Dans chaque métier cela arrive :
Qu’on se retrouve parfois
Comme une épave à la dérive
Mourrant chaque jours mille et une fois
Sans secours ni bouée de sauvetage
Ni assurance ni garantie d’ aucune loi
A force d’être confronté aux quelques supérieurs
Sans scrupule et sans foie
Qui ne voient en nous que des êtres voués à l’esclavage
Ou une torche essuie tout ou paillasson
Ou chien obéissant ou un vulgaire canasson
Ou des pions qu’ils n’arrêtent pas de déplacer selon leurs guise
Comme sur un damier dans une partie d’échec
Refusant de savoir, que nous ne sommes ni bibelots , ni une simple marchandise
Toute politique nous considérant ainsi ne sera vouée qu’à l’échec !
Cessez les abus de pouvoirs
C’est la cause de nos malheurs et déchoir
Cessez vos oppressions et vos injustices
Cessez de savourer nos malheurs comme un délice
On a l’impression qu’on est dans une mer agitée
noyée elle aussi dans le mirage
jugeant leurs subordonnés
Sur simples diffamations, calomnies et bavardages
Des sbires médisants de leurs entourages
Echoués par simple accident dans les bras de notre maternel métier
la remerciant de coups et ruades en n’arrêtant pas de la téter
Sans que les présumés supérieurs se donnent la peine de vérifier l’exactitude
De ce qu’ils avancent ou prétendent, selon l’usage
Quelle fâcheuse habitude !
De porter atteinte à la renommée de ses confrères
En répandant des blasphémes comme des mégères
Bafouillant ainsi la brillante image
Que l’histoire a su graver d’eux en or page par page
Ce qui a rendu les sbires hors d’eux, en colère écumant de rage
Brisant ainsi la carrière de leurs victimes devenus instables
Comparés à Satan, ils sont donc incomparables
Ils sont affairés à ne rien faire
Que de penser à nuire et à détruire :
Leurs camarades, leurs semblables
Par des crimes atroces impardonnables
Au lieu de penser à construire et à bâtir
Ils n’arrêtent pas de détruire et démolir
Sans le vouloir, ils ont fait de leurs victimes
Pour leurs métiers de vrais martyres
Quand notre édifice sera-t-il donc fini ?
Si l’un bâti et l’autre démoli
Avec l’avenir des pauvres gens ils jonglent
Détruisant ainsi tout ce qui est beau en eux et joli
Suivant la loi de la jungle
Selon la loi du plus fort
Le faible et à leur merci
Où est donc ce soi –disant : réforme ?
Qui devrait rétablir l’équilibre du métier
Et veiller à protéger ses nouvelles normes
De combler d’espoirs les cœurs brisés par ces comportements
Et les encourager au lieu de les humilier et sans raison valable les châtier
Pourquoi se donner tant de soucis ?
Pourquoi harceler les pauvres gens
Sans trêve et sans sursis
Alors qu’ils ont fait preuve :
De leurs patiences et de leurs compétences
Pourquoi s’acharner contre eux ?
Qu’attendez – vous de votre semence ?
Qui arrêtera cette mascarade ?
Qui nuit aux progrès du notre pays
Qui mettra fin à cette fanfaronnade ?
Dieu seule témoin combien j’ai essayé
Je n’ai que mes modestes paroles
Je n’ai que mon lugubre chant
Est ce que cela suffira t- il
Pour dissuader ces démoniaques et méchants
Motivés par leurs seules désirs et penchants ?
Le : 21/02/2005.