lourdement sur les petites bourses. La concomitance avec la rentrée n’a pas manqué de brouiller les cartes aux meilleurs prévoyants.
D’aucuns recourent à des prêts bancaires pour faire face aux dépenses inévitables. Le surendettement est en vue s’il n’est pas là déjà, endémique.
L’entrée en action de l’opération INDH d’un million de cartables visant les plus démunis est judicieuse car elle a pris en compte le contexte des lourdes dépenses en perspectives de cette rentrée scolaire 2008-2009. Elle s’explique aussi et surtout comme une action d’envergure intervenant dans le cadre du plan d’urgence conçu pour lutter contre le grave phénomène de la déperdition scolaire. Chaque année en effet, ce sont 400 mille élèves qui quittent l’école primaire ou le collège avant 15 ans, sans aucune qualification, pour des raisons diverses dont le manque de moyens des parents très pauvres dans le monde rural, éloignement de l’école etc.
Cette déperdition coûte cher car ces centaines de milliers d’enfants doivent bénéficier d’autres dépenses pour être qualifiés et entrer dans la vie active comme acteurs producteurs de richesse. Un plan d’urgence du Conseil supérieur de l’enseignement est donc conçu et étalé sur plusieurs années, de 2009 à 2012, pour lutter contre la déperdition scolaires avec d’autres mesures comme la lutte contre le sureffectif et l’absentéisme, la formation continue des cadres enseignants et administratifs, l’enclenchement des cours de soutiens ciblés au sein des établissements publics, la création de nouveaux locaux d’enseignement, la maintenance et la rénovation des anciens, l’encouragement de l’enseignement préscolaire public. Il est même prévu dans les régions rurales pauvres la création de sortes d’al********s scolaires, une aide financière aux familles pour les convaincre à maintenir les enfants à l’école. Une barrière contre le travail des enfants.
Il est donc encore possible de sauver l’école publique que d’aucuns déclarent morte.
Des observateurs peuvent rester dubitatifs face à ces mesures car suffit-il de faire que les élèves restent à l’école laquelle risque de n’être qu’une garderie ? C’est-à-dire sans rendement digne de ce nom ? Taux bas de la déperdition scolaire à Casa
Si la déperdition scolaire est très forte dans certaines régions du Royaume, surtout le monde rural à cause de la pauvreté, à Casablanca elle enregistre le taux le plus bas du pays. La métropole bénéficiera de 199 mille cartables pour les élèves de familles pauvres inscrits dans les établissements de quartiers populaires et régions périphériques, des zones rurales comme Bousskoura, Nouacer, Médiouna, Dar Bouazza, Ain Harrouda et la périphérie de Mohammedia. Dans certaines de ces régions, il y a des cantines scolaires où l’on prévoit cette année scolaire 23 milles bénéficiaires pour les écoles primaires du milieu rural, apprend-on de l’Académie de Casablanca.
A Casablanca, la situation est donc « meilleure ». Mais Casablanca est-elle vraiment un modèle à suivre pour autant ? Pour l’être il faudrait qu’elle soit un modèle en tout point de vue, ce qui est loin d’être le cas.
D’abord on commence par le taux d’inscription des nouveaux écoliers et qui reste un baromètre infaillible en terme de généralisation de la scolarité. Les nouveaux inscrits à l’école en première année primaire âgés de 6 ans, nés en 2002, sont cette rentrée, à Casablanca, 62.114 dont 21.780 dans le secteur privé. Soit le tiers, un très bon score, qui a pu se réaliser, on s’en doute bien, en partie grâce au recul depuis des années de l’école publique. Pour la majorité des parents qui inscrivent leurs enfants dans l’école privée, il y a belle lurette que l’école publique est morte. Pas moins de 35% des nouveaux écoliers du secteur privé sont inscrits dans des établissements de Casa-Anfa, délégation toujours leader depuis des années. Il y a ainsi 4100 nouveaux écoliers en première année primaire dans les établissements privés de Casa-Anfa, 3822 à Ain Chok, 3000 à Ain Sebaa, 2950 à Hay Hassani, 2460 à Bernoussi, 780 à Ben M’sik et 1400 à Mohammedia. Du fait du manque de foncier, les nouveaux groupes scolaires privés voient le jour dans d’autres délégations. Ainsi une vingtaine de nouveaux groupes scolaires privés ouvriront cette rentrée leur porte dans les préfectures de Hay Hassani, Nouacer et Bernoussi.
La déscolarisation qui concerne aujourd’hui, selon le ministère de l’Education, 400 mille élèves au Maroc, ne serait pas énorme à Casablanca avec un taux de scolarité, s’il faut en croire l’Académie, frôlant les 100% pour les enfants de 6 ans, un taux de scolarité de 95% pour la tranche d’âge de 6 à 11 ans.
Le taux de scolarité dans la tranche d’âge des 15-17 ans des lycéens atteint lui 83%.
« Depuis trois ans, Casablanca dépasse de loin la moyenne nationale pour le taux de scolarité », déclare M. Hafi, directeur de l’Académie de Casablanca.
Mais pour réussir un bon score en matière de généralisation de l’enseignement, il faut avoir assez de bancs pour répondre à la demande en perpétuelle augmentation. Donc le cas échéant construire, ce qui est inévitable. Par exemple cette rentrée, pour répondre à la demande et résorber le sureffectif des élèves, 8 nouveaux collèges d’enseignement public vont être ouverts à Casablanca rendant disponibles 146 nouvelles salles de classe. Par contre, un seul lycée a pu être construit et ouvrira cette saison. En comptant les extensions dans des lycées existants avec construction de classes, on a un total de 55 salles de lycée en plus par rapport à l’année dernière ce qui est en deçà des besoins réels.
Les délégations concernées par les nouvelles constructions d’établissements ou extension des anciens sont Bernoussi, Médiouna et Ain Chok (Nouacer) Sidi Maarouf. Dysfonctionnements
Le même phénomène de développement effréné de la ville avec dysfonctionnements du fait des infrastructures de base (établissements scolaires) qui ne suivent pas, est en action sur la périphérie de la ville de Casablanca. Ce phénomène de dysfonctionnements qui avait été observé il y a des années est encore observé aujourd’hui curieusement de la même manière. Les promoteurs construisent des milliers d’appartements sans prévoir de lots pour la construction d’établissements scolaires. « On ne comprend pas comment l’Agence urbaine et les préfectures avalisent les énormes projets d’habitat sans penser aux conséquences pour la progéniture des habitants qui sont contraints de s’installer dans ces nouveaux quartiers », se demande un parent d’élèves à Sidi Maarouf.
Mais le problème est autrement plus complexe car il ne s’agit pas seulement d’avoir des locaux. Il faut savoir qu’au manque d’établissements neufs il faut ajouter aussi le manque en ressources humaines. Car même si les établissements sont construits, il faut trouver des enseignants et personnel administratif pour les faire fonctionner. Or on sait que l’un des problèmes essentiels reste les carences criantes en ressources humaines malgré les propos rassurants des responsables locaux qui ne tiennent pas à « dramatiser ». A ce problème d’ailleurs on ne manque pas d’évoquer la question épineuse du sureffectif dans les classes.
L’absentéisme des enseignants est un « fléau » souvent mis à l’index par les associations des parents d’élèves. Les enseignants eux disent qu’il ne faut pas généraliser et examiner plutôt cas par cas. Mais la réalité ce sont surtout les carences structurelles d’effectifs d’enseignants qui sont en cause. En l’absence de l’enseignant officiel, ses élèves sont dispatchés dans le meilleur des cas sur d’autres classes ce qui cause le sureffectif. Dans le pire des cas, comme c’est déjà arrivé dans le passé, les élèves restent sans enseignants pendant des mois sans que la direction de l’établissement en question, pourvue pourtant des meilleures intentions, parvienne à résoudre le problème.
Manque de 460 enseignants du lycée
« Un petit problème au lycée, un petit manque » assure-t-on à l’Académie de Casablanca en parlant des carences en ressources humaines. Selon celle-ci le « redéploiement » des effectifs des enseignants est suffisant pour atténuer les effets des carences en ressources humaines. C’est le cas pour les établissements du primaire assure-t-on. Pourtant l’Académie ne manque pas de reconnaître que le déficit en enseignants dans les lycées est important. Un chiffre des besoins existe bel et bien. En effet, il faudrait actuellement au moins 460 enseignants du lycée pour qu’on puisse vraiment sentir un soulagement et un enseignement plus ou moins normal pour des lycées publics de la capitale économique où la moyenne générale par classe atteint 40 élèves dans certaines délégations. Avec un pic de 50 élèves par classe dans des régions indiquées comme « points noirs ». Le sureffectif est dû aux nouvelles agglomérations de la ville avec d’immenses quartiers neufs où les projets de logements en copropriété naissent comme des champignons sans prévoir d’infrastructures de base. La même histoire se répète depuis des décennies sans engendrer vraiment un réflexe de défense et des lois antidotes pour la cerner, se plaignent des habitants. On a déjà connu l’histoire de Tacharouk, de Nassim, ou encore Azhar à Bernoussi. Cela frappe de plein fouet la notion de qualité d’enseignement. On a vu l’an passé des lycéens de l’unique Lycée de Tacharouk contraints de réintégrer une annexe créée au sein d’une école primaire faute de pouvoir faire d’autres extensions dans le même lycée saturé. Des lycéens en promiscuité avec des écoliers dans une écoles primaire, du jamais vu !
« Il faut une autocritique sincère pour défendre vraiment l’école publique qui va à vau-l’eau », observe un enseignant.
A titre d’exemple, il y a à Sidi Maarouf la construction de 9 mille logements en copropriété dans les résidences Moustaqbal par le groupe Addoha ainsi que d’autres lotissements et résidences par d’autres promoteurs immobiliers mais on ne trouve pas le moindre terrain pour construire des collèges et des lycées, on n’a pu disposer que d’une superficie de 3000 m2 pour un collège en quatre niveaux R+3 ! Pour le primaire on a pu disposer de mille mètres carrés pour construire dix salles de classe pour l’école primaire de la région Ali Ibn Abi Talib. Pour atténuer les carences on vient de procéder à des extensions pour construire dix autres salles dans la même école !
Dans le seul lycée de la région, Othmane Ibn Affane, certains parents parlent de plus 50 élèves par classe en première année secondaire tronc commun. La crainte de voir la moyenne par classe gonfler vient du fait que des parents font venir leurs enfants du lycée Abdallah Ayyachi normalement construit pour résoudre le problème du sureffectif. Les parents préfèrent la proximité surtout quand il s’agit d’élèves filles.
« Les parents ne veulent pas que leurs enfants parcourent de grandes distances pour aller au lycée, ils préfèrent la proximité pour une question des sécurité » déclare un parent d’élèves.
Même phénomène à Hay Hassani où les lotissements récents dans la périphérie, sans parler des quartiers anarchiques de la périphérie, donnent naissance à une migration quotidienne de milliers d’élèves, entre deux mille à trois milles, vers les lycées de Hay Hassani.
Mais la crainte la plus fondée c’est le sureffectif dans le primaire, ce qui a été observé, pour ne parler que du cas déjà cité de l’école Ali Ibn Abi Talib. Crainte plus fondée car le parcours futur de l’élève dépend réellement des années du primaire, là où il reçoit des bases. Les enseignants du lycée se plaignent d’élèves sans base parachutés collège, les enseignants du collège se plaignent des élèves qui viennent du primaire sans que leur niveau corresponde à celui du collège. Par contre, ceux du primaire peuvent rejeter la responsabilité sur le sureffectif ou le fait que l’élève ne soit pas passé par l’enseignement préscolaire. Un véritable ballet de rejet de responsabilité. 5000 enfants en préscolaire public contre 91 mille dans le privé
Concernant justement le plan d’urgence pour lutter contre la déscolarisation, on voit dans le préscolaire une priorité déjà désignée dans la Charte de l’enseignement sachant que les enfants ayant bénéficié d’éducation préscolaire sont plus aptes à s’accrocher pour la poursuite de leur scolarité. L’idée est de poursuivre ce qui a été entamé. En effet, l’enseignement préscolaire public est lancé depuis deux ans à Casablanca avec des écoles primaires qui intègrent en leur sein des classes préscolaires. L’on est arrivé à un effectif de 5000 enfants l’année scolaire 2007-2008. Cette année on prévoit une augmentation de 10% de cet effectif. L’objectif était d’atteindre au bout de trois ans un effectif de dix mille bénéficiaires. Avec ce chiffre dérisoire on est très loin du privé qui, dans ses maternelles, a enregistré l’an passé 91.250 enfants en préscolaire dans les groupes scolaires de Casablanca.
Des difficultés seraient à l’origine de la lente progression du préscolaire public, notamment le manque d’éducatrices et de partenariat avec les associations locales, apprend-on. Comme pour les carences en ressources humaines s’agissant de l’enseignement secondaire. Mais l’on n’est pas loin de penser que le secteur privé trouve bon jeu de profiter de la maladie du secteur public. Mieux encore, le secteur privé a quelque chose du brigand intelligents quand on sait par exemple que plus de 80% des enseignants du secondaire des groupes scolaires privés sont de simples vacataires qui viennent du secteur publics et qui sont apparemment très performants avec un rendement excellent qu’on ne voit pas dans les lycées « parce qu’ils ne fournissent pas le même effort pour les enseignés des établissements publics », disent ceux qui les critiquent. « Parce que les enseignés du public viennent avec des niveaux très bas et sont difficilement récupérables pour une bonne partie d’entre eux », disent des enseignants pour leur défense.
Qui pourrait contredire cette idée de niveau bas quand on voit des élèves qui, après neuf années au moins d’enseignement public, débarquent au lycée sans maîtriser aucune langue,. Autrement dit, il n’y a pas qu’un seul constat qui est la déscolarisation. Autrement aussi, en restant à l’école, on n’est pas pour autant sauvé.
Devant cette situation, souvent on a reproché aux parents d’être la cause car ils ne surveillent pas, ne contrôlent pas leur progéniture à la maison. C’est à peine si on ne demande pas aux parents de faire une autre école à la maison.
« C’est anti-pédagogique et ça peut même perturber l’élève et annuler le travail de l’enseignant », assure un professeur universitaire promoteur d’un groupe scolaire privé qui ajoute que la force de l’école privée c’est que le contrôle, la surveillance et les cours de soutien sont fait à l’école même et non ailleurs.
Les parents sont tiraillés entre l’ambition de fournir un bon enseignement à leurs enfants et le peu de ressources. Faute de mieux, il sont contraints de recourir aux cours de soutien scolaire du soir payants, jusqu’à mille dirhams par mois, un enseignement qui a acquis au fil des années en se généralisant, une sorte de validation de facto comme enseignement incontournable et pourtant juridiquement illégal. Ce qui n’empêche pas des écoles privées d’afficher de grandes pancartes, d’immenses banderoles à chaque entrée pour faire la publicité de leur cours de soutien scolaire. Mais les parents y recourent en multipliant les crédits avec beaucoup de soucis. Car au bout du compte le rêve de beaucoup c’est de réussir le Bac avec mention pour pouvoir accéder aux grandes écoles publiques.
« Un Bac sans mention aujourd’hui c’est comme un échec, ça ne sert à rien car c’est dévalorisé », déclare une enseignante mère de famille.
Sans doute pour contrer cette marée d’enseignement parallèle, la charte de l’enseignement avait prévu aussi le soutien scolaire. Pas moins de 54 mille élèves en auraient bénéficié l’année dernière dans les établissements publics à Casablanca.
Aujourd’hui, de bonnes conclusions ont été tirées par le Conseil supérieur de l’enseignement. Tout le monde est convaincu qu’en matière d’éducation, c’est le meilleur investissement pour l’avenir et donc, il ne faut reculer devant aucune dépense, ne pas lésiner sur les moyens et travailler sur le long terme.
Saïd AFOULOUS

ط§ط¶ط؛ط· ط¹ظ„ظ‰ ط§ظ„طµظˆط±ط© ظ„ط±ط¤ظٹطھظ‡ط§ ط¨ط§ظ„ط­ط¬ظ… ط§ظ„ط·ط¨ظٹط¹ظٹEdité le: samedi 6 septembre 2008.
http://www.lopinion.ma/spip.php?article19277








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قديم 20-09-2008, 10:53 المشاركة 2   

merci pour le trvail que vous faites

ط§ط¶ط؛ط· ط¹ظ„ظ‰ ط§ظ„طµظˆط±ط© ظ„ط±ط¤ظٹطھظ‡ط§ ط¨ط§ظ„ط­ط¬ظ… ط§ظ„ط·ط¨ظٹط¹ظٹ
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