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J'ai peur. Mes jours s'en vont sans charme et sans tendresse
Je m'approche, éperdu, bien que robuste et fort,
De la fosse glacée où réside la Mort
Oubliant à jamais l'angoisse qui m'opresse.
J'ai toujours étouffé la voix de ma jeunesse
Pour que, si je pouvais avoir un meilleur sort
Mon bateau chancelant parvienne à quelque port
Où tromper l'âge ingrat qui me guette sans cesse
Que ma jeunesse ait pu supporter l'âpre ennui
Je ne peux, maintenant que la force m'a fui
Que vivre en languissant et traînant les malchances
Mais, je n'ai dévoilé que d'infimes secrets!
A peine ai-je vécu la saison des souffrances
Que j'entre, résigné, dans l'ère des regrets |
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Magnifique poème Mr Aziz-Kaf ! Je suis absolument subjugué par votre technique hors du commun …
Je pense sincèrement et sans vouloir vous flatter que vous n’avez rien à envier, ni à Du Bellay, ni à Ronsard ….
Reprenez votre plume cher poète ! Votre muse n’est certainement pas bien loin ! Elle est tapie quelque part …au fond de vous … !
Et venez donc, s’il vous plait, parer le cahier littéraire de vos joyaux !!!La belle parole y fait cruellement défaut …Vous y feriez des heureux car vous lire reste indéniablement un pur moment de félicité…..
Merci infiniment pour le partage.
Sincères amitiés